‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 1 sur 389 · TOUS DROITS RÉSERVÉS · texte numérisé non relu

TOUS DROITS RÉSERVÉS

Imprimatur

Parisiis, die 6 Januarii 1908.

f Franciscus, Card. RICHARD, Arch. Par.

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[suite)

MEZUZA (hébreu: mezûzdh .), inscription que les Juifs suspendaient à leurs portes. La Loi avait ordonné aux Israélites d’avoir sans cesse à la main et devant les yeux certains préceptes et de les écrire sur les poteaux de leurs maisons et sur leurs portes. Deut., vi, 8, 9 ; xi, 20. Dans l’Ancien Testament, il n’est fait mention d’aucun personnage qui ait vu dans cette prescription autre chose qu'une invitation pressante à ne jamais oublier la Loi. Après la captivité, quand se développa le pharisaïsme, on se mit à entendre la prescription dans le sens le plus littéral, d’où l’institution des tephillim, voir Phylactères, et de la mezuza. Ce dernier mot se lit plusieurs fois dans la Bible, au pluriel, mezûzôt, avec le sens de « poteaux de porte ». Exod., xii, 7; xxi, 6; Deut., vi, 9; xi, 20, etc. Sur un morceau de parchemin, on écrivait, en lettres hébraïques carrées, cf. Megilla, i, 8, formant vingt-deux lignes, les deux passages du Deutéronome, vi, 4-9; xi, 13-21. Sur le revers du parchemin, on traçait le nom de Dieu, ntr, Saddai; on roulait le parchemin et on l’enfermait dans un jonc ou une boite oblongue munis d’une ouverture de manière à laisser apparent le mot saddai (fig. 280). On suspendait ensuite le tout au poteau droit des portes de la maison et des chambres. Les portes des synagogues ne portaient point la mezuza; au Temple, on ne la fixait qu’à la porte de Nicanor. Cf. Josèphe, Ant. jud., IV, vin, 13; Berachoth, iii, 3; Schabbath, vin, 3, etc. Parmi les sept petits livres du Talmud de Jérusalem, le second traite de la mezuza. Cette pratique, du reste, n’était observée que par les Juifs rigoristes attachés à l’observance littérale et servile des préceptes. L’Evangile, qui parle des phylactères et des franges, Matth., xxm, 5, ne fait aucune allusion à la mezuza. Cf. Dassovius, De rilibus Mezuzæ, dans le Thésaurus d’Ugolini, t. xxi; Iken, Antiquitates sacræ, Brême, 1741, p. 536; Schürer, Geschichle des jüdischen Volkes, Leipzig, 1898, t. ii, p. 484-485. H. Lesêtre.

Ml AMI N (hébreu : M îyâmin, « de la droite »), nom de plusieurs Israélites dans le texte hébreu. La Vulgate a transcrit le nom de l’un d’entre eux, I Par., xxiv, 9, par Maiman (voir Maïman, col. 579), et elle a écrit Miamin un nom que l’hébreu écrit AJinyâmîn. II Esd., xii,

17 et 40 (41). On regarde Miamin comme une contraction de Minyâmin. Voir Miamin 3. Un Lévite qui vivait du temps d’Ezéchias, II Par., xxxi, 15, et que le texte original appelle aussi Minyâmin, est nommé dans |

la Vulgate et dans les Septante Benjamin. 11 fut chargé avec quelques autres, sous la direction de Coré (voir Coré 6, t. ii, col. 972), de la distribution des revenus sacrés aux autres Lévites.

1. MIAMIN (Septante : Meaixiv ; Sinaiticus : ’Aixapecv; Alexandrinus : Msauig.), un d’entre « les fils » de Pharos qui avait épousé une femme étrangère. Esdras l’obligea à la renvoyer. I Esd., x, 25.

2. miamin (Septante : Miap.lv), un des prêtres qui signèrent l’alliance contractée entre Dieu et le peuple du temps de Néhémie. II Esd., x, 7 (hébreu, 8).

3. MIAMIN (Septante : Mcapsiv), un des prêtres qui revinrent de la captivité de Babylone avec Zorobabel. II Esd., xir, 5. Certains commentateurs pensent que c’est le même prêtre qui signa l’alliance du temps de Néhémie. II Esd., x, 7. Si l’identification est fondée, il aurait atteint un âge très avancé. Plusieurs croient aussi que c’est le Miamin mentionné, II Esd., xii, 17, 40 (hébreu, 41), et que le texte hébreu appelle Minydmmdans ces deux passages. Dans II Esd., xii, 17, Phelt.i est nommé comme représentant de la famille sacerdotale de Miamin et de Moadia. Comme deux noms sont unis dans cet endroit, quelques critiques soupçonnent que Phelti représentait la seule famille de Moadia et que le nom du représentant de la famille de Miamin est tombé du texte. Ce Miamin peut être celui qui était revenu de la captivité de Babylone et qui serait mort avant cette époque, ou bien il faut l’identifier avec le Miamin que la Vulgate appelle Maiman (col. 579). Dans ce cas le Miamin dont parle II Esd., xii, 40, serait un autre personnage du même nom. Il sonna de la trompette à la dédicace des murs de Jérusalem relevés par Néhémie.

MIBAHAR (hébreu : Mibhar, « choix » ; Septante : M s6a Alexandrinus : Maëâp), (ils, d’après la Vulgate, d’Agaraï, un des vaillants soldats de David. I Par., xi, 38. Le texte hébreu peut se traduire « fils d’un Agaréen », ou bien « le Gadite », c’est-à-dire de la tribu de Gad, en changeant le i, r, en t, d. Voir Agaraï, t. i, col. 263. La correction « le Gadite », facile à expliquer par la confusion qui s’est établie assez souvent entre le d et le r de l’alphabet hébreu, s'appuie dans le cas présent sur cette circonstance que Mibahar semble

MIBAHAR

MICHAELIS

correspondre dans la liste parallèle des gibborîm de David à Bonni (hébreu : Bânî), le Gadite.ll Reg.,xxm, 35. Trois manuscrits hébreux de Kennicott, les versions syriaque et arabe portent « le Gadite ». I Par., xi, 38. Le nom de Mibahar peut être aussi altéré, mais les diverses tentatives qti’on a faites pour essayer d’en rétablir la forme primitive ne sont pas satisfaisantes.

MICHA, nom, dans la Vulgate, de sept Israélites dont l’orthographe est plus ou moins différente en hébreu, selon que la forme en est pleine, développée ou contractée. La signification en est : « Oui (est) comme Yâh ou Jéhovah. » La Vulgate elle-même a rendu de façons diverses les noms hébreux. Voir Michée.

1. MICHA ( Mikâ dans II Reg. (Sam.), ix, 12 ;Mîkdh, dans I Par., vin, 31, etc.; Septante : Miyâ), de la tribu de Benjamin, fils de Miphiboseth ou Méribbaal, petit-fils de Jonathas et arrière-petit-fils de Saül. II Iteg., ix, 12; I Par., vin, 33-34: ix, 39-40. Micha eut plusieurs fils : Philhon, Mélech, Tharaa et Ahaz. 1 Par., vm,35; ix, 41.

2. MICHA (hébreu : Mlkijâh • Septante : Miyataç), père d’Achobor. Achobor ou Abdon (l. I, col. 147) était un des principaux de la cour de Josias, roi de Juda. IV Reg., xxii, 12; II Par., xxxiv, 29. C’est peut-être le même que le Michée, fils de Gamarias, dont parle Jérémie, xxxvi, 11. Voir Michée 3, col. 1063.

3. MICHA (hébreu : Mikâh; Septante : Mr/â), de la tribu de Ruben, fils de Sérnéi et père de Réia.

I Par., v, 5.

4. MICHA (hébreu : Mlliâ’ ; Septante : Miyâ), lévite de la branche de Gerson, descendant d’Asaph, fils de 7 chri ou Zébédée et père de Mathanias. I Par., IX, 15;

II Lsd., xi, 17, 22. Voir Mathanias 2, col. 863.

5. MICHA (hébreu : Mikâh; Septante : Miyd), lévite, fils d’Oziel, de la branche de Caath, frère de Jésia et père de Samir. I Par., xxm, 20; xxiv, 24-25. Il fut un des chefs des lévites du temps de David.

6. MICHA (hébreu : Mikâ' : Septante : Mi-/d), lévite contemporain de Néhémie. 11 fut un des signataires de l’alliance contractée entre Dieu et son peuple. II Esd., x, 11 (hébreu, 12).

7. MICHA (Septante : Miyâ), de la tribu de Siméon, père d’Ozias. Ozias était un des princes de Béthulie, lors du siège de la ville par Holoferne. Judith, vi, 11.

M5GHÂEL (hébreu : Mikâ’êl, « qui (est) comme Dieu? » Septante : MtyaoX), nom d’un archange et de neuf ou dix Israélites. Ce nom avait été déjà porté par un Israélite du temps de Moïse ; les autres Michaël ont vécu entre l’exode et le retour de la captivité de Babylone.

1. MICHAEL, père de Sthur, de la tribu d’Aser. Sthur fut l’explorateur de la tribu d’Aser envoyé par Moïse du désert de Pbaran dans la Terre Promise pour la visiter et en rendre compte ensuite au peuple. Num., xiii, 14 (hébreu, 13).

2 et 3. MICHAEL, chef d’une famille de la tribu de Gad, qui résidait dans le pays de Basan. I Par., v, 13. C’est peut-être le même qui est mentionné dans le verset suivant comme fils de Jésési et père de Galaad.

1 Par., v, 14. Un certain nombre de commentateurs les distinguent cependant l’un de l’autre.

4. MICHAEL, lévite, fils de Basaïaset père de Samaa, un des ancêtres du musicien Aseph. I Par., vi, 40.

5. MICHAEL, de la tribu d’Issachar, fils d’Izrahia, frère aîné d’Obadia, de Joël et de Jésia, un des chefs de famille de sa tribu. I Par., vii, 3. Il est peut-être le même que le père d’Amri. Voir Michael 8.

6. Michael', de la tribu de Benjamin, fils de Baria, un des chefs de famille de sa tribu. I Par., vin, 16.

7. MICHAEL, de la tribu de Manassé, un des chefs des troupes de sa tribu, qui alla rejoindre avec plusieurs autres David à Siceleg. 1 Par., xii, 20.

8. MICHAEL, père d’Amri, du temps de David le chef de la tribu d’Issachar. I Par., xxvn, 18. Voir Michael 5

9. MICHAEL, un des fils du roi Josaphat. Son père laissa la couronne à son fils aîné Joram, mais il donna de grandes richesses à ses autres enfants et Joram les fit tous périr quand il se fut affermi sur le trône. II Par., xxi, 2-4.

10. MICHAEL, père de Zébédia et fils ou descendant de Saphatias. Zébedia revint en Palestine en même temps qu’Esdras, ayant avec lui quatre-vingts hommes. I Esc!., viii, 8.

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