‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 13 sur 389 · Carte des environs de Milet · texte numérisé non relu

Carte des environs de Milet

ruines ae Milet se trouvent à sept kilomètres de la mer, et l’emplacement de la ville ancienne est occupé par un village turc appelé Palatia. L’insalubrité du pays n’a pas permis jusqu’ici d’y faire des fouilles suffisantes pour retrouver les monuments antiques. O. Rayet, en 1872, y a découvert les ruines du théâtre. Les fouilles de M. Wiegand ont dégagé quelques restes (fig. 285) des époques hellénistique et romaine. Jahrbuch dek. deutsch. arch. Instituts: Archaol. Anzeiger, t. xvi, 1901, p. 191-199. Milet fut la métropole de l’Ionie, et elle fonda de nombreuses colonies, surtout sur les bords du Pont-Euxin. Strabon, XIV, i, 6; Pline, U. N., iv, 11 (18) ; 12 (26); v, 32 (40); vi, 2 (2); 6 (6); 28 (32). Comme toute la côte, elle fut successivement soumise à la domination des Lydiens, des Perses, d’Alexandre et des Séleucides, tout en conservant son organisation particulière, c’est-à-dire le gouvernement de chefs qu’on appelait les tyrans. Lorsque les Romains conquirent l’Asie Mineure, Milet resta une cité importante de la province, mais au second rang seulement. Voir Carie 1, t. n, col. 279. Telle était sa situation au temps où saint Paul y aborda. Milet était la patrie de plusieurs personnages célèbres de l’antiquité, en particulier de Thalès, d’Anaximène, d’Hécatée et d’Eschine le rhéteur. Strabon, XIV, I, 7. C’est près de Milet que se trouvait le temple fameux d’Apollon Didyméen (fig. 286), connu sous le nom de Temple des Branchides du nom de la famille sacerdotale qui le desservait. Ce temple fut brûlé par Darius, lors de la prise de la ville, et la statue d’Apollon, œuvre de Kanachos, fut transportée à Ecbatane. Séleucus la rendit à Milet. Hérodote, i, 46, 92. 127 ; n, 159; vi, 19. Cf. G. Perrot et Ch. Chipiez, Histoire de l’Art, t. viii, p. 270-280.

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