‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 142 sur 389 · NEAPOLITANUS (CODEX) — NEBO (MONT · texte numérisé non relu

NEAPOLITANUS (CODEX) — NEBO (MONT

NEAPOLSTANUS (CODEX), coté 11. A. 7 à la

Bibliothèque nationale de Naples, est un manuscrit du xne siècle, d’après Gregory et von Soden. Il comprend 123 feuillets (0,266 x 0,188) de parchemin à deux colonnes de 37 lignes, et renferme les Actes, les Épitres catholiques et celles de Paul, enfin l’Apocalypse jusqu’à ni, 13. Sa notation ordinaire est 83act catl‘, 93Paul; a 200 dans le système de von Soden. Il a joui d’une certaine célébrité au temps de la controverse des trois témoins célestes (I .loa., v, 7) : Ex codicibus græcis (écrivait Franzelin dans sa dissertation sur l’authenticité du fameux verset) très nominantur in cjuibus versiculus exstat : Dublinensis ( Montforlianus ), Ottobonianus (in Vaticana), Neapolitanus (sæc. xi). Nous parlerons en son lieu de VOttobcinianus ; le Montforlianus est le codex fabriqué au xvie siècle pour relever le défi d’Erasme qui s’était engagé à imprimer le verset dans son édition du Nouveau Testament si on le lui montrait dans un seul manuscrit grec; quant au Neapolitanus, l’erreur est inexplicable, car l’auteur du Catalogue, Naples, 1826, a soin de noter, p. 22 : Deest célébré teslimonium (I Joa., v, 7) quod recenlissima manu adscriptum legilur in pagellæ ora. Tischendorf, N. T. eclit. <§a crit. major. 1872, t. il, p. 337, croit reconnaître dans cette manus recentissirna l'écriture d’un bibliothécaire du xvne siècle. En tout cas, le verset fut ajouté au XVIIe siècle au plus tôt et copié sur un texte imprimé. Martin, Introd. à la crit. text. du N. T., Paris (lithogr. 1886), t. v, p. 18, sur la foi de Scrivener, Introduction etc., 4e édit., 1. 1, p. 296, qui s’en rapporte lui-même à Tregelles, confond notre codex avec le manuscrit de Naples coté II. A. 8. Ce dernier, qui ne présente aucune trace du Comma Joanneum , est du xie siècle et a pour notation 173act cath 21lPauI; a iqj dans le système de von Soden.

F. Prat.

NEBAHAZ (hébreu : Nibhaz; Nibhân, dans quelques manuscrits; Septante: Vaticanus : ’EêXaÇép ; Alexandrinus: ’AêaTaÇèp /.A Naiëiç [même nom sous deux formes différentes]; Lucien : ’EêÀa idole que les Ilévéens ou habitants de ’Avah transportèrent avec eux en Samarie, quand ils y furent transplantés par le roi de Ninive Sargon. IV Reg., xvii, 31. Ce nom a très probablement été corrompu dans les transcriptions, qui sont si différentes dans les manuscrits grecs. On ne l'a pas, en tout cas, retrouvé jusqu’ici dans les documents cunéiformes. Il n’en est fait mention que dans les livres sacrés des Sabiens ou Mendaïtes; ils le représentent comme un dieu infernal, seigneur des ténèbres, qui, assis sur un trône placé sur la terre, touche de ses pieds le fond du Tartare. M. Norberg, Onomasticon Codicis Nasaræi cui liber Adami nomen, Lund, 1817, p. 99-1 0 1 ; Gesenius, Thésaurus, p. 842. D’après les Rabbins, ce dieu avait une tête de chien, mais leur opinion n’a pas sans doute d’autre fondement que celle de l’étymologie qu’ils attribuent à Nibhaz, qu’ils font dériver du verbe ndbah, « aboyer. » Talmud de Jérusalem, Aboda Sara, m, 243; Talmud de Babylone, Sanhédrin, 62 b. Aucun document ne nous apprend qu’un culte ait été rendu au chien dans l’Asie antérieure où se trouvait la ville d’Avah, dont le site précis est d’ailleurs inconnu. Wolf Baudissin, dans Herzog, Real-Encyklopadie, 2e édit., t. x, 1882, p. 529. — Voir Conrad Iken, Dissert, de Nibehas, idolo Avvæorum, dans ses Dissertationes pliilologico-theologicx, Lugduni Batavorum, 1749, t. i, p. 143-176; P. Scholz, Gülzendienst und Zaubenvesen bei den allen Hebraerrt, 1877, p. 399.

NÉBAS (hébreu : >zij (chetib); (keri), Nêbâï ;

Septante: No>ëat),un des chefs du peuple qui signèrent l’alliance avec Dieu du temps de Jérémie. II Esd., x,19.

NEBALLAT (hébreu : Neballat; Septante :Naga/Ar, omis dans plusieurs manuscrits), ville de Palestine;

nommée seulement après le retour de la captivité. Elle fut habitée à cette époque par les Benjamites. IIEsd., xi, 34. Elle est nommée entre Seboïm et Lod (Lydda). C’est le village actuel de Beit Nebâla, à cinq kilomètres et demi au nord-est de Lydda, sur une petite colline. 11 a une population d’environ 300 habitants. On y remarque de vieilles citernes et quelques ruines. Voir Ed. Robinson, Biblical Besearches in Palestine, Boston, 1841, t. ni, p. 30; K. Bædeker, Palestine et Syrie, 1882, p. 143 ; Chauvet et Isambert, Syrie, Palestine, 1882, p. 233; Couder, Palestine, 1889, p. 259.

NEBEL, instrumentde musique. Voir Nabi.e, col. 1432.

NEBO (hébreu : Nebô), nom divin et nom géographique, que la Vulgate a rendu tantôt par Nabo et tantôt par Nebo.

Page 1