IV
NÉRÉGEL-SÉRÉSER
NÉRIAS
lnschriften Neriglissar’s, dans Eb. Schrader, Keilinschriftliche Bibliothek, t. iii, part. 2, p. 10-29; L. Messer. Schmidt, Die Inschrift der Stele Nabuna'ids, in-8°, Berlin, 1896, p. 17-22. F. Vigouroux.
NERFS, cordons fibreux qui relient les différents organes du corps à l’axe cérébro-spinal, et servent, les uns, appelés sensitifs, à transmettre au centre nerveux les impressions ressenties aux extrémités, les autres, appelés moteurs, à porter aux muscles les excitations motrices parties du centre. — 1° Bien que déjà 300 ans avant J. -C. Ilérophile, médecin d’Alexandrie, ait entrevu le rôle des nerfs, le langage vulgaire, chez les anciens et même encore de nos jours, a désigné sous le nom de nerfs les parties blanches et fibreuses du corps, les tendons, les aponévroses, les muscles, etc. C’est en ce sens qu’en parlent les auteurs sacrés. Le seul terme qui pourrait se rapporter au système nerveux proprement dit serait celui qui désigne la moelle, moah, (xoeXoç, medulla, en l’appliquant à la moelle épinière, bien qu’il ait un sens plus général dans les deux passages où il est employé. Job, xxi, 24; Heb., iv, 12. Voir Moelle, col. 1187 ; Frz. Delitzsch, System der biblischen Psychologie, Leipzig, 1861, p. 233. — 2“ Pour terminer sa lutte avec Jacob, l’ange le toucha bekaf yérêk, « à l’emboîture du fémur, » t'o n'/.izo; tgO p.v)po0, « à la largeur de la cuisse, » nervum femoris, « au nerf de la cuisse, » et l’atrophie se produisit aussitôt. C’est en souvenir de ce fait que les Israélites ne mangeaient pas dans les animaux le gid hcm-nâséh, le «muscle ischiatique », celui qui relie la hanche au fémur. L’atrophie de ce muscle obligea Jacob à boiter. Gen., xxxn, 25, 31, 32. ■— 3° Dans les autres passages de la Sainte Écriture, le nerf est habituellement appelé gid, vsüpov, nervus, mais désigne toujours un muscle. Ainsi Job, x, 11, dit que, pour former l’homme, Dieu l’a composé d’os et de nerfs. L'hippopotame a les nerfs des cuisses solidement entrelacés. Job, xl, 12. Dans sa vision de la’résurrection des morts, Ézécbiel, xxxvn, 6, 8, voit successivement evenir sur les os desséchés les nerfs, la chair, la peau, esprit. Isaïe, xlviii, 4, reproche à Israël d’avoir un cou semblable à un nerf de fer. Le mot sôr est employé dans les Proverbes, iii, 8, avec le sens de muscles, dans lesquels la sagesse entretient la santé aussi bien que dans les os. Les versions ont rendu ce mot par ryoïy-a.,
« corps, » et umbilicus, « nombril, » sens que sôr a également. Dans Job, xl, 11, le mot sarir sert aussi à désigner les nerfs ou les muscles vigoureux du ventre de l’hippopotame. Les versions l'ont rendu par ôp.ça 76;, umbilicus, « nombril. » — 4° Pour empêcher les chevaux de courir, on leur coupait les nerfs, c’est-à-dire les tendons des muscles des jambes. Cette action est exprimée par les verbes iqqêr, vEupoxoTOtv, subnervare. Jos., xi, 6, 9; Il Reg., vm, 4; I Par., xvm, 4. Jacob, faisant allusion à la destruction des Sichémites, Gen., xxxiv, 1-31, dit de Siméon et Lévi : « Dans leur méchanceté, ils ont coupé les jarrets des taureaux. » Gen., xlix, 6. Septante : « Ils ont énervé un taureau. » Vulgate : Suffoderunl murum, « ils ont renversé un mur, » traduction qui suppose sûr, « mur, » au lieu de sôr, « taureau. »
H. Lesètre.
NERGAL (hébreu : Nêrgal; Septante, ’Epyél, NtpiyéX; textes cunéiformes : ► -HM-,- tcjt,