‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 234 sur 389 · OFFENSE. Voir Injure, t. m, col. 878; Péché · texte numérisé non relu

OFFENSE. Voir Injure, t. m, col. 878; Péché

2. OFFENSE (MONT de L’) (hébreu : har-ham-mashit, « mont de la perdition ; » Septante : opo; xoü MocrOâO), prolongement méridional du mont des Oliviers, au sud-est de Jérusalem. On l’appelle aujourd’hui mont

| du Scandale. La Vulgate lui donne le nom de Mons Uf-

J fensionis, IV Reg., xxm, 13, et l’hébreu celui de perdition, parce que c’est là que Salomon, pour faire plaisir à ses femmes étrangères, éleva des temples aux faux dieux qu’elles adoraient. III Reg., xi, 7. Le mont du Scandale n’est guère qu’un monceau de rochers nus, sur lesquels on a bâti de nos jours quelques habitations.

OFFICIERS, nom générique qu’on emploie pour désigner ceux qui remplissent des fonctions au nom du roi, et spécialement des fonctions militaires. Aucun mot hébreu spécial ne correspond à ce terme. — Voir les divers titres particuliers, hébreux et grecs, donnés à ceux qui exercent un pouvoir quelconque, Gouverneur, t. iii, col. 283. Pour les officiers militaires, voir Chef', i, 30;

ii, 3° et 4°, t. ii, col. 644 et 645; Armée, t. i, col. 977. — Voir aussi Économe, t. n, col. 1570, Écitanson, col. 1558; Panetier; Cour et les titres des divers officiers de la cour énumérés dans cet article, t. ii, col. 1079; Écuyer, t. ii, col. 1585.

OFFRANDE (héb reu : neddbdh; Septante : éxouuiov, xatà aî'peavv ; Vulgate : oblatio voluntaria ou spontanea), ce qu’on offre à Dieu sans y être obligé par la loi ou par un vœu. Sur l'offrande obligatoire et liturgique, voir Oblation, col. 1727. Sur l’offrande faite à un homme, voir Présent.

1° Avant la loi mosaïque, les premières offrandes faites à Dieu sont celles de Caïn et d’Abel. Gen., iv, 3, 4. Sur l’offrande du pain et du vin par Melchisédecli, Gen., xiv, 18, voir Melchisédecit, col. 939. — 2° Au désert, des offrandes d’objets précieux de toute nature sont faites pour la construction du Tabernacle par tout le peuple et par ses chefs. Exod., xxxv, 5-9, 21-29; xxxvi, 5-7; Num., vu, 2-83. Des offrandes analogues se reproduisent sous David, pour la construction du Temple, I Par., xxix, 5-9, sous Esdras pour sa reconstruction. I Esd., i, 4, 6; vu, 15, 16; vin, 28. — 3° La loi mosaïque autorise et même encourage les offrandes volontaires à Jéhovah. A ces offrandes s’applique spécialement le nom de neddbdh, du verbe nddab, « agir spontanément. » Lev., xxm, 38; Num., xv, 3; xxix, 39’; Deut.,

xii, 17; Am., iv, 5. Elles convenaient surtout à la fête de la Pentecôte. Deut., xvi, 10. Quand on offrait un animal, il devait être sans défaut. Lev., xxii, 18, 21. La loi tolérait cependant, pour ce genre d’offrandes, un animal privé d’une oreille ou de la queue. Lev., xxn, 23. La victime de l’offrande volontaire devait être mangée le jour même ou le lendemain. Lev., vit, 16. — 4° Le lévite Coré fut préposé dans le Temple à la garde des offrandes volontaires, et sa fonction dut passer à ses descendants. II Par., xxxi, 14. Judith, xvi, 23, offrit au Seigneur les dépouilles d’Holoferne. Certaines familles offraient volontairement à tour de rôle le bois nécessaire au service du second Temple. Il Esd., x, 34;

xiii, 31. Les offrandes en argent étaient gardées dans le

trésor. Voir Gazophylacium, t. ni, col. 133. — 5" Les psalmistes annoncent que les rois viendront apporter leurs offrandes à Jéhovah. Ps. lxviii (lxvii), 30; lxxii (lxxi), 10. Les mages présentèrent les leurs à l’enfant Jésus. Matth., ii, 11. II. Lesètre.

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