‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 90 sur 118 · HAR · texte numérisé non relu

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»r*H anM un nombre égA dé cônterses répaoJues dans les habilatioiis dépandantefl da monastère ; car, comme le dil Gautier, qui a 6cTit rMsIbire des commeficemonta do l'ordrr, il recetait à la eanvÊrHon presque loQles les personnes des deux sexes qui se présentaleot pour vivre sOus ses lofs. C'étaîr rei^rtt do temps, dH Gosse, qui ttois fottrsit ces délailf , et nous y trouvons, nOtts, un exemple de plus à ajonler à ceux de Foute- Traait, de Saiot-Sulpice,' etc., où îl y a?ait lei denx sexes. Sans faire comme Robert d'Arbrissel, Gervais,. ainsi que saint Norbert» re^ut toutes les femmes qui se donnèrent à lui; il lés plaçait dans un clotlre séparé, quoique dans un même monastère. Ce mélange singulier occasionna dans la congrégation d*Arrouaise les mêmes abus que dans Tordre de Prémontré. On fut ohligé dans celui-ci, Tingf ans après sa fondation, de bâtir pour Tes religieuses des maisons séparées : les Arrousiennes ne furent supprimées que dans le sîccio suivant. Un chapitre général et un concile proYincial en ordonnèrent successivement lextinction. Au reste, HélyoC n'ayant pas connu ces religieuses, nous leur consacrerons un article dans le Supplément.. I^es cbapitres nombreux des constitutions lArrooaise contiennent plusieurs belles prescriptions qui ont beaucoup de rapport BOX usages monastiques. Les psaumes se cliantaient par cœur,^ et cet usage dura jusqu'au xvir siècle. Tous les chanoines tant lelirés que non lettrés devaient assister au chœur, excepté les iniïrmes, qui se tenaient dans Tarrière-chŒur tu r0lro elioro. Le réformateur, qui s'attacha spécialement i régler ce gai concerne Toflice divin, établit une Ulurgie particulière, qui devint célèbre, mais qui D*est plus connue aujourd'hui. Le genre de vie fut tel A Arrouaise, que Gara- Mtuel,abbé de Tordre de Cîleaux, appelant les rengieox de cette congrégation Gervaiiens^ du nom du réformateur, prétendait que ces religieux n'éiaienf ni' moines ni chanoines, mais quelque chose entre les deux, «}u*U exprimait par le mot Canon/co-Ctslercienir, expression singulière et peut-ètVe ridfcure. Avant eC après la réforme de Gervais, lés balles des papes, les décrets des évèques,etc., concernant Tes religieux d^Arroualse, leur ('Q( toujours donné le titre de ebanoines. tiervais« qui n*avait pas été élu en itikt comme le dit Hélyut, mais en tI21, donna, malgré la réclamation de tout Tordror sa démission de son abbaye et do généraîat, sur la fin de Tannée tiki. Il vécut encore dans i exercice de toutes les vertus jusqu'au 18 septembre tnf. Pour maintenir Tesprit religieux dans les chanoines qu'il chargeait des cures, il y melluit plusieurs confrères ensemble, avec Tobligation d*y vivre comme dans là maison mère. Gervais vit saint Malarhie d*Armach et saint Laurent de Dublin, embrasser sa réforme, qui a produit Kîusieors hommes remarquables, tels que autJouin,évéque de Noyon;Milon, deuxième du nom, èvèque de Térouanne, etc. Dans le xu' siècle, sous Fulbert, troinème abbé^ il

s*éleva un peu de trouble et un schisme dans l'ordre. Le général abdiqua l'an ifGI, et niDurutcinq' ans après, le âociobre. C'était un homme oe mérile. Lambert, son successeur, homme savant rt de mœurs bonoétes, n'avait point fa vigilance nécessaire A sa position cl if faissa dépérir la discipline* Ce fut dans fa première année de son aduiinisfrailon que (es reliqnes de sainte Monique furent transférées aOstle à l'abbave d'Ar* rouaise. Ce supérieur laissa, après treize ans de gouvernement» le temporel de son abbaye dans un état déplorable. Sous Tabbé Pierre I'% élu en Tan 1237, il y eut une réforme do l'ordro.

Les religieux d*Arrouaise, sous Tabbé Gervais, portaient un scapuiaire semblable à celuf des Cisterciens, pour le travail, mais ni le travail des mains, ni le scapuiaire ne furent en usage dans toutes les maisons de Tordre. Au reste, dans rinslitutd'Arrouaise, on ne fit usase du scapuiaire qu'autant que dura (a loi do travail des mains, et que le plus grand nombre des religieux fut composé de frères lais. Lvs cli«noines arrouaisiens ne portaient le surplis (^'à certains jours, à certaines (8les, et même a certaines heures. Ainsi' ils ne portaient fà% l'a surplis à matines, ni aux jours de travail. Au It* siècle, rabb'iye d' Arrouaise fut réduite en cendres par une armée (probablement celle de Louis Xf, qui ravagea rArlois en lt»T5). Les reliai gieux firent une quête pour fa réparer, et

fiorlèrent, suivant Tusage connu, leurs rot iques de localités en localités» pour se procurer des aumAnos, en excitant la piété des fidètes; mais tes Odèfes eux-mêmes étalent dans la misère, la quéle produisit peu. Dans ce siècle fes cbapitres généraux n'avaient plus lieu, mais la congrégation subsistait encore, et Tabbé d^Arrouaise conservait sa juridiction, du moins sur quelques membres de son institut*. Au xvr siècle, il en coûtait beaucoup pour être religieux à Arrouaise, et pour donner lo preuve des exigences, nous citerons un ou aeux articles des objets dt*raandés. Ainsi le novice devait fournir: flt à ung chacun religieux, ung couteau argenté de la valeur de viii s. — A M. l'abbé une paire de couteaux de la valeur d'ung noble. — Au prieur et an maître des enfanis, à chacun une paire de xvi s. — Au page de &r. l'abbé, viii s. — Au palefrenier deMonsieur, Tis.Tous Tes valets, jusqu'au dernier, étaient couchés sur Vétai de ces dons à Caire, et cet éiai se terminait parcelle phrase d*un sérieux ridicule : « Avec tout cela il faut que le novice soit Bon enfant.» Il v avait encore d*au» très impôts de celle espère, un par exemple pour être assis sur le banc de pierre, au cloître et en chapitre. Ces usages, condamnables en Quelques choses, et surtout dans les monastères rentes , restèrent pourtant dans quelques maisons jusqu'à la rérolotioa de 1789.

Dans lé même siècle (en 15G0),les religieux d'Arrooaiso furent, pour la première fois, gênés dans l'élection do leur abbé, par le gouvernement espagnol i maître alors des

DicnoifRAmc Des ordrrs religieux.

Tayi-Bas et de l.i Flandre, et qui imposèrent le nom de celui qu'ils Toulaient roir abbé. Celle élecUon luAuencée eut lieu en elTet. BieniAt l'abbaye d*Arrnuaise elle-même rcfourna sous la juridiclion de Tévique d'Arras, et pea à peu s'en allait cette belle et édiflante congrégalinn 1 Les malbeurs de la . guerre avaient réduit les Chanoines i un /petit nombre dans la maison; les antres . élaienl. les uns çd et lA on chei leurs parenfs, les autres entrés dans quelque antre institut, ou autre maison d'Arrouaisiens. Vers la fin dn xvir siècle et au commence* ment du x?iii% il y eut une sorte de réforme et de résurrectiun de la congrégation arec un certain succèi. Ces tentatives édifiantes étaient dues à l'abbé Hallét qui eipTa dans los 5entimefils de la plus vive pieté le 27

tuillet 17t0. Il eut pour successeur un nommé >ambrinnest nommé par le roi, et qui se fit pourvoir à Rome, car les religieux refusaient de le nommer. Après la mort de Dambrinne^» le roi donna l'abbaye en commende au cardinal de Gesvres, archevêque de Bourges; mais on refusa à Rome d'accorder des bulles de commendataire pour une abbaye chef d*ordre, et eu 1725 on fit A Arrouaise l'élection (inOucncée par la nomination du roi) de Philippe Lescourcbent, sévère, économe, régulier, mais imprudent. Sous lui finit la

{'oridiclion^d'Arrouaise sur la maison de Ilalrfai« la dernière qu'elle eût conservée. Cet abbé vaniteux fit faire lui-même l'épitaphe pompeuse que l'on voyait sur sa tombe et que nous avons lue. Les autres abbés, nommés par le roi, furent tous des abbés réguliers et bénits. Sous l'abbé Tabary, l'église d'ArrouaIsc, en reconstruction depuis plus d'un siècle, fut enfin terminée. La première pierre de la nef et de la loor fut posée en 1780. Tabary était encore abbé en 1788, et vraisemblablement fut le dernier supérieur de celle congrégation, ne desservant plus alors que trois cures régulières, et qui avait pour prieur F. Gosse, religieux instruit et iqborieux, qui a donné une Histoire intéressante de son abbaye et de son institut. Telle fut la congrégation d'Arrouaise, qui a éré

f;ouvernée par cinquante supérieurs, dont es trois premiers portèrent le litre de prévOl, et dont le second, Conon, devint évêque et cardinal ;congrég«'iilon qu'Hélyot avait peu connue, qui méritait de rêtre davantage et à laquelle nous aurions dû réserver un article étendu dans notre Supplément, article que nous lui consacrerons peol-êlro, Fans.nous borner. à faire connaître seulement les religieuses Arrouaisicnnes, dont aucune histoire des ordres monastiques n'avait parlé avant nous.

Histoire de Vabbaye et de rancUnne con-grégationdeëChaiioinrt llégullers d'Arrouaise^ avec dei nofei critiquée^ hUtorvjueê et diplo^ matiquei; par M. Gosse, prieur d'Arrouaise, de 1 académie d'Arras, 1 vol. in-^**. Lille, Uanel, 1780. B-D-B.

MARC (CBBVlLIBftS DB SllVr^ )• Tïïfil

Chiume.

MARC DB FLORENCE ( DovuncâiKS m

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