‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 229 sur 389 · h’ouza, ou œil mystique · texte numérisé non relu

h’ouza, ou œil mystique

D'après Maspero, Archéologie égyptienne, p. 235.

l’Apocalypse, i, 14; n, 18; xix, 12, ont des yeux qui brillent comme la flamme.

III. Locutions diverses. — 1° Les yeux étant un des principaux moyens de se rendre compte des choses extérieures, on les nomme pour indiquer différentes relations de présence, de connaissance, de jugement, etc. Ainsi « devant les yeux », Gen., xxxm, 11, 18; Exod., vi, 30; Deut., i, 30, etc., ou « aux yeux», Gen., xviii, 3; xxur, 11. 18; Exod., iv, 30; vu, 20; xix, 11, etc., signifient « en présence ». — « Œil à œil » veut dire face à face. Num., xiv, 14; Matth., v, 38. — Ceux qui « servent à l’œil », Eph., vi, 6; Col., ni, 22, sont les mauvais serviteurs qui ne s’acquittent de leur devoir que sous la surveillance effective du maître. — « Hors des yeux » de quelqu’un signifie à son insu. Num., xv, 24; ls., lxv, 16. — C’est « aux yeux » que les choses paraissent telles ou telles, Gen., iii, 6; xix, 14; xxix, 20; Il lîeg., x, 3; etc; c’est « à ses propres yeux » qu’on se juge de telle ou telle manière. Job, xxxii, 1 ; Prov., in, 7; xxvi, 12; Is., v, 21, etc. On plaît « aux yeux » de quelqu’un, Jud., xiv, 3, ou on lui déplaît. Exod., xxi, 8. — « Trouver grâce aux yeux » d’un autre est une locution qui revient très fréquemment pour indiquer la faveur dont on est l’objet. Gen., xxxm, 10; Exod., xxxm, 13; Num., xi, 15; Deut., xxiv, 1; Ruth, n, 10; 1 Reg., i, 18; xvi, 22; Esth., vu, 3; Luc., i, 30, etc. — 2° On jette les yeux sur quelqu’un, quelquefois pour le traiter défavorablement, Gen., xxxix, 7; Am., ix, 4, 8, mais bien plus ordinairement pour exercer la bienveillance envers lui. Gen., xliv, 21; Deut., xi, 12; Job, xiv, 3; xxiv, 23; III Reg., vin, 29, 52; 1 Esd., v, 5; Ps. xxxm (xxxii), 18; xx.xiv (xxxm), 16; ,1er., xxiv, 6; xxxix, 12; xl, 4; Zach., îx, 1; I Pet., ni, 12, etc. — Garder comme la prunelle de

l’œil est la marque d’nne vigilance très dévouée. Deut., xxxii, 10; Ps. xvii (xvi), 8; Prov., vii, 2. — Toucher la prunelle de son œil, c’est s’exposer à un grand danger, Zach., n, 8, comparable à celui d’une épine dans les yeux. Num., xxxm, 55; Jos., xxm, 13. — Arracher ses yeux pour les donner à un autre, c’est porter le dévouement jusqu’aux plus durs sacrifices. Gai., iv, 15. — 3» L’expression « œil pour œil » est une des formules du talion. Exod., xxi, 24; Lev., xxiv, 20. — Être l’œil pour quelqu’un c’est lui servir de guide, Num., x, 31, particulièrement s’il s’agit d’un aveugle. Job, xxix, 15. Chez les Perses, on appelait <c œil du roi », celui qui le représentait dans les provinces et voyait en son nom. Hérodote, I, 114; Xénophon, Cyrop., VIII, n, 7 ; Eschyle, Pers., 979. — Les parents de Tobie appellent leur iils « la lumière de nos yeux ». Tob., x, 4. Chez les Grecs, 6cp0aX(j .âç désigne aussi une chose chère ou précieuse, Pindare, Olymp., n, 11 ; Sophocle, Œdip. rex, 987 ; Euripide, Androm., 407. etc., et les Latins emploient comme terme de tendresse ocuhts, Plaute, Pseud., I, n, 46; Cure., I, iii, 47, et même oculissimus. Plaute, Cure., I, n, 28, etc. — Notre-Seigneur parle de la paille et de la poutre dans l’œil, Matth., vu, 3-5; Luc., vi, 41, 42, pour indiquer qu’on voit plus aisément les petits défauts du prochain que ses grands défauts à soi. — Un clin d’œil est un court instant, le temps de cligner la paupière. I Cor., xv, 52. — Le mot ayîn se prête encore aux diverses acceptions de regard, Cant., iv, 9; Zach., iv, 5; de visage, Ps. vi, 8, et d’aspect. Num., xi, 7; Lev., xm, 5, 55; Ezecb., i, 4, 5; x, 9; Dan., x, 6. — L’œil de la terre est la surface ou l’aspect de la terre. Exod., x, 5, 15; Num., xxii, 5, 11. — L’œil du vin, Prov., xxiii, 31, désigne soit son aspect, soit les bulles qui se forment à sa surface quand on le verse. Il est dit de Juda que ses yeux sont rouges de vin, Gen., xlix, 12, parce que le territoire de cette tribu était fertile en vignes. — Le mot ' ayîn a aussi le sens de « source ». Voir Aïn, t. i, col. 315; Fontaine, t. n, col. 2302. La Vulgate a traduit par oculus Jacob, « œil de Jacob, » l’hébreu en ya âqob, qui signifie « source de Jacob », et que les Septante ont rendu par lui -y rjç Txzwê, « sur la terre de Jacob, » probablement pour Troy-ii ’lotxwë, « source de Jacob. » Deut., xxxm, 28. — Dans Osée, x, 10, le qeri indique qu’il faut lire ‘âvonôtâm, .« leurs iniquités, » au lieu de 'ênotam, « leurs yeux, » py devant être lu pour py. Les Septante et la Vulgate traduisent d’après ce qéri. H. Lesètre.

ŒSTRE, insecte diptère, dont les différentes espèces forment la tribu des œstrides (fig. 461). Les œstres sont

de grosses mouches, beaucoup plus velues que les mouches ordinaires. Voir Mouche, col. 1324. Il existe un œstre spécial pour différents quadrupèdes; le cheval, le chameau, le bœuf, l’âne, le mouton, etc., ont chacun le leur. L’œstre du cheval fixe ses œufs sur les jambes ou les épaules du quadrupède, de manière qu’en se léchant

ŒSTRE

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