‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 159 sur 389 · IX. Bibliographie. — F. Vigouroux, Manuel biblique · texte numérisé non relu

IX. Bibliographie. — F. Vigouroux, Manuel biblique

1 Ie édit., Paris, 1901, t. n, p. 164-168; F. Kaulen, Einleitung in die heilige Sclirift, 2e édit., Fribourg-en-Brisgau, 1890, p. 211-213; R. Cornely, Historien et critica introductio in libros V. T., Paris, 1887, t. il, p. 351-370; C. Holzhey, Die Bûcher Ezra und Nehemia, Munich, 1902, p. 59-68; Nôldeke, ’ Histoire littéraire de l’A. T., trad. franc., Paris, 1873, p. 79-94; Cornill, Einleitung in das A. T., 3e et 4e édit., Fribourg-en-Brisgau, 1896, p. 128-136; Driver, Einleitung in die Litteratur des allen Testaments, trad. Rothstein, Berlin, 1896, p. 576- 592. E. Man gen ot.

NEIHSEL (hébreu : Ne'l'êl, « demeure de Dieu; » Septante : ’Ivar|X; Alexavdrinus : ’A vcvjX), ville d’Asetr. Jos., xix, 27. Elle était située près de la frontière sudorientale de cette tribu à Khirbet Tanin, à l’est de Ptolémaïde, au nord de Cabul, suivant les explorateurs anglais. Armstrong, Wilson et Conder, Nantes and Places in tlie Old and New Testament, Londres, 1889, p. 136; Conder, Palestine, 1889, p. 259. D’autres placent Néhiel à Miar près du Khirbet Yanim. Voir la carte ü’àser. Eusèbe et saint Jérôme. Onomasticon, édit. Lursow et Parthey, 1862, au mot Aniel, p. 42-43,

placent Néhiel au village de Barnjavata, Bætoanæa, où se trouvent des eaux thermales, sur la montagne (du Carmel), à quinze milles de Césarée. Ce site, d’après la carte de Van de Velde, convient au village moderne de Bistan, près duquel se trouve la source d'Ain-Haud, dans le voisinage d’Athlit, à l’est. Cette identification repose peut-être seulement sur l’orthographe du nom dans les Septante, qu’Eusèbe a pu décomposer en Ain El, « source de Dieu » ou « source divine », et considérer comme signifiant une source thermale, douée de propriétés thérapeutiques.

NEH1LOT (Septante : •jnkp tt,ç •/.X/ipovop-ova'/iç; Vulgate : pro ea quæ hereditatem consequitur) : ce nom qui ne se lit qu’au titre du Psaume v, désigne vraisemblablement les flûtes, comme hâlil. La forme plurielle indiquerait peut-être la flûte double, à moins que ce terme ne soit, comme nëgînôt appliqué aux instruments à cordes, l’appellation collective des ay),ot, flûtes et hautbois. Voir Flûte, t. n, col. 2291. Les Septante et la Vulgate ont pensé dans leur traduction au peuple d’Israël qui est l’héritage de Dieu, Deut., iv, 20; ix, 26; Ps. xxxvii, 9, et à l’Église. Act., xx, 28; Rom., vm, 17; Gai., iv, 26. J. Parisot.

NEIGE (hébreu : sélég; chaldéen : telag ; Septante : Xiwv'; Vulgate : nix), eau qui ayant traversé, en tombant des nuages, des régions d’une température inférieure à 0°, s’est congelée sous forme de petits cristaux étoilés, d’une blancheur éclatante. Ces cristaux, en s’accrochant les uns aux autres, composent de légers flocons dont le volume est d’autant plus considérable que la neige tombe de plus haut. La neige fond dans les couches inférieures de l’atmosphère, si la température y monte au-dessus de 0°. Sinon elle recouvre la terre d’une couche blanche qui fond plus ou moins rapidement suivant la température du sol ou de l’air. Sur les hauts sommets les neiges sont éternelles, parce que la chaleur des rayons solaires n’est jamais assez élevée ni assez prolongée pour fondre des couches épaisses.

I. La neige en Palestine. — 1° Il y a des neiges perpétuelles sur les montagnes du nord, dans le Liban, dont le nom signifie « blanc » à cause des neiges qui le recouvrent, et dont le plus haut sommet atteint 3052 mètres; dans l’Anti-Liban, dont un sommet s’élève à 2075 mètres, et plus au sud-est, dans l’Hermon, dont le point culminant est à 2800 mètres. De presque toutes les hauteurs de la Palestine on aperçoit les sommets neigeux de l’Hermon. La neige tombe assez rarement dans le reste du pays. En Galilée, elle reste quelquefois deux ou trois jours avant de fondre complètement. A Jérusalem, elle dure rarement plus de quelques heures. Elle est à peu près inconnue dans les plaines basses et dans la région méridionale. — 2» Les livres historiques ne font que deux fois mention d’une chute de neige. L’un des vaillants hommes de David, Banaias, tua un lion dans une citerne un jour de neige. II Reg., xxm, 20; I Par., xi, 22. C’est sans doute aux traces du lion sur la neige qu’il avait reconnu sa présence dans la citerne. Sous Simon Machabée, le général syrien Tryphon se disposait à partir de nuit avec de la cavalerie pour aller dégager la garnison de Jérusalem, quand la neige se mit à tomber et l’empêcha d’exécuter son projet. I Macli., xiii, 22. — 3° Les écrivains sacrés font plusieurs remarques sur le phénomène de la neige. C’est Dieu qui dit à la neige : Tombe sur la terre. Job, xxxvii, 6; Eccli., xliii, 14. Mais personne ne sait où en sont les amas. Job, xxxvm, 22. Elle tombe des deux et n’y retourne pas. Is., lv, 10. Celle qui descend sur le Liban y reste. Jer., xvnr, 14. Sa chute est comparée à celle de la laine, Ps. cxlvii, 16, à celle de 1 oiseau qui se pose doucement à terre. Eccli., xliii, 19. A cause de sa rareté relative, la neige est ainsi comparée à des

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