NÉso, dieu chaldéen. Noir Nabo, col
2. NÉBO (MONT) (hébreu : har-Nebô; Septante : ci po; Naëa-j), montagne du pays de Moab, témoin de la mort de Moïse. Deut., xxxii, 49; xxxiv, 1. Le nom est également mentionné dans l'itinéraire des Israélites à travers la région moabite. Num., xxxm, 47. Dans ce dernier passage, il se trouve en relation avec le mont Abarirn, comme Deut., xxxii, 49. D'autre part, Num., xxvii, 12, Moïse reçoit de Dieu l’ordre de monter sur l'Abarim, pour contempler de là la Terre Promise, comme Deut., xxxii, 49, où l’on ajoute « le mont Nébo ». L’Abarim étant la chaîne de montagnes qui longe la mer Morte, du côté du nord-est, il faut en conclure que le Nébo est un de ses sommets. La Bible en précise la situation en le plaçant « en face de Jéricho », Deut., xxxii, 49; xxxiv, 1; donc à la pointe septentrionale de la chaîne. Il est aussi associé au « sommet du Phasga ». Deut., xxxiv, 1. Voir Piiasga. Eusèbe et saint Jérôme, Onomastica sacra, Gœttingue, 1870, p. 141, 283, le signalent à six milles (près de neuf kilomètres) d'Esbus ou Ilésébon, aujourd’hui Hesbân, vers l’ouest. Sa situation exacte est cependant restée longtemps inconnue, car jusqu’au milieu du xixe siècle on l’identifiait généralement avec le Djébel Attarus, qui se trouve bien plus au sud. Voir la carte du pays de Moab, col. 1144. En 1863, M. F. de Saulcy, arrivé après une heure de marche au bout de la plaine d’Hesbân, sur la route du Zerga Ma'in, et entrant dans le pays montueux, entendit avec étonnement et joie ses guides lui désigner sous le nom de Djébel Nébâ un des sommets voisins. Cf. F. de Saulcy, Voyage en Terre-Sainte, Paris, 1865, t. i, p. 289. C'est, en effet, à cette distance au sud-ouest d’Hesbân qu’on reconnaît maintenant la montagne sur laquelle mourut Moïse (fig. 426). Elle s’élève graduellement du plateau de Moab jusqu’à un sommet de 806 mètres d’altitude, ayant à l’ouest le Ras Siâghah et au sud le Phasga. De cette hauteur, on a parfaitement la vue qui est ainsi décrite dans le Deutéronome, xxxiv, 1-3 : « Dieu lui montra (à Moïse) toute la terre : Galaad jusqu’à (ou jusque vers) Dan, et tout Nephthali et la terre d’Éphraïm et de Manassé et toute la terre de Juda jusqu’à (ou jusque vers)la mer occidentale, et le Négéb et le cercle ( kikkar ) de la plaine de Jéricho, la ville des palmes, jusqu’à Sô'ar ( Se'gor ). » Les voyageurs ont confirmé l’exactitude de ce récit. Il nous suffit de résumer le témoignage de C. R. Confier, Heth and Moab, Londres, 1889, p. 134-139. La vue est la même du Néba et du Siâghah. De ce dernier point cependant le regard plonge plus facilement dans la vallée du Jourdain; du premier, il ne peut s’étendre loin vers l’est à cause du rideau que forment certaines lignes du plateau de Belqa. Au nord-est, apparaissent Hesbân et, par derrière, El-'Al. Au nord, le Djébel Oscha (1096 mètres) ferme l’horizon, cachant entièrement l'Hermon et le lac de