‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 172 sur 389 · HT · texte numérisé non relu

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'T), divinité adorée primitivement dans

la localité babylonienne Gu-du-a, Kûtû, la Cutha biblique. Les Rois, IV, xvii, 30, rapportent précisément que les Cuthéens transplantés en Samarie par le roi d’Assyrie après la destruction du royaume d’Israël, s’y firent une idole du dieu Nergal. Son nom Ne(r)-uru-gal, Ne-unu-gal, signifie dieu de la grande cité, 1 ’Arali, le séjours des morts; on l’appelle aussi ilu sa qabri, dieu

du tombeau : Cutha renfermait en effet une nécropole célèbre depuis la plus haute antiquité. On donnait à ce dieu une épouse du nom de La-az, d’ailleurs totalement inconnue. Cutha ayant été englobée dans l’empire babylonien, on fit entrer Nergal, comme les autres divinités locales, dans le panthéon babylonien; on lui donna pour père Mul-lil, « le dieu des esprits de la terre, » « Seigneur de Nippur. » De Babylonie, son culte passa en Assyrie, où Nergal jouit de grands honneurs : il est mentionné parmi les douze grands dieux par Assurbanipal, Sennachérib, Salmanasar, Assur-nasir-habal, Teglathplialasar Ior, etc. Il apparaît, comme divinité protectrice, dans les noms assyriens et babyloniens, Nergal-sarusur, Nériglissor, Nergilos, (Nergal)-saréser, l’un officier de Nabuchodonosor, l’autre successeur d’Évilmérodach, le troisième vraisemblablement fils révolté et meurtrier de Sennachérib. Son rôle de dieu infernal le fit représenter (peu à peu comme « le dieu destructeur », « exterminateur des méchants » (The Cuneiform Inscriptions of the Western Asia, t. u, pi. 54, lig. 73, c. d.; t. iv, pl. 2, lig. 1 b; pi. li, c. iv, lig. 10, « champion des dieux, maître des combats » et enfin dieu de la chasse. C’est principalement comme dieu de la guerre et de la chasse qu’il est mentionné dans les inscriptions des monarques assyriens; J. Ménant, Annales des rois d’Assyrie, p. 44, 203, 290, etc.; 235, 253, 254; Eb. Schrader, Keilinschriftliche Bibliothek, t. ii, p. 106, 216, 17, etc. Son entrée dans le panthéon babylonien lui valut enfin d’être identifié avec la planète Mars, encore honorée sous le nom de Nergil par les Mandéens.

Ce dieu était représenté avec le corps d’un lion. Voir t. i, fig. 69, col. 313. Les textes cunéiformes donnent alternativement le nom de nir-gal ou la désignation idéographique de ur-mah, comme aux lions tués à la chasse par les monarques assyriens, aux lions allégoriques, ailés et à face humaine, qui protégeaient les portes du palais, ün peut voir les hypothèses des anciens commentateurs, actuellement dépourvus d’intérêt du reste, dans Selden, De cliis Syris Syntagma, Leipzig, 1668, p. 313, et dom Calmet, Commentaire littéral sur le IVe livre des Rois, 1721, p. 629.

Bibliographie. — Fr. Lenormant, Les origines de l’histoire, t. i, p. 346, n. 2; 527; Frd. Delitzsch, Clialdàische Genesis, p. 59, 97, 269, 274-276; Wo lag das Paradies, p. 217-218; Sayce, Lectures on the origin and growth of Religion, p. 194-199; les hymnes à Nergal, ibid., p. 128, 496, 509, 511, 530; F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 5e édit., t. iii, p. 577-578 ; Eb. Schrader, Nergal, dans Riehrn, Handivôrterbuch des biblischen Altertums, t. il, p. 1075; Schrader-Whitehouse, The cuneiform inscriptions and the OUI Testament, 1885, t. i, p. 275; P. Jensen, Mythen und Epen, dans Eb. Schrader, Keilinschriftliche Bibliothek , t. vi, part, i, p. 74, 242 , 389, 390, 396, 466, 524, 557.

E. Pannier.

NERI, nom de deux Israélites. Voir Nép.ias.

1. NÉRI, père de Baruch. La Vulgate écrit ainsi deux fois, Jer., xxxn, 12, 16, le nom du père du secrétaire de Jérémie qu’elle écrit partout ailleurs Nérias. Voir Nérias.

2. nÉri (grec : Niqpf), nom d’un des ancêtres de Notre-Seigneur dans la généalogie de saint Luc, iii, 27. Néri était le fils de Melchi, le père de Salathiel et le grand-père de Zorobabel.

NERIAS (hél ireu : Nêriyâh, « lampe de Jéhovah; » Septante : Nvjpiaç), fils de Maasias et père du prophète Baruch et de Saraïas. Jer., xxxn, 12, 16; xxxvi, 4, 8, 14, 32; xliii, 3, 6; xlv, 1; li, 9; Baruch, i, 1. Le verset 59 du ch. li de Jérémie montre que Saraïas était le frère

NÉRIAS

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