NAAS (hébreu : 'lr-Nâhds; Septante: iréXtç NaSç
ville qui, comme beaucoup d’autres, se trouve mentionnée dans les listes généalogiques deJuda. I Par.,iv, 12. Elle aurait eu pour fondateur Tehinna, et est complètement inconnue. On a cependant cherché à l’identifier avec Deir Nahâs, près de Beil-Djibrîn. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1881-1883, t. m, p. 258; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Nantes and places in the Uld and New Testament, Londres, 1889, p. 92. A. Legendre.
1. NAASSON, orthographe dans le Nouveau Testament, Matth., i, 4; Luc., m, 32, du nom d’un descendant de Juda qui, dans l’Ancien Testament, est toujours écrit Nahasson. Voir Nahasson.
2. NAASSON, nom, dans la Vulgate, d’une localité complètement inconnue, située dans la Haute Galilée, non loin du lieu où était né Tobie, dans la tribu de Nephthali. Tob., i, 1. Au lieu de Naasson, le texte grec porte ’Ao-qp. Voir Aser 5, t t, col. 1090.
NABAIOTH (héb reu : Nebdyôt ; Septante :NaêauL6), fils premier-né d’Ismaël et père d’une tribu arabe. Gen., xxv, 13; xxvm, 9; xxvi, 3; I Par., i, 29; Is., lx, 7. Ce nom est associé à celui de Cédar, autre tribu arabe, descendant du second fils d’Ismaël, dans Isaïe, lx, 7, comme dans les inscriptions assyriennes. Ces dernières, en effet, mentionnent les Nabaitai auprès des Qidrai, et appellent leur pays mât Nabaitu (on trouve aussi Niba’ati, qui se rapproche du samaritain nN33, Nebâ’ôt, mis pour nVjn, Nebayôt). Cf. E. Schrader, Die Keilinschriften und das Alte Testament, Giessen, 1883, p. 147. Les annales d’Àssurbanipal nous racontent une expédition de ce monarque contre Natnu, roi des Nabaitu, qui avait pris part à la révolte des Arabes et fut défait comme eux. Cf. Frd. Delitzscb, Wo lag das Paradies ? Leipzig, 1881, p. 296-301 ; G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique, Paris, 1895-1899, t. m, p. 439. Il faut distinguer ces Nebâyô(=Nabaitu des Nabatu dont parlent les inscriptions de Théglathphalasar III, de Sargon et de Sennachérib, et qui appartiennent à la famille des Ararnu ou
NABAIOTII
NABLE
Araméens cantonnés près de Babylone. Pour l’identification des Nabaioth avec les Nabatéens ou Nabuthéens, voir Nabuthéens. A. Legendre.
NABAL (hébreu : Nàbdl ; Septante : N4ëa>.), Israélite de la race de Caleb. Nabal, dont le nom signifie « fou », était un riche propriétaire qui habitait Maon et possédait trois mille brebis et mille chèvres. Sa dureté et sa méchanceté le rendaient digne du nom qu’il portait, tandis que sa femme, Abigaïl, était remarquable par son intelligence et sa beauté. Voir Abigaïl, 1, t. 1> col. 47. Or, pendant qu’il était poursuivi par Saül, David arriva près du territoire de Carmel, dans la tribu de Juda, voir Carmel, t. n, col. 290, et apprit que Nabal y veillait à la tonte de ses brebis. Comme ses gens avaient toujours entretenu de bons rapports avec ceux de Nabal, David envoya demander des provisions à ce dernier. Mais Nabal traita David de vagabond, d’esclave échappé à son maître, d’homme venu on ne sait d'où, ne méritant ni pain, ni eau, ni bétail. Justement courroucé de cette réponse outrageante, David laissa deux cents hommes à son campement et s’avança avec quatre cents autres pour demander raison à Nabal. Avertie par un de ses serviteurs du péril qui menaçait sa maison, Abigaïl se hâta de réunira l’insu de son mari de copieuses provisions et elle se porta au-devant de David. Quand elle l’eut rencontré, elle se prosterna devant lui et s’y prit très adroitement pour l’apaiser et lui faire agréer ses présents. « Que mon seigneur, dit-elle, ne prenne pas garde à cet homme de rien, à Nabal, qui est vraiment ce qu’indique son nom; il s’appelle Nabal et il y a en lui de la folie. » L’ensemble du récit montre que ces paroles ne répondaient que trop bien à la réalité. David lit le meilleur accueil à Abigaïl, accepta les provisions qu’elle amenait et lui promit la paix. De retour dans sa maison, Abigaïl trouva Nabal au milieu d’un royal festin et la raison déjà en déroute. Elle ne lui dit rien. Mais quand, le lendemain matin, Nabal fut redevenu maître de lui-même, elle lui raconta ce qu’elle avait fait. Le malheureux en eut une attaque, dont les suites l’emportèrent une dizaine de jours après. I Reg., xxv, 3-39. Ce fut la punition de son égoïsme, de sa dureté, de son orgueil et de son intempérance. Quant à Abigaïl, elle devint la femme de David. I Reg., xxv, 40- 42. IL Lesétre.
NABAT (hébreu : Nebat; Septante : Naëâtj, père de Jéroboam Ier qui fut le fondateur du royaume d’Israël. Voir Jéroboam 1, t. m,col. 1300. Nabal est souvent nommé dans l’histoire pour distinguer son fils du roi Jéroboam II, mais tout ce que nous savons de lui, c’est qu’il était Éphrathéen ou Éphraïmite (voir Éphratiiéen, 2°, t. ii, col. 1882), et qu’il habitait Sonéda. Ces brefs détails sont donnés la première fois qu’il est nommé III Reg., xi, 26. Dans les autres passages, III Reg., xn, 2, etc.; IV Reg., m, 3, etc.; II Par., ix, 29, etc.; Eccli., xlvii, 29, nous ne lisons rien autre chose que son nom. Une tradition juive, mais sans fondement, identifie Nabat avec Séméi, fils de Géra, ce Benjamitt qui insulta David, lorsque ce prince fut obligé de fuir devant Absalom. Quæst. heb. in lib. Il Reg., xvi, 10, t. xxm, 1356.
NABATEENS, nom ethnique que la Vulgate écrit Nabulhéens. Voir NabuttiÉens.
NABATH (Septante : Nâoêa;, ’Apâv ; Sinaiticus, Naëâ8, NaSâë; voir Vigouroux, Bible polyglotte, t. ni, 1902, p. 508, 520), cousin de Tobie d’après la Vulgate, Tob., xi, 17; son neveu, d’après les textes grecs. Voir Polyglotte, t. m, p. 508. Nabath n’est nommé qu’une fois dans la version latine, xi, 17; il l’est deux fois, dans le grec, xi, 17, et xiv, 10. Le texte latin le mentionne api’ès Achior et les qualifie tous les deux de « cousins
de Tobie ». Les textes grecs sont plus explicites : ils font intervenir quatre fois, de même que la version Italique qui les a reproduits, Achior (sous la forme Achiacar et Achicar, i, 21-22; n, 10; xi, 17; xiv, 10) et s’ils ne sont pas précis sur le degré de parenté qui unissait Achior et Nabath, ils nous apprennent du moins, en plus que la Vulgate, qu’Achior (Achiacar), avait occupé un poste important à la cour de Sennachérib, roi de Ninive, et de son fils Assarhaddon (t. i, col. 143). On y entrevoit aussi confusément que Nabath s’était mal conduit envers Achiacar « qui l’avait nourri »; il avait jeté ou voulu jeter son bienfaiteur vivant dans les ténèbres, mais, par un juste châtiment de sa malice, c’était lui-même qui s’était pris au piège. Tob., xiv, 10 (texte grec). L’obscurité de ce passage serait complètement dissipé par Y Histoire du sage Achichar, si l’on pouvait s’en rapporter sûrement à son témoignage. D’après The Story of Aliikar,from the Syriac Arabie , Armenian, Ethiopie, Greek andSlavomc versions, publiée par F. C. Conybeare, J. Rendel Harris et Agnes Smith Lewis, in-8°, Londres, 1898, Nabath ou Nadan, comme il est appelé, était le neveu et le fils adoptif d’Achichar. Son oncle le combla de bienfaits, mais l’ingrat ne répondit à tant de bontés que par la plus noire ingratitude, il le fit passer pour traître auprès du roi Sennachérib et condamner à mort, afin d’hériter de ses charges. Achichar réussit à émouvoir l’exécuteur et au lieu d’être tué, il fut caché dans une sorte de cave sous la terre. Plus tard, son innocence fut reconnue et Nadan expia son crime. Voir Vigouroux, Les Livres Saints et la critique rationaliste, 5° édit., t. IV, p. 551-572.
NABLE (hébreu : nêbêl, nébél; Septante : vàêlac; trois fois ; ij'aVrvjptov, Ps. xxxn, 2; lvii, 9; II Esd., xn, 27 ; Vulgate, psalterium). Instrument de musique de la classe des instruments à cordes pincées, assimilé par les uns au nablegrec ou au psaltérion, dérivé de la harpe, voir Psaltérion; par d’autres au nefer égyptien, sorte de luth ou de guitare.
1° Description. — Le nable, qui était, sinon d’origine asiatique, du moins très usité chez les Phéniciens, oiS(i>v!ou vâê).a, Athénée, iv, 23, s’introduisit enOccident et fut principalement en honneur dans la Grande-Grèce, où il était appelé vâëXa, vaüï.a. Athénée, iv, 25. Le même auteur cite ce vers de Philémon qui montre la réputation du nable : oùy. om0a vc zë).av; oùSsv oiv o!Sa; àya&ov a\i ye. Ibid., 2i. Nous ne possédons de cet instrument aucune description certaine, permettant une identification exacte. Il était, selon Josèphe, Ant. jud., vu, 12, 3, pourvu de trous (ouverture de résonnance) et monté de cordes « au nombre de douze », dit le même historien, et on le touchait avec les doigts. Sauf ce dernier point, la description de Josèphe n’est pas conforme aux textes bibliques que l’on va citer. Au surplus, il n’est pas certain que le nable grec fût exactement le nébél hébreu.
Des auteurs modernes maintiennent l’identification du nébél avec le psaltérion, faite par la plupart des anciens écrivains ecclésiastiques grecs et latins, sur l’autorité des Septante et de la Vulgate. J. Weiss, Die musikalischen Instrumente in den Heiligen Schriflen des A. T., Graz, 1895, p. 47-48. D’autre part, les anciens rabbins, mentionnant souvent les ouvertures du nable, qui ne sont cependant que les ouïes de résonnance, ont cru que c’était un instrument à vent. Voir Aben Ezra, Di Is., v, 12. Mais une autre tradition hébraïque consignée dans le traité Siltê haggibbôrîm, c. v (voir J. Weiss, Die musikalischen Instrumente, p. 45), l’assimile au luth. Il est remarquable que les instruments à manche, luth, guitare, mandoline, théorbe,
portent en égyptien le nom de © . — nèfer, né fri. Il est vrai que cet instrument n’est figuré dans
NABLE