DITES DB
§ !•' Leur origine.
LMnstilntion des Relig euses Hospitalières de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem est tussi ancienne que celle des Hospitaliers do même ordre dont nous avons parlé dans les articles précédents ; car duns le mémo temps que l'on bâtit à Jérusalem l'hôpital proche réalise de Sainte- Marie la Latine, V^\ était destiné pour les hommes, et dont tjerard eut la conduite, oo eu bâtit aussi un Autre pour les femmes à côté de la même ^o'^te, et on le dédia en rtiouncur de sainte
Maric-Madi*leine. La bienheureuse Agités, dame romaine, en était supérieure, lorsque la ville de Jérusalem fut pri^^e par les chrétiens sur les infidèles. Tan 1099, et on y observait les mêmes règlements que dans celui des hommes. Les historiens de cet ordre n*ont point marqué ce que devinrent ces religieuses après que la ville de Jérusalem eu été reprise par Saladin, soudao d'Egypti*, l'an 1187. Mais l'année suivante la reine Sanche, fille d'Alphonse, roi de Castille , qui se disait empereur des Espagnes, et femme d'Alphonse II, roi d'Aragon, surnommé h*. Chaste, fonda à Sixèui* un monastère de cot ordre pour de pauvres demoiselles qui y devaient être reçues sans dot. Ce lieu, qui est situé entre Saragossc et Lérida, appartenait à l'ordre de Saiut-Jean de Jérusalem, et dépendait de la châtellenie d'Emposte. Cette princesse l'obtint de dom Garcias de Lisa pour lors châtelain d'Emposte, à qui ellu donna en échange des terres dans le territoire de Tarragoue. Elle fit faire de superbes bâtiments qui furent achevés Tan 1190, et les religieuses y ayant été établies, elle leur donna la règle des Hospitaliers de cet ordre, à laqoelle elle ajoota beaucoup de choses tirées de celle de saint Angostin; ce oui fut approuvé, non sans beaucoup de difucolté , à caose des additioos qui avaient été faites à la règle par Ra}mond Bérenger , provist*ur de l'ordre, et confirmé, l'an 1193, parla pape Célestin III, par une bulle dans laquelle il semble insinuer que ces religieuses suivent la règle de saint Augustin ; car on y lit ces paroles: Imprimis siquidem statuenleSf ut ordo Canofiirus^ qui Hcundtim Deum et beati Augustini regulam in eodem loeo noscitur institutus^ perpetuis ibi temporibus inviolabiliter observetur.
Ce monastère est comme une forteresse où il y a on très-beau palais pour la prieure. Il y a an fond de la salle où elle donne ses audiences one estrade élevée sor plusieurs degrés et couverte de tapis, avec vingt-cinq ou trente carreaui de velours cramoisi pour asseoir ses dames assistantes. Il y a près de soixante religieuses dans ce monastère, qui ont chacune leur appartement séparé pendant le jour, mais elles mangent en commun, et dorment dans un même dortoir. Il y a aussi un grand nombre de servantes d'office qui ne font point de vœax,et quinze données qui portent la demi-croix, à cause des services qu'elles out rendus.
La reine Sancbe, après la mort du roi son mari, se retira dans ce monastère avec la princesse Douce, sa fille, et elles y prirent lout(*s deux l'habit 9 avec quelques auties priuce»ses du sang royal. La princesse Blanche, fille do Jacqui'S 11, roi d*Arago:i, y prit aussi l'habit, et en fut prieure; et comme elle était encore fort jeune, on lui donna sept n ligieoses pour êtr«' toujours avec ellr: l'une était la custode, qui recevait les étrangers • et faisait les honneurs et les affaires particulières de la prieure ; une autre était la cainérière, qui la servait dans sa chambre; IJne était coupière, qui lui servait à boire;
DICTIOSSNAmE DES ORDRES RELIGIEUX.
une autre avait la qualité de repo$teria ou •ominelière, et les autres ta seryaientà table H aux autres tlBces de la maison : ce qui a depuis passé en coutume, les prieures de Siièoe ajfaal toujours eu les mêmes ofOcières.
La sous-prieure gourerne le chcBur^le dortoir, et a soin des revenus et des distri* bulîons. L'égard ou conseil est composé do religieuses que l'on appelle la$ $enoras del Eaguariê^ et qui portent la croit un peu plus grande que les autres, Tune desquelles est la sous-prieure ; mais la plus ancienne y préside. Lorsque la prieure meurt, on lui fait des obsèques fort so'cnuelles pendant sept jours , après lesquels on rompt le sceau Je ses armes, et les religieuses élisent une autre prieure. Le châtelain d'Iimposte, ou un commandeur de l'ordre se trouve au temps de réleciion. Il mène la nouvelle prieure dans son siège, et la met en possession de l'église et de son palais. Les filles qui sont reçues sont obligées de faire preuves de noblesse comme les Chevaliers, ce qui se pratique aussi parmi les relieieuses de quelques autres monastères de Tordre; mais il faut que celles d*Aragon cl de Catalogne soient de maisons si notoirement nobles et illustres , qu'elles n'aient pas besoin de faire de preuves. Elles sont reçues par Tcgard sans dot, et la prieure^ à son avènement, en reçoit une
3ui s appelle de grâce. Les jeunes ont le uom 'ccolières, et les anciennes celui de maltresses. Elles ont dix prêtres et un prieur, auxquels elles donnent Thabit de l'ordre. Elles font le service divin a? ec beaucoup de pompe et de majesté, particulièrement les jours de fêtes doubles; ces jours-lâ elles
Sortent des rocliets de toile One, et tiennent la main un sceptre d'argent : elles ont un bréviaire particulier, et se lèvent à minuil pour dire matines. La prieure pour? oit aux bénéfices vacants, et donne l'habit d'obédience aui prêtres qui les desservent. Elle visite ses terres avec sesi dames assistantes . rt se trouve aux chapitres provinciaux de Tordre en Aragon, et j a voix et séance après le châtelain d'Emposte, et lorsque le chapitre se lient à Saragosse, la cathédrale lui envoie sa portion canoniale , comme prcbendière de cette église.
Vers l'an 1^70, ces relgieuses s'étant soustraites à l'obéissance du grand mattre, elles reconnurent immédlafement le saint-siége.
Mais cent ans après , Tau 1569, l'évêque de Lérida les voulant soumettre â sa juridiction, parce qu'elles n'avaient pas de supérieur, Jéronime d'Olibo, qui était pour lors prieure, donna procuration au P. Alphonse de Stndilto de l'ordre de la Rédemption des captifs et ministre du couvent de Saint-Sauveur en Aragon, pour prêter en &on nom, en celui de l'égard, et en celui du couvent de Silène, le serment de Odéliié et d'obéissance au grand maître , et sur quelques demandes qu elle fit , et qui lui furent accordées, elle s engagea par n connaissance de donner à Chaque changement de grand maître un vase d'argent au commun trelor.
Comme Tair de Sixèoe est fort mauvais, le pape Grégoire XIII permit, l'an 1575, «si religieuses qui seraient malades , de sertir du monastère pour aller chei leun parct:« •e faire traiter , et y demeurer jusqa'i u qu'elles eussent recouvré leur santé; et comme il est porté par leurs règles «^u'clln duiyent être enterrées daoa le dmetièr«4a monastère, si une religieuse meurt cbei srt parents , on apporte ion corpa an mooistère pour y être enterré : poor lors tontes ks relgieuses sortent processioonellemeat hon de la clôture jusqu'à un lieu Oxé pour k recevoir; et là on découvre le visage de U morte, et l'on fait jurer ceux qui l'ont porlét, oue c'est le corps de la religieuse dé^édée. A 1 exemple de ce monastère de Silène il se fit d*«iutres établissements en diiïérenis pii. Celui de Saint-Jean de Carraria en la vried* Pi e fut fondé environ Tan 1200, celoid4 Notre-Dame d*Algaira en Catalogne l'ao 121 J, par Saurine de Jorba et Eisa de Sagaréi, dames catalanes; celui de Gênes Tan 1230; celui de Florence sous le nom de Saiot-ioaiH nin l'an 1392, par le grand^prleur Caraeciol.. celui de Notre-Dame de Caspe en Espa^, par le grand maître Ferdinand d'Hérédia; celui de Séville l'an UOO , par Isabelle d( Léon qui y prit l'habit et en fut prieure; celui d'Evora en Portugal par Isabelle Ferom dez l'an 1S09 ; celui de Civita de l'ennapjr Julien Ridolphi l'an 1523. L'an lUO. riofiot de Porlugal, dom Louis, administratpor du grand prieuré de Portugal, après avoir foo^e un colléffe de trente chapelains de cet ordre à Fior-de-Roses , fit aussi bâtr on aoir* monastère du mêine ordre pour des deioo.selles en la ville d'Estremos, et il y a aussi j Malte un monastère de religieuses de cet ordre, qui nu font point preu? es de noblesse.
Les religieuses de cet ordre avaient autrefois cinq ou six maisons en Angleterre; 0*i« des chanoines réguliers «lui demeuraieoii Bukiand, vivant dans le reiâchemeot,et ajaiii même assassiné un parent de leur foudateor* le roi Henri II les cnassa de leur moaa<tèrr, et le donna, l'an 1180, à Garnier de Kapb pour lors prieur de Thôpital de Saiat-Jeas j Londres, pour y réunir toutes les relipicuses de cet ordre, é condition qu'elles or pourraient point s'établit dans d'autres ou>sons, et qu'elles ne pourraient avoir qoeœU de Bukiand qu'elfes ont aussi perdoe,lor^BC le schisme et l'hérésie ont été iotrodaiu dsoi ce royaume. La France possède aosside r<« religieuses ; mais comme elles sont réHfmées, nous en parlerons en parlicuLer dj.<» le paragraphe suivant.
Voici les cérémonies qui s'observeel à 'J vêture et à la profession des religteaftf ^ cet ordre. Après que le prêtre a dit Toff ^ totre de la messe, et qu'il a béni les babils ^le celle qui doit faire profession, celai qsi < droit de la recevoir, lui dit : Stfur, fse i^ mandex'VOuêf Elle répond : Je demondi f^tr* reçue en la compagnie de$ gœun religif"** Vhàpiial de Saint-Jean de Jiru$alem. Il lef demande encore si elle a reçu déjà cet vt^^ de quelque autre perfonne, et ayaat refait
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que non, i) Cimtinuo de lui dire : Bien aue ce que tom demandez foii chose de grande importance^ et qui ne s'accorde pas à tous; peut' être que cette votre demande viendra en effets l ,r$que rous nous promettrez observer tout ce fine par nom vous sera ordonné^ et premièrevient nous désirons que vous soyez diligente ou service de Dieu et de la religion. Me promettez-vous cela ? La postulante , Out, JÎfon- $\eur. Le recevanl : Puisq^ue vous r.ous pro^ mettes cela ^prenez ce rosaire au nom de Die /, Père ^ Fils tt Saint-Esprit, avec lequel vous prierez pour Vaugmentntion de celte sacrée rrligion^ pour la prospérité de Monseigneur Céminentissime grand maître^ et de tous les (rèrrs chevaliers et autres religieux de cette sa* crée religion, pour la victoire contre les Turcs et infidèles, persécuteurs de r Eglise de Dieu^ offrirez Vàme à Dieu^ et le corps aux fatigues é$ ce monde pour le service de Notre-Seigneur JésuS'Chrisi ; et Dieu vous en fusse la grâce. La pureté de ce rosaire signifie aue la Itonne religieuse doit être pure et nette de tous vices^ et principalement être honnête^ car l'honnêteté est toujours accompagnée de quatre ver^ tus, La première est la prudence, par laquelle tous vous souvenez du passée ovd ^nvez le présent^ it pourvoyez nu futur, Ln seconde est la justice, atec Inquelle vous conservez les choses pMiqui s, La troisième est la for ce ^ avec lai(uelle roui supporterez les travaux de ce monde^ fonmeafait saint Jean-Baptiste^ sous le nom il enseigne duquel vous ornerez et décorerez \oire vie^ afin que comme il a vaincu le monde ^ le diable et la chair ^ ne craignant point de prédei ta vérité 9 de même à son imitation devez sut e la volonté divine^ avec laquelle au bemn témAgnerez et démontrerez votre cou^ r.ye et magnanimité, La quatrième est la tempérnnre, avec laquelle tous modérée ez toutes dioies, afin que ro(i« puissiez éire appelée par- [aile religieuse f si bien que vous vous munirez et ornerez (.e ces vertus^ les prisant et les te^ n'int toujours en la mémoire, Réveillez-vouu ma saur, et ne dormez point aux vices ; mais foyez vigilaule à la foi de Jésus-Christ, en la bonne et louable renommée^ et atientite aux bonnes prières et oraisons. Il lui donne ensuite an flambeau alluméi en lui û'isani: Prenez te fambeau^ et avec la grâce du Saint-Esprit^ ollei ouir le reste de la messe.
Le prélre a^anl fini la metsc où celle qui doti (aire profession a communié, elle retourne fers celui qui la doit recef oir, et qui lui dit encore : Sœur^ que denusndez^ tous ? Kilc répond : Je demande la soc été et compa» g^edes sœurs de la sacrée religion de Vhôpitoi de Saint'Jean de Jérusalem, Le recevanl Itii dit : Votre demande est de grande impor^ Imce, et qui su s^oetroie pas â tous^ et qui ptut'étre ne tous sera pas refusée^ nous cou- ^ailfii*aree amour et charité vous vousexer^ wez aux œuvres de miséricorde^ au service de i'Mpital et de votre religion^ à laquelle le *aint^iége apostolique et les princes ehré" 't«ii ont donné de très-grandes libertés, pritilégts et revenuMt afin que les serviteurs de l>itu et de la religion^ enflammés de vraie charité, mire de toutes les vertus^ s'elforecnt avec
double service de servir Vhospitalité et milèce pour ta défense de la sainte foi catholique ton* tre ses ennemis, afin que la servant avec affe^ ction et fidélité, elle donne la récompense de la vie éternelle, ainsi comme en observant les commandements de Dieu, de r Eglise et de no^ tre religion, vous sera appareillé et prépa é le paradis. Il serait long à vous raconter les travaux qu'endurent les s rur s de notre religion; mais seulement en une chose on conclut le tout : c'est que rous avez à vous dépouiller de vot'C liberté, et la donner et mettre es mains de celle qui vous sera dépuV'e pour supérieur e, laquelle sera femme comme vous, et pourrait bien être quelle fût différente à votre condi^ (ton. â laquelle vous avez d'obéir : en êtesvous contente? La no? ire répond : Oui, Monsieur, f en suis contente, Lo recevant contenue : Puisque tous vous dépouillez de votre liberté, nou* voulons savoir si vous ravez, et prenez bien garde à répondre avec vérité à tout ce que par nous vous sera requis et demandé. H lui demande si elle n*cst point obligée par quelque ?œu à d'autre religion, si elle n*a point contracté mariage, si elle n*est point obligôe à de grandes sommes, et si elle n'a |;oint commis d'homicide, à quoi ajant répondu négntîvemcnt, il lui dit : Ma sœur^ prenez bien garde ; car trouvant le contra re en que'que temps que ce soit de ce qu'avez nié, avec très- grande infamie et déshonneur rous sera levé l'habit, et comme mem*re pourri serez chassée de n^ tre compagnie. De façon, qu'étant comme vous dites, vous recevous benignement, et selon la forme de nos statuts ne vous promettons autre que pain et eau, et humble vêlement.
Les religieuses chantent ensuite Tantlennc Veni, sponsa Christi, et font la procession autour du cloître, conduisant la norice qui tient une palme à la main, et est à cAté de la prieure. Au retour de la procession et en la présence des assistants, on la dépouille d;) ses riches ha hits qui sont ordinairement or-> nés de pierreries el autres bijoux qu'elle tient entre ses mains lorsqu'on loi a ôté ses beaun habits ; et se tenant debout, elle dit à haute voii par dent différentes fois: Yanitas vani^ tatum, el à la troisième fois, haussant encore sa voix, et disant : Vanitas vanitatum et om* nia tanitas^ elle les jette dans nn bassin i ses
fûeds. La prieure ass^istée de la sons-prieu^a ui coupe ensuite les cheveux, on loi donne l'habit de religion, et la novice en étant revêtue prononce ses vœux en la manière suivante, ayant les mains sur le crucifix du canon de la messe qui est dans le missel. Je N. promets et fais vœu à Dieu tout^puissant, et à la Vierge Marict sa mire immaculée, et à saint Jean-Baptiste notre patron^ d* observer perpétuellement obédience à quelque religieuse de tordre, qui par la religion me sera donnée pour supérieure, vivre sans propre, et être chaste, selon la règle de ladite religion.
Le recevant lui dit ensuite : À cette heure* je vous connais vraiment reçue au nombre Je nas sœurs religieuses. Elle répond; /s m'estime et répute telle. Le recevant eoutintte de dire : Dorénavant nous vous faisane et vas
DICTIONNAIIŒ l>ES ORDRES RELIGIEUX.
pnrenis participants de toutes les indulgences et grâces concédées à notre religion par le gaint'Siége apostolique^ et par première obé-dienee^je tous commande de porter ce missel sur Vautelf puis me le reportez. Elle obéil, et le recevant lui dit après qu*e'le a reporté le missel : Nous voulons encore que soyez at^ tentixe à V oraison t et pour ee^ direz chaque jour le grand office selon l'ordre de la sainte Eglise^ du conctle de Trente^ usage et coutume de ce couvent^ et ctnt cinquantePàier noster, ou U petit office de Notre^Dame^ ou des morte pour chaque saur ou frère qui viendra à monrtr. En lui montrant le manteau : Cest votre propre habita c'est la forme de votre pénitence. Ceci vous représente la très-dure et âpre vie de notre patron saint Jean^Boptiste. Ceci re~ présente son habit^ lequel était de peau de chameaUf signifiant que nous devons laisser le temps de péché^ et sans empêchement suivre la vertu. En lui montrant les bra) du manteau: Ce sont les bras qui vous restreindront et lierontf signifiant que vous serez restreinte et liée de la vraie obédience de votre supérieure^ et à Vobservance de$ ceuvres de l'hospitalité ^ et au* ires, comme vous a été dit. Bu lui montrant la croix du manteau : Cest le signe et Vhabit de la vraie croix, lequel je vous commande de porter continuellement sur vos habits ioute votre vie : cette croix Hanche signifie que toutes nos œuvres doivent être pures^ nettes et blanches. Ces huit pointée signifient tes huit béatitudes qui nous sont promises^ si nous portons ce signe au eceur avec ardeur et fèr~ veur^ à cet effet la vous mettons sur te côté gauche^ afin que Voyez toujours dans votre cmur^ et avec icelui vous deoex être ensevelie. En loi montrant le cordon : Ce cordon repré* sente que souvent nous nous devons souvenir de la tris-âpre mort et passion de notre Sau^ veur Jésus-Christ. Ce qui serre le manteat^ signifie la corde avec laquelle Jésus-Christ fut lié. Ce sont les fouets^ ceci est la colonne^ ceci est VépongSf et ceci est la croiXf en laquelle pour f amour de vous il prit mort et passion. En lui liant le cordon au cou : Prenez donc^ ma scnuTt le joug de Notre^Seigneur Jésus- Christ f lequel est beaucoup léger et doux ^et qui vous conauira à la vie éternelle au siècle des siècles. Ainsi soit-il. En lui mettant le voile noir sur la télé : Recevez^ ma sceur^ le suint voile de la virginité qui vous conduise à la vie éternelle dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit^l. La professe retourne ensuite à l'autel pour recevoir la bénédiction du prêtre qui dit sur elle quelques oraisons, après lesquelles elle embrasse les religieuses, et avant que de manger, elle va faire obédience au réfectoire avec du pain, de l'eau et du sel.
Anciennement ces religieuses avaient pour habillement une robe rouge avec un manteau à bec qui était noir, et sur lequel était la croix blanche à huit pointes ; mais depuis la prise di* Rhodes elles ont pris l'habillement entièrement noir en signe de deuil. Dans quelques monastères les religieuses de cet ordre portent uue robe uoire, avec un sca-
(I) Voff. ï la fia du vol., les d«« 213 à 218.
pulaire; dans d*aofres elles n'ont que la rrb« sans scapulaire avec- une petite croix blanche â huit pointes sur le côté gaocbe. Uaii> les cérémonies et au chœur quelques- im * portent le manteau à bec avec les cntd n«. où sont représentés les mvstères de la pa»» sion de Notre-Seigneur (!]. Elles ont eu quelques saintes de leur ordre, comme saisie rlore décédée au monastère 4e Beaoliea es France, sainte Ubaldesuue déeédée dans le monastère de Pise en Italie, et sainte Toscane morte à Vérone.
Giacomo Bosio, Hist. di S. Giovanni Gitrosolomit. tom. III, edit. de tan 168i. Anoe de Naberat , Privilèges de Vordre de Mali', Matthieu de Goussancourt , Jf ar/yro/09. dtt Chevaliers de Malte 9 et Phiiip. Bouasot; CatcUog. Ordin. religios. part. 11.
§ H. Des Religieuses Hospitalières es Cktt* Hères Réformées de V ordre de SatnWssa i$ Jérusalem en France^ arec ta vi€ de la téaérable Mère Galtiotte de Gourdon»Gen»ml' lac et Vaillae dite de Setinte^Anne^ le^ réformatrice.
Dès le treizième siècle il y avail en France des religieuses Hospitalières de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui furent établies dans l'hôpital de Beanlicu en Qnercj au diocèse de Gabors. Cet bApital ne fut pat d'abord bAli pour ces reliaieuses: ce n'était qa'ua petit hospice que Guibert de Théinincf, ckevalier, du consentement de Ponce d*Antaiac, évéqne de Gahors, fonda vers Fan 1233 poer 7 recevoir les pauvres pèlerins. Goibert de Thémines, son nls, augmenta les revenus de cet hôpital , où il exerça loUméme l'hospifs* lité avec son épouse Angliue de Baras. Il lui donna, l'an 12i5, du consentement d<* Géraod de Baras, évéque de Gabors, la dîne de l'église d*lssendolos dont il était seigaeitr: cette paroisse étant située daos la terre de Thémines, qui a depuis été érigée en marquisat par le roi Louis XIII en faveur dt Ponce de Lauzières de Thémines, maréchal de France , qui descendait par les femmri (le ces pieux fondateurs. Bmeric de Goudosr. Ghevalier, donna aussi A cet hôpital, Vèn 1259, les dîmes de la paroisse de Dîéges, et la même année Guibert de Thémines cèi4 cet hôpital avec toutes les dépendances aot Hospitaliers de Tordre de Saint- Jean de Jérusalem, qui y mirent des religieuses de rel ordre, dont Angline de Baras , épouse de ce Guibert de Thémines , fut première pneere, ayant pris l'habit de cet ordre do coaseaifment de son mari. Ce ne fut pas la seule marque d'estime qu'il fit paraître eit^fi Tordre de Saint-Jean de Jérusalem ; car r fonda aussi un autre hôpital à Fien& dans •« même diocèse de Cahors , on Ton mit encore des religieuses du même ordre, auquel p-^ reconnaissance ce Guibert fut associé l'a^* 1298. 11 mourut peu de temps après, H ftt enterré dans Téglise de Thôpital de Beaulieu . comme il Tavail ordonné par son leslametit de Tan 1287 , par lequel it fonda une meuc
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peipétuilé dans cette église pour le repos e son Ame.
Telle a été l*ongine du célèbre hApilal de teaoUcu^de Tordre de Saiot-Jean de Jérusaeai , dont Angline de Baras, époase de Gullert de Tbémines, fot la première prieure. [Ile le gouverna jusqaVn I*an 1200 , qa*\nline de Tbémtnes , sa fille , lui succéda. Ële e Irouva au chapitre provincial de rordre |uise tint» Tan 1298» dans la commandcrie te la Trofiquière , où le grand maître Guilaame de Viliarct « qui était grand prieur de lainl-Gilles, lorsqu'il fui élu Tan 1296, fut ^rèseoL II soumit les deux h6pitaui do kaulieu et de Fieux à la visite et correction la grand prieur de Saint-Gilles et de ses suc* relieurs. Il accorda plusieurs privilèges à reloi de Beaulieu , ordonnant entre autres far la prieure de ce monastère serait grande prieorcdetous les autres monastères defiilts decctordreen France « et qu*ils lui payeraient rhacon un écu de redevance. Il fixa le nombre des religieuses de cet hôpital à quarante » f compris la |Tieure, et A douie celles de Fieox. Il ordonna que lorsque la prieure lerail décédée , les religieuses procéderaient i l'élection d'une autre prieure dans le terme de quarante jours» et ^ue l'élection serait coofirmée par le grand prieur de Saint-Gilles, ce qui fut autorisé dans la suite par une déclaration du roi Louis XIII, du 6 juin 1623, homologuée au grand conseil la même année. Ce grand maître étant A Limisson dans Tllo df Ctijpre , où Tordre faisait pour lors sa réliJi'nce, tint un chapitre général l'an 1301 » dans lequel il confirma l ut ce qu'il avait bit dans le chapitre provincial de la Trouquière de l'an 1298» touchant ces dcuxbôpi- (••o\ de Beaulieu et de Fieux. Plusieurs i^erlOQoos ont dans la suite enrichi par leurs libéralilés celui de Beaulieu. Les prieurés de SaiDt-Médard , de Fontènes* de Martel et de Barbaroux, y furent unis, et même Thôpilâl de Firux j fut aussi uni au commencement du dernier siècle , avec tous les biens qo*ii possédait. D*abordce ne fui plus qu'une annexe de celui de Beaulieu , mais il fut qnelquen années après entièrement supprimé , et ses biens unis à l'hôpital de Beaulieu. Ce fut dans cet hôpital de Beaulieu que la vénérable mère (ialliotle de Gourdon-GenoQillac et Vaillac prit l'habit de l'ordre de ^iot-Jcan de Jérusalem. Elle était fille de Louis de Gourdon-Genouillac, comte de Vtii:« lac,etdesa première femme, Aune deUonberon, qoiy étant enceinte d'elle, en fit une offrande à Dieu, et aussitôt qu'elle l'eut mise an monde, qui fut le 5 novembre 1589, elle rei.ouTela le don qu'elle en avait fait. Etant htt de cinq mois elle fut portée dans l'hôpitat de Beaulieu pour y être nourrie; et â làge de sept ans elle y prit Tliabit de novice. Llle atait déjà pratiqué dans un ége si ten- Qre les vertus les plus excellentes et les plus relevées, et entre autres l'humilité en rendant des services et des respects aux relil*(U$es, comme si elle eût été leur servante; ''ff *'* i^ vojaot revêtue de l'habit de religion, ^lle l'adunna entièrement à la pratique des
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vertus convenables à l'élat qu'elle avait eutbrassé. Quatre ou cinq ans après qu'elle eut pris l'habit, son père voulut qu'elle fit pri>feasion, quoiqu'elle n'eût pas encore douze ans accompli»» Ellf» no savait pas que le concile de Trente avait déterminé que les professions faites avant l'âge de seize ans seraient nulles, et n'auraient point de force pour otiliger; mais comme si elle en eût eu connaissance par on mouvement secret du Saint-Espril, elle s'y opposa. Cependant, comme on lui reprochait que ce n'était que pour quitter la religion afin de se marier, elle fit profession dans ce bas âge, pour montrer qu'elle ne voulait point d'autre époux que Jésus-^Christ.
Le monastère de l'hôpital de Beaulieu n'é* tant pas réformé, comme il Ta été depuis par son moyen, on n'avait pas voulu loi couper les cheveux A cause de leur beauté ; mais c'était un coup de la Providence, qui voulait qu'elle eût tlle-ménie le mérite de cette action généreuse, car elle se les coupa ellemême quelque temps après sa profession, et les jeta au feu pour en faire un sacrifice a Dieu. Voyant que la règle de Tordre de Saint- Jean de Jérusalem n'était point observée dans son monastère, elle prit la résolution de le quitter pour entrer dans celui des Feuillantines nouvellement établies à Toulouse; mais n'ayant pu exéculer son dessein, à cause quo le comte de Vaillac son père s'y opposa, clia a'adonna aux pratiques de l'oraison et de la mortification. Elle employait ordinairement quatre heures par jour à la méditation, les genoux en terre, et demeurait une demiheure en prières, le visage prosterné coati a terre. £Ue récitait tons les jours le chapelet de la sainte Vierge, et n'avait point de plus grande passion que de rendre quelque notable service à cette reine des anges. Tout ce qu'elle pouvait faire pour son honneur lui semblait pende chose,par rapporta l'amour qu'elle lui portail, et le plus souvent elle aU lait nu-pieds visiter l'église de Kocmadour, dédiée en son honneur, et éloignée de Beaulien de deux lieues.
Avant la réforme de son monastère, la coutume était que les hommes qui rendaient visite aux religtenses les baisaient en les saluant; mais elle ne voulut jamais permettre i aucun homme de la saluer de celte manière; et sa plus grande peine, aprèi qu'ello eut établi sa réforme, était de se voir obligée, en qualité de supérieure, d'entretenir des hommes au parloir. Elle jeûnait tous les ven dredis et les jeudis de l'année, ce qu'elle ob« servait avec une abstinence si sévère et une austérité si grande, que l'on s'étonnait comment elle pouvait vivre. Si avant la réforme elle traitait son corps si rudement. Ton ptut s'imaginer qu'elle l'afflip^ea encore davanlage lorsqu'elle voulut Tintrodiiire, afin de donner exemple aux autres religieuses.
A l'âge de quinze ans elle fut faite contre son gré coadjutrice de la prieure de Beaulieu. Elle prit à celle occasion la grande croix de Tordre que les prieures portent pour marque de leur dignité; mjis elle le fit avec taul de
DICTIONNAIRG DES ORDRES REUGIEUX.
coiifssioii de se ? oir sopérienre» «lo'elle ne tuttiul jamais prendre aucoa a? anCage sur les autres. Dû an Après elle ftit faite prieure du mouastëre de FieuXf charge qu'elle accepta volontiers el avec joie, puisqu'elle lui procurai! le mojren de Tivre en solitude; car ce monastère étaii fort retiré et peu fréquenté. Elle eut tout lieu d'y pratiquer aisément ses grandes pénitences, et ce fut dans cette maison qu'elle commença à jeûner les caréuies nviirrs au paîn el à t eau, encore ne mangeait-elle qu'une fols le jour quelques morceaux de pain d*orge euit sous la cendre.
A peine fiulr-i41e demeuré quatre ans dans cette solitude, qu'elle fut obligée de retourner à Bcaulieu pour faire cesser les murmures de pipsieurs personnes qui s*étoanaient qu'une jeune fille, qui avait tant de beauté, accompagnée de Jeunes religieuses comme otle, se hasardât ee demeurer d;ms une maison si peu assurée que celle de Fieui, située au milieu d'un bois. (Test ce qui lui fit prcU' dre la résolution d'abandonner cette maison, et d'unir ses revenus à ceux de la maison de Beaulieu. Elle eut pour lors le dessein d'en-» trer dans l'ordre de Saiule-Ciaire; mais ses (Hreeteurs et le ▼isiteur de son ordre l'en détournèrent et lui conseillèrent de traTaiU li*r plutôt à la réforme de son monastère. Elle y consentit; mais comme elle n'était que coadjutrice de la pri'*ure qui vivait encore, el quts'oi>po8ait à ses bons desseins, elle eut beaucoup de peine à réussir dans son entreprise, et de quarante religieuses, il n'y en eut que six qui se joignirent à elle, biles prirent ensemble le Toile noir, renouTclèrent leurs vœux ei le serment de clôture perpétuelle entre les mains du visiteur de I orure, qui leur donna la règle que les autres monastères du même ordre pratiquaient et qu'elles suivirent eiactement; elles voulurent même renoncer au nom de leur famille, et la mère de Vaillac prit celui de Sainte-Anne. Comme il y avait longtemps que la régularité était bannie de son monastère, elle alla avec la permission de ses supérieurs d^ns celai des religieuses de Sainte-Claire de Tulle, pour y apprendre les observances régulières. Elle y séjourna quelque temps, après quoi elle revint à Beaulieu, uù elle établit de beaux règlements pogr celles qui voulurent pratic|uer la régularité. Elle donna des instructions salutaires aux religieuses qui s'étaient jetées un pou trop dans la liberté, et tâcha par sa conduite et par son exempte d'attirer & ce changement celles qui s'y op-
Itosaient le plus. Mais elle ne vécut pas assez ongtemps pour donner la perfection à sa réforme et pour la rendre solide ; car les pénitences excessives qu'elle avait pratiquées sur son corps dès son bas âge l'araient rendue fort infirme, sans qu^elie interrompit pour eefa ses mortifications continuelles. Elle fut attaquée à i*âge do vii^t-neuf ans d'une violontemaladie. dont elle futalfligée pendant . dix mois, et à laouelle elle succomba enfin, étant morte Tan 1618, le 24 juin, jour que Ton solennisait la (été de saitu Jcan-B ip'istc.
patron et protecteur de sou «Hre, aytai à peine atteint l'âge de trente ans.
Comme la plupart des religieuses deccaenastère n'avaleut pas voulu emlMrasser h tèforme de la mère de Vaillac, et Celles élsêeai autorisées par l'aflcienne prieure aei s j était toujours iipposée, celles qui s'èliiesi soumises à la régularité se virent pcrsécaiifi par celles qui voulurent Tir re dans le relichement. Elles furent contraintes, poorie mettre à l'abri de la persécution, de se disperser de côté et d'autre chei leurs pamis, croyant y trouver uo asile et de la protêttion; mais il semblait que tout le monde kf abandonnait : leurs propres parents, de con« cert avec les religieuses relâchées, tmployèrent tontes sortes de mauvais ttstiemeiits pour leur faire quitter la résololios
!|u'elles araient prises de mourir dans Is réorme, el ils leur refusèrent tous tes sccotn dont tdies avaient besoin : il y eu eut nénc quelques-unes qui furent enfermées daai ^ prisons.
Ces persécutions durèrent pepJanl prèsfc quatre ans, jusqu'en Tan IfeiS, qu'elles tros« vèrent le moyen d'écrire toutes ensemble at grand maître Antoine de Paulo, pour Iui4e« mander sa prolection, el leur permettre di persévérer oan^ la réforme. Non-aenlemeil il approuTa leur résolution; mais il 1rs ss* aura qu'il contribnerait â leur établissemcot en queloue lien qu'elles Toulussent aller, mais qu elles lui feraient plaisir de chui^r la ville de Toulouse. Elles y ▼ioreni tosiei six l'an 162^, et choisirent pour supérieurt la mère de Mirsodol, reilgieiise qui avait beaucoup de capacité et beaucoup *<e i^e pour les observances régultërca. Elle avjil été faite prieure de Fieux après la mort ilr h mère de VaiIJac. On ne sait si cette rcfonsi* trice lui avait résigné ce prieuré; ce qoi est certain, c'est que la mère de Mlraodot ra éiait prieure depuis la mort de la Mère 44 Vaillac, et qu'elle espérait, par le mojes dfi revenus de ce prieuré, venir plus faeileokBl à bout de leur étiblissement dans Toutoate.
A peine y furent-elles arrivées, que li commandeur de Mootagu de Froaiigièref leur donna un jardin, une grange et Isa^e l'étendue d'nne place que l'on appelait >i Cavalerie de Saint-Cvprien. La donaûoa M faite le T septembre 162T, et fut approuve:
fiar le grand maître de Paulo le i'' f^et 162!>. Non-seulemeot il voulut se durger de leur établissement, en faisant bitîN ses frais leur monastère; mais il leur auifsi à chacune cent écus de rente pour leur e»* tretien, â prendre sur le trésor cemmos M l'ordre, dont la Religion s'est depuis rein mée en payant le fonds do cette rente, iisu le grand maître de Paulo est recoaeo posr fondateur de ce monastère, dont la nére^ Ulirandol, avec sa petite communauté de ciM religieuses, fut mise en possession parle chevalier de Tourette le 13 septembre 1» Le grand maître de Fanio, pour lénoipff davantage son affection i cette commasas.'! naissanlet voulut être leur supérieur, rt qo< par u» privilège particulier elles dêpeaJ*'-
MAL
MAL
icnt à Ta venir des fnioAi milles tes raeoM* sears, au Uen tf^eles aalres inona»lèiies «de cel or«lre déf^ndeal des grands prèéUfs da rassort dea Itcax où ili aoai établi»» at à caa* 8« de rèloigaefliaal ((«^ y a da Touloase à Milite, Il lear nomaia poar protecloor lo conraiancleBr de la llMière-Piila»(r««i, aihi
ÎM*elles piMMQt sVKlrcêterà lai danf ii*t af^lires qui aa poarrairal «ouffrèr de ééla(; ra qai a été ecadlnaé jusqu'à préaeaty qu'elles ani toajo«rs eu oa |)r(ilaeleur aaaiaié par la grand mal Ira.
Ces reKfieases pleines de farrear^ saehant
qae liioapitalité est IVsprit de Tordre tés
Samt Jeum 4% Jérosaleai aussi Wea que la
défetise de la foi «aatr4 les aaaemls de Tfi-
gi»se, rvotarentéublir un h4fâ(ai |»oar y rc-^
eevoirlaa malades; <maîs le «onseil delà iieli*
gftoQ i*y opposa, et on leur répondit q«*il
tuCDsaît ^*eAes )>artieipassaat a ia obarisé
qmt lasCbevaHers pratiqaaient avec laatd*é*
dilkatlM dans rMpilAl de Malle. Mais^am^
aie elles a*atalenl point de coastitatlons^eltea
pigèrent 'f ac les règles qo*eUe« s'étaient
prescritea conformément aot Instmetkms
qn*e1les avaient reçues de la Mèi« de Vjiiliae
pourraient 1 l^areair être faeilemeataMéréest
«'e»4 ponrqnoi rlles demandèorent au grand
niallre des eonstitutions , et la priéreul en
même teasps Pardonner qaa les sopérîeuret>
^ai tfttaient perpétuelles , seraient A t*af Mir
triennalest oe^ lear lût aceordé; mais ea
ne Fut que sou» (e grand maître Jean-PanI
de LascaHs, qoi eucoéda Tan 1636 A Antoine
de Pailla , qne lenrs oonstitutiaos tarent
aciieféea» et ce nontoan grand maître les ap«
prauvo par une bttHe du H juin itkk^
Cesoon^ilutlonaoantienneniditeliapitres^ Le qaatrfèmoi où it est parlé de l'électioa des prieures, ardenne qu'elles ne seront plus per« pétuelles, mais triennales, et qu'eHes seront confirmées par le grand makre de l'ordre. La sixièmi% qai traite de la réception des nov»» ces, parle de trais sortes de pemonnes qne l'en doit recef air dans cet ordre, et de eondi*tions diflércnles. Les unes, destinées pour le chœnr, et qu'on appelle smnrs de justicSi doirent faire leurs fHrenres de neMesse canime les Chef aliers» et ont senles rolt active el paulve ; d'antres, sons le nom de sœurs servantes d oMce, doivent faire les mêmes preuves que les Irères servants d'armes • et les troisièuies sont les serars converses, qnt sont destinées pour les pltt<i èas ofBers.
Avant qne de faire la relation des preuves, il tant avoir assurance de la dot ou passage de la prétendante, qai doit être de mille écus l'Our les smnrs de justice, el de cinq cent« écui pour les sesurs servantes d'office, dans lesquelles sommes ne sont point compris I a*tneuUement de la chambre^ les linges ordi« naires. les haMis de noviciat, el le premier nabit de profession que chacune doit apport* ter anssL Les sesurs converses, en eonsidé* >*jlion du service qu'elles rendent au uonas* we, sont dispensées de la dot : mais elles jluivent se foarnir dat premiers babils et de lanienblemant , et elles ne sont point obii* B^ti à d'autres preuves qu'à donner une
banao ataestaifea tic lenrs vie et nimura, ri qn^elles aoai nccs<d.ï légilNNe inarf;ife» iiii prieure et 4e eofiseiH peuvent tiéanfiiaîus<dîs<» peaser les ssears servatUas d'ofBee «de la snmme de ciaq cents écus pour 4c«r dm «n
Eassaga, laia<|ue l'an eonnait qy^clles «11140 «••nas qaaiilés et qu'elles pouvant atMdn de h «as services à la «amnHroanlé , et en eè ans eu peut se contesiter de Iroîs cents écus pour lefMssafe.
Les aœtufs de justice soat obligées de réd^ 1er en leur {»artienlier le grand affioa selon le hrévîake romaia , larsqu'elles lie peuvent assister an cbasur, elles autres, aait servant tes d'office on converses, doivent dire an Mea des betnres canoniales , en une on pla<iieurii fols , trente Puier et anlant d^.lrf. Pour ea qui regarde les jeânes et mortifications^ cfllea
Iirennent tontes eosensbie la diacîplim! loua es Tendrcdtsde l'année, s^il n'arrive une Dite aoIenneUo ces jettrs-^ld. filles jeûuent ausfl tons les vendredis eicepté dans le teiv»ps pascal, les trois jours des Rogations, les vailles des iétes de la sainte V«oiYe,Au très^savat sarrement , de la Uécollatioii de Saint leaafiaptîstc , de rfiialtatton do la sainte Groî!k<^ et le jour de saint Marc. Pcndaat l'aventH tons les mercredis de l'année, hors le temps pascal, elles Toni seulement abstinente^ ËUeè ont leurs heures marquées posu* le sittnee et le travail en commun. Bi^s ne vont nn par^ loir qu'accompagnées d'mie écoute et le ^^Mé baissé, el elles doivent s'abstenir dV «lUer
Jiendanl I avant et éa earéine et aux Mes sa^ ennellcs.
Qnant à l'hafalUamenl, \t% conslit étions ordonnent que leurs robes ou soutaReSso^ roui de longncW cMVrdnt les pi^ds sans traîner i terre,quo les manches seront assek larges peur que leb mains y puissent entrer eonnnoiément, q«e ki matiàre en sera légèi^ panr l'été, él pins pesante pour Tiiiver, pendant lequel elles pourront porter par-desseas un habit ptan fort d'étoffe biandie, mais que la santane sera noire» si Im chapitres géaé^ ranx n>n disposent autrement â Taveiiir, et que la ceintoro sera de laîae aaire. La priearo parte la grande croix de toile fine sur l'estomac par^dessns la robe, les antres n'en ont qu'une petite au cété gauchesur le cœur. Hais pour distinguer les sœurs de justice des soeurs servantes d'ofiico , les premières, à Texample des Ghcratiers, purteat une eroix d'or émailiée de blanc de la valeur de quinte écus , sans qu'il sott permis de tes enridiir d'aneunes pierreries; et 11 est permis aux acsura servantes d otlko de porter an doigt, aussi Mon que les sirura de Justice, un petit anneau d'ar de la valeur d'une deml-pislole, on au lletide pierreries il y a ane croiii émailiée de hiaac , et afin nue 1rs sasars ne soieat jamais sans leur habit, ellea doiveat cuttoher avec un petit scapuiaire, sur lequel esl eousue une peiite croix. Les manteaux a bec sont en la forme ordinaire avec la grande croix de loile blanche sur lo edté gaacha, et le cordon où sont les insirnmaats de la passion de Notre-Seigneur. Les sœurs do iuslice portent ce manteau i la camaianion,à roffico
DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX
diTÎn, cl qoand la prieorc officie, mais sea* iemenl à la messe et à vêpres, et la prieure
Krie ces joars-là dans les cér6monies , et 'sqa'elle donne l'habit, ou fait faire profession A quelque norice, la cloche, qui est une espèce de robe à grandes manches, onrerte par-de?ani avec la grande croix sur ia poi* trine et le cordon de Tordre. Les sœurs de joslicc peuvent aussi porter leurs manteaux à bec au chœur pendant l'hiver, pour se ga-* ranlir du fruid, et celle qui est hebdomadière le porte en tout temps ; les sœurs converses 4>nt un habit plus grossier, mais de la même /orme que celui des autres, et sont distinguées par le voiîe blanc.
Il est permis à la prieure et au chapitre ou conseil , de donner la demi-croix à des donnés qui soient âgés de près de trente ans. JIs doivent faire le même serment que les autres donnés de l'ordre, mais ils sont dispensés de donner actuellement quelque chose , en considération des services qu*ils doivent ren* dre à la communauté, qui est obligée de les nourrir et de les entretenir. Enfln le grand maUrede Lascaris dans ces constitnticms recommando A ces religieuses de se souvenir de la Mère Galiiottc dcSaintc-Anr.cde Tillus- Ire maison de Vaillac, leur réformatrice ; ce qui.faît voir que le P. Bonanni, dans son Catalogue ^es Ordres religieux, s'est trompé, lorsqu'il dit qu'elle établit en Franco une •congrégation particulière de pieuses filles, auxquelles elle donna le nom dliospitalièrrs de Saint-Jean de Jérusalem, puisqu'elle n*a été que la réformatrice de cet ordre en France, qui y était déjà éiabli dès le treizième siècle.
Les religieuses de rhèpital de Beaulieo,qni «i*ont pas voulu recevoir la réforme de la Mère de Vaillac , se sont soumises dans la •uite aux observances régulières , et ne dé-
{ tendent plus du grand prieur de Saint-Giles, étant présentement sous la juridiction de l'évéque de Gahors. Ce qui donna liea à ce 4;hangement , furent quelques désordres qui arrivèrent dans cette maison pendant la visite d'un Chevalier de l'ordre envoyé par le grand prieur de Suint-Gilles. H. Sévin , pour iors évéque de Cahors, en porta ses plainies aa roi, qui nomma des commissaires pour in* fornrer de cette affaire, et, sur leur rapport, le grand prieur de Saint- Gilles et la prieure do Beaulieu furent assignés au conseil de Sa Majesté. Il n'y cul que la prieure qui y comparut, et, par un arrêt du même conseil du 3 septembre 1C78, conlradicloirement rendu entre la prieure et par défaut contre le grand prieur, l'on ôta la juridiction ordinaire dans cette maison au grand prieur de Saint-Gilles, et elle fut attribuée A l'évéque de Gahors; on laissa seulement <iu grand prieur do Saint- Gilles un droit honorifique qui consis^le A pouvoir visiter cette maison une fols seulement A chaque mutation de grand prieur, ou par iui-méaie , ou par commission donnée A quelque Chevalier, mais qui ne peut faire la visite qU'acc impagiié d'un ecclésiasiiquc
nommé par révéque de Cahors. La graml prieur de Saint-Gilles, nonobstant cet arrêt, ayant donné commission A un Chevalier poir visiter cette maison suivant les anciens usages, sous prétexte qu'il n'avait point de coonaissance de ces arré:s , H. de Briqoevills de la Luzerne, qui fut depuis évéqoe de Cshors, obtint un autre arrêt le 30 avril 1703» qui fit défense au ^rand prieur de Saial-tiilles d'oser A l'avenir de pareilles eotreprisfs» et qui attribua de nouveau tonte jaridiction A l'évéque de Cahors sur cette maison.
C^$ religieuses ont des prieures perpétuelles ; elles suivant les conslilntions qei leur furent données mr le grand maître Guillaume de VillareL Elles portent sur leof soutane une croix d'or sur celle de it»ile blanche, comme les reli(;ieosea de Toulouse, mais elles ne portent point le cordon de Ter* dre sur leur manteau A bec : il nly a que la prieure seule qui ait droit de le porter : lear habillement est d'ailleurs presque semblable A celui des religieuses de Toaioose. C'rst dans ce monastère de Beaulica que nourit sainte Flore, rcligiiuse de cet ordre, l'an 1299. Les anciennes peintures la représeslent avec une soutane rouge, sur laquelle d y a une grande cioix blanche, avec un maaleau noir, sur lequel il y a au cAlé gsucbe une croix blanche A huit pointes. C'était li Tancien habillement des religieuses de re monastère, et de celui de Fienx avaoi U prise de Rhodes; mais dans la suite il y a es du changement dans cet habillement, qae la vanité avait sans doute introduit* pnisqoe le manteau était aussi rougo doublé d'hermine, comme on peut voir dans la 6gore qos nous avons fait graver d'après le portrait de Gabrielle de Turcnne d'Aynar, comnaadi* trice ou prieure du monas'ère de Fienx, decédéc Tan 1524 (1). Cet habillement fet encore changé après la prise de Rhodes qasol A la couleur et A la forme, comme on pest voir dans la figure que nous avons aussi ÎM graver d'apreii le portrait de la Hère ée Vaillac (2).
li s'est fait encore depuis quelques années un autre établissement de religieuses èi même ordre, A Martel dans le Quercy. Les Mères de MirandoL religieuses du monastèrt de Toulouse et nièces de la Hère de Hvraodol, 'dont nous avons ci-devant parlé, ont commencé cet établissement. Ces religicoses dépendent immédiatement du grand maître, de même que celles de Toulouse dont elles ont pris aussi les conslilntions et rhabiiie ment. Tome la diflerence qu'il y a eatre elles, c'est que la supérieure de Uartel r»t perpétuelle, et que celle de Toulouse e»t triennale.
Matthieu de Goussancourt , Jfar/yrs(sf de$ chetal. de Malte. Le Père Thomas d'Aquin. Vie de la Mire GalliQUe d9 5a<aif- Anne. Uilarion de Costa, Eloge dee f^mmn iUuiiree^ lomA. Con^iiiuiiont dei reUgteMif» de Toulouse f Mémoiree €ommumiq*éi pf M. l'ttbbé de Turenne d'/lynac, et ilémir^
(1) Voy., i b fia d>i vol., !e^ ti<» SD à22*.
(2) ViPj. itid.
IIAR
MAU
tnm^i par les retigieuseê de Toulouse en MANTOUB (CoNGRioATioif db). Voy. Car-
NKS DB L'EtBOITB ObSBBVANGB.
MARBACH ET D'AROUAlSB (Des Chanoi*
NES RftGULIBRS DBS GONG «t GATIONS DB).
Les différeods qoe rcmpercor Henri IV enl «iTec le pape Grégoiro VIU cl auxquels la condoite tyraQniqae cl scandaleuse de ce prince donna lieu» eurent des suites également funestes pour rEglise et |.our TEmpIre. Ce prince, mécontent du pape qui avait mal* traité ses ambassadeurs, et qui lui avait envoyé un nonce qui lui avait parlé avec menaces, se laissa aisément persuader par le cnrdinal Hugues et par des èvéques ennemis d«* Grégoire, de le faire déposer drins une assemblée qu'il Bià Worms Tan 1076, où se Iroovèreal un grand nombre d'évéques avec ce cardinal, qui peu de jours auparavant avait été déposé lui-méiDe et eicommunié par le pape. Ce fut lui qui, conjointement avec Guibert. évéque de Ravenne, avança
{ilusieura choses contre la vie, la conduite, 'élection et les constitutions de ce pontife ; sur cette accusation rassemblée déclara qu'il ne ponvait être reconnu pour pape légitime, et tous les évéques souscrivirent à sa condamnatioif. Le pape,de son côté, après avoir eicomrooniéSIgeiroy, archevêque de Mayen* ce,etsospendulesauiresévéquesd*Allemagne ((\ii avaient eu part à cette entreprise « dé* c'arii Henri dccbu des royaumes d'Allemagne et d*lia)ie, et ses sujets quittes du serment defidél té, et prononça anatbème contre ce pliure. Ce fut là Tonginc du schisme qui ne liua que par la mort de cet empereur, qui £rriva Tan 1106, aprésavoir été dépouillé de Tempire par son propre fils.
Quoique cette excommunication eût fait impression sur quelaues esprits, et que la plupart des évéques d Allemagne eussent reconnu leur faute, et se fussent réconciliés avec Grégoire, néanmoins Othon, évéque deStrasbourg, n'entra pas d'abord dans leora sentinenls ; il persista dans le schisme jusque sous le pontificat d*Drbain 11, et les peu. pies de son diocèse, suivant le mauvais esempleiieleurpremierpasteur, ne reconnaissaient poiiil non plus Grégoire pour chef de TEglise, La reirgioo en souffrait, et elle était presque éteinte dans l'Alsace , lorsque Dieu suscita un saint homme, nommé Manegolde de Lntembach, pour la faire revivre en ces quartiers. Ce fut environ l'an 1093 qu'il commença à prêcher publiquement contre le schisme, exhortant le peuple à rentrer dans la bonne voie et à se soumettre au chef de l'Eglise. Quoique ses discours, qui étaient aaimés d'un grand lèle, fissent impression sur lea cœurs des schismattques, une mortalité qui arriva dans ce temps-là, et qui enleva en peu de temps une infinité de monde, les toucha plus sensiblement; la plupart changèrent véritablement, ils accouraient, en foule pour recevoir l'absolution
(1) F«y., • to fia du vul^ a* 215.
de Teicommunicaiion, et Manc{!<ldc, suivant le pouvoir (p*il en avait reçu d'Urbain II, la leur donnait et leur enjoignait une pciiitonce ; ainsi on vit en peu de temps de gran^!» changements, et presque toute la province se soumit à l'obéissance du pape.
Comme le clergé était tombé dans un grand relâchement pendant le schisme, il se trouva plusieurs préires qui après leur conversion se retirèrent dans les bois et les solitudes, tant pour y mener une vie pénitente et retirée, que pour ne point communiquer avec ceux qui persistaient d*obéir à l'empereur. Hais Manegolde en rassembla quelques-uns
bâtir un monastère à Marbach, qui est une ville d'Alsace, ayant été aidé dans cetto sainte entreprise par un gentilhomme du pays,^ nommé Burchard de Gcboluisler, oui contribua beaucoup par ses libéraliiés à 1 é« difice de ce monastère, dont Manegolde fut premier prévôt.
Ils renoncèrent à toute propriété, ne manffeaient {)oint de viande, ne portaient point de linge, gardaient un étroit silence et pratiquaient beaucoup de mortifications : ce qui les rendit si recommandables, que plusieurs autres monastères s'étant joints à celui de Marbach, il devint chef d'une congrégation très-considérable, qui commença à suivre la règle de saint Augustin dans le douzième siècle, à l'exemple des autres communautés de chanoines qui avaient embrassé la désap« proprialion; mais je doute fort qu'il y ait eu près de trois cents monastères qui en dÉpen« liaient, comme Mauburne et quelques autres l'ont avancé; et supposé qoe cette congrégation ait été si floiissante, il ne reste plus do mémoire d'aucun de ses monastères ; elle est
Çrésentement sur le pied de celle de Saintictor à Paris et de quelques autres qui sont désunies et dont il ne reste plus que l'abbaye qui en était le chef, qui ait conservé les anciennes pratiques et constitutions de l'ordre, et d'où dépendent quelques prieurés
2ui ne sont que de simples cures. L'abbaye e Marbach en a plusieurs, et est en possession, conjointement avec les Chanoines Ré- !;uliers de la congrégation de Lorraine, de a cure de Saint-Louis à Strasbourg. Ils sont habillés de noir avec une banderole de lin lorsqu'ils ne sont point dans l'abbaye; mais dans l'abbaye ils ont une soutane blancho avec un rochet par-dessus. Ils portent l'été au chœur une aumusse noire sur les épaules, qui pend en pointe derrière le dos et descend un peu plus bas que la ceinture, s'attachent par-devant avec un ruban bleu, et ils ont pour armes d'azur A un cœur do gueules couronné d'or (i).
Quant à Mar.egolde oe Luttcmbach, après avoir fondé cette congrégation, il ne discoutinua pas ses prédications pour ramener les sfhisinottques au setn de TEgliso : ce qui lui attira beaucoup de persécution, priuci-
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palemeiil de l<i part de rcmpfrearft.qoiIe fil nieftre en prbon Tan 1098. (Test lout ce q.oe nous savons de ht iri\B dte ce saint komme qiiiit an rapport dTves de Cbarttes^ passait, pour un des pitis saiaols homaies du onzième siècle.
Foyex Franeiac. Gailfitnan. HisL c/e EpiiropÎM Argentinenfibui m Yita Othonis^ fpî* fcop. xLtii. Tt. Carnot. epist, kO^apui Du. Che^ne,, Veter, Hitt. Franc, tom. lV^paq^S9^ IHxquiiit. de ord, Canonieor, Regjul^ pag,. SO:^el S66.Penot, ifiU, tripart. Canon. ReguL /M. Il, eeyp. 69. Tambor. de Jur. abb^ œltp. S^y qumt. ky art. 9.
ai hi oongrégaliou de Marbach eult pouc fendaieur un homme zélé pour ta gloire ûjOr saint-siége et qui s'opposa fortement ajit icbisnie causé par rempcreor Henri IV^ ku congrégation. d'Arooai^e eut aussi pour un, de ses fondateurs nn saint bomme qpi ne. Ibl* pas. anjmé d*un moindre zèle, et q^uip, ffjani été élevé an cardinalat par le pape> Ifàr*at H et fait évéque de PaiestriAe^ fut, employé par ce pontife en plnsieurs léga*lions pour soutenir l'intérêt oe, l'Eglise cou* Ire le ipéme empereur,
Areuaise, situé çrocbe papaume euAc*^ tots-, était on lieu q^ui servait dé. retraite aux. voleuTi ; mais environ I*Ud 1090 il fut «an^ti^ fl^ par r» demeare de trois sainta ermites,; saroir t H^ldicmac de ToUrna|, Gonon ov Conrad; qoi fut depuis, cardinal,, et. Roger ifArras, qnf.bâtfrent en.ce. tien iwie.ceUaiek oq oratoire quits dédièrent ea rbooneur de là sainte Trinité et de8aiolNicoras«,Lambert,, étèqne d'Arra^, confirma cet étabJJstementi par srs lettres du 21 octobre 1097, adressées, à Gonon. C'est ce qui fait que plusieurs, ne mettent le cororaencement de cette couAréga*thm q»*en cette année ; mais il paraît par ces mêmes lettres qu'iRteldemar* était déjà, mort, et il est marqué comme premier pcér*ràt établi par Conon en t090 dans le cat^o-^ gfie des aobés de cette abbaye, donné par HMi de Sainte*Martbe„ qui onX aussi râipporté son épitaphe,. où il est q,ualifié de (ou* «latciir de celte abbaye, qui lut guuvjeniée par dca prévMs jusqu'au temps de saint Ber* iranf, que Gervais, qui étak le troijiàme prévôt, et qui avait succédé ca 1124 k Kicbec,. prit la qualité d*abbé,. qiii a été ausal door née i ses successencs.
Ce 6ervais est qualifié inslituteuc de la congrégation, peut-être à cause, que sous son ^uvernemcnt cette abbaye devint cheC db vrjtgt«hult monastères ; mais il y a long* lemps qu'elle ne aobsiste plua, et 1^ dernier cbapitfe générai ^e tint Tan 1470. Les mo« iKisières de Hcnoein Leïtard à trois lieues de Rouai „ de SaintrNicolafi à Touroay, de CluNiues et de Mlareles en Artoia« endepen* daient, aussi bien oue cens de Wernestoo» Ztmebeek i-t.SœtenoaJi en Flandre, de Saint- Jean à Valeocienoes^ de Saint-Ccépin. ei da* Sahit-Léger 4Soissons. Bile avait aussi quatre prieurés eo: Irlande, deux à Dublin, un ARathoj^ dans, le comté deKéri,et â Ratlikète danff le comté de Limérik, et quelques autros en Angleterre.
Ils. éUWnIt bablUéale blMt» ee an , . du cardinal de Vilry ils étaient analères, mangeaient point de iianda« ne fwlaieat pohit de linge et gardaient tui étroit silence.
Voyex Sammarth. Gntt. C/irts/ion. tom. IV, pof, &. Panot, AW. Pripart. Canonic. R^mL lib^ièt €mp>,§SiL Lemit«e, Origine et ifutituHpn de^ âéweiFUê e9m§régL eatm la Têgi»> A «Mi jkvgmL Timbuf . de Jmre abb. ftom. H. éiepui, âik, «ii<u4 k, on. 7. Cardinaiia do Vikrineo, IfMl. OtfidenL cap. 33L
Quand* la congrégation d*Af raosim bVish>ii,.eU^ enl unc^ partkohiirité fuènos» pacatt aumb^bie au daoil one les qoatm peeinièr»! filles de CtlMoa gaodaiaati snr le fréoéval <fe Leqr Ofdro ( IToy; Gtmaui). Ai» fcrkbhé d*Hé* nin^Liélavui qu'on qualifiait db pri«nr de loKdr^ Vabhè de Baisseauviile, iyo*oa af>p<*. lait le sous-pcleut^ an^îenl, oonf^inlemffit aven l'abhè 4e^ Sainln*<lfiHria de Bontaifne, à qui( on aucaîA p« donner la tilfe et li^rtprieur» no» sorte da pHUidiAii snr la gênent dO'toolie la congrégatiouh Hélyea a namné oeflkEdes OMMiaalèreftOorbanoîni^sqttla'agré-
Îèrent^ècet inatiAulL Yoéci la nomenctaliire «s poincipales; maisons qn» entrèrent danf qelte aongrégalioft, anêvani le f ang dt» lenr agrégation :; 1* Arronaise; S* Hénin-Lié- Lai-d, diocèse d'Arraa; âr Sainle-Marieau* Rois, oa Rnisaoau ville, diocèse dé Boulogne; 3° Saint-Marlie de Boulogne; 4* Saint -CrépineiHCIk»il , sosua lea maos de Sotsai»ns; 5* Ckauoy, dil ploft faed) Soint-Bloi-FonlaiBe, di#cèfe do Noyiojk; 6* Saint^Tulmer es Bonlngoe;7-C3(sotng,diDeèfiedeToarBay;8'Saintteger» àiSoîseons:; 9r Saîaft-Haed de Toaniay ; iO* Mazool^ diooèse. d'Arvas.; 11' Btaulieo, d^se de Boulogne;: 12» CtairM, dtecrte d'Awieoa; 13^ Choques, diocèse de Saint- Orner; 14* de Waaneta;», dioeèso d^¥pres; W Skimback. dkMèsa^dTpre»; t6-CMNltofi.
dioeèstf de Langpes; IIC^ CliaUriees, dl«ieès« de Cb4lQm;l«^Boudeaaville, diocèae de^Beologni»;: ii9f SaiatWean de Valenctenaes , d40eèMe)doeaaihaai.; 2fi* Pkalempin, diocèse de tomrmy ; Mw Ssà nt-Banhélem^y de Bn« ge§. oa dKakvnt: 9Sr Auircy, diocèse de Tœl; as* Soeieodiiel, diocèaedis Bruges.
Ba.peo de: temps, non-aeiilemenl la FIsn* 4oe,. mais l'Anglstenre, VEcoase, lu Boor-
Kine.et res<paya les nlua. éloignés^ Mimme ta togiie, reçurent do l'insUtui d'Avmnaifs d^s QplonieSi de eotigieuv, les prêtais de cvs noQveUes maisona s'obligea nt' à se pesdvr chaque année dans celle d^Armaai«e, et d*y aMiatec asb chapitre géoéval db lf ordre.
Parnna halle datée de haïaae, la ISd'avriUiaO^ ei adsessée à tout KorApe d'Arrouaîso, le pape kmocem N approuve N cposlitotlona de ceti instifeut e» KétahKe^emml de ta nègle de saint Aoffuslin dans les maisona qui le composent^ Gervais, Aindalevrde la oongrévaiion, recul de saint Bernard Is plan dn sa Béfarme*; c'est one preov€ de plus de l'infinanee: de saint BeananI, qna Iss hi»toHMtft de sa fie ne devraient pas asUicr. G«cvaia a^aiâ pnîsè los prén^pea te son |{ee vernpment dans l'ordre de Clieaov. Il avaij des frères convesa qe'iP hMsnilt IrevyaiHer. H
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