‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 12 sur 389 · MILAN · texte numérisé non relu

MILAN

MILET

hiver; l’été, il abandonne les terres basses pour vivre de préférence dans les régions montagneuses. On le

trouve fréquemment au Carmel, prèsdeNaplouse et dans le nord de la Galilée. En hiver, il vit par troupes le long de la côte, au sud de la Judée, à l’ouest de la mer Morte et dans les déserts voisins de Bersabée. — Le milan est rangé parmi les oiseaux impurs, probablement sous le nom de ’ayyâh, que les Septante traduisent par Lmvoç, « milan, » Lev., xi, 14; Deut., xiv, 13, alors que la Vulgate donne le nom de milan au dâ’dh, qui est probablement le vautour, voir Da’ah, t. il, col 1195, et le nom de vautour au ’ayyâh. Dans Job, xxvm, 7, il est dit que le sentier souterrain de la mine échappe même à l’œil du ’ayydh, que les deux versions traduisent a lors par vautour. Comme le milan ne pouvait manquer d’étre mentionné, il est probable qu’il est bien désigné par ’ayyâh, ainsi que l’ont cru les traducteurs grecs du Pentateuque. Cf. Tristram, The natural history of the Bible, Londres, 1889, p. 188. Voir Vautour. H. Lesètre.

M5LET (grec : M'Âiyro:), ville d’Asie Mineure, située à l’entrée du golfe Latmique (fig. 283). — En se rendant

EERASTOE NEPQN. Tète de Néron. — ETIITI AAMA.

(Nom de magistrat.) Apollon assis, son arc à la main.

de Macédoine à Jérusalem par l’Asie Mineure, saint Paul, venant de Samos, aborda par mer à Milet. Comme il ne voulait pas aller à Éphèse, c’est à Milet qu’il convoqua les anciens de l’Église d’Éphése. Act., xx, 15-18. Dans une autre occasion que nous ne connaissons pas, saint Paul vint de nouveau à Milet et y laissa Trophime qui était malade. II Tim., iv, 20.

1° Description et histoire de Milet. — D’après Strabon, XIV, I, 6, qui tire ses renseignements d’Éphore, Milet fut à son origine un établissement crétois fondé par Sarpédon, non sur la côte même, mais un peu au-dessus de la mer. De son temps la ville fondée par Sarpédon | s’appelait le Vieux-Mi let. Nélée, originaire de Pylos, | fonda, non loin de là, la Nouvelle Milet, où il s’établit [ avec les Ioniens chassés du Péloponèse par l’invasion 1 dorienne. Strabon, XIV, I, 3. C’est la ville ionienne qui i est surtout célèbre dans l’histoire. Arrien. Anab., 1, 18, ! mentionne les deux cités, la vieille et la nouvelle Milet, !

entourées chacune de fortifications. La nouvelle Milet avait quatre ports dont un pouvait contenir une flotte entière. Strabon, XIV, i, 6. Ces ports étaient protégés par le groupe des îles Tragées, dont la plus grande était Ladé. Assise sur le bord du golfe Latmique près de l'embouchure du Méandre, le plus considérable des fleuves de l'Asie Mineure, Milet voyait affluer vers elle les produits que les caravanes allaient chercher jusqu’à l’Euphrate et au Tigre, ceux de la Carie, de la Lydie et de la Phrygie. Par ses ports, elle recevait les cargaisons que lui apportaient les navires de la Méditerranée. La plaine du Méandre, large et fertile, nourrissait d’abondants troupeaux, qui fournissaient les laines que travaillaient les Milésiens. Strabon, XII, viii, 16; Pline, H. N., vin, xxix, 2 (9). Aujourd’hui la baie a été comblée par les alluvions du Méandre et ce n’est plus qu’un vaste marais dont les émanations empoisonnent l’air. Les

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