IV
OIGNON
multipliées par le semis. Dans la race vulgairement appelée oignon d’Égypte ce sont au contraire des bulbilles qui se forment au sommet de la hampe à la place des graines, et qui en remplissent les fonctions.
II. Exégèse. — Les besâlîm que les hébreux au désert regrettaient si vivement de ne plus trouver comme en Égypte (Num., xi, 5) et qui sont mentionnés entre les poireaux et l’ail, sont certainement des oigons ( Allium Cepa). Le nom de cette plante qui en arabe, en syriaque, en éthiopien, conserve les mêmes lettres radicales, les
traductions des Septante, de la Vulgale, des Targums, ne laissent pas de doute à cet égard. I. Lôw, Aramàïsche Pflanzennamen, in-8°, Leipzig, 1881, p. 74. Les Égyptiens modernes désignent encore VAllium Cepa par le nom de basal ou bussul, qui rappelle les besâlîm hébreux (singulier bdsel).
Les Égyptiens, dont les Hébreux regrettent les succulents oignons, ont cultivé cette plante potagère dès les temps les plus reculés. Hérodote, II, xxv, raconte même qu’on dépensa pour les ouvriers de la grande pyramide la somme fabuleuse de seize cents talents d’argent en radis, en oignons et en aulx. Mais ces chiffres qu’on montra à l’historien grec dans une inscription des pyramides sont probablement, selon M. Maspero, Nouveau fragment d'un commentaire sur le livre 11 d’Hé-
rodote, dans X Annuaire de la société pour l’encouragement des études grecques en France, 1875, p. 16, « les chiffres des milliers qui dans beaucoup de proscynèmes, servent à marquer les quantités de choses diverses présentées à un dieu pour qu’il les transmette au mort. » Cf. G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient, t. i, p. 380, note 1. La représentation de ce légume est très fréquente dans les monuments. Ici, à Beni-Hassan, nous assistons à la récolte des oignons : un jardinier les arrache et les lie en bottes. Voir t. ut, fig. 181, col. 927. Là sur un basrelief de Saqqarah, c’est une marchande qui se rend à la ville, une corbeille de légumes sur la tête, et trois bottes d’oignons sur l’épaule. Fr. Wônig, D.ie P/Ianzeti in allen Aeggpten, in-8°, Leipzig, 1886, p. 196. Ailleurs, Leipsius, Denkmüler, Abth. n, Bl. 96, une des scènes d’un marché égyptien, représente un fellah exposant des oignons et du blé dans un panier, et en face deux pratiques apportant en échange l’un deux colliers de verroterie, l’autre un éventail. Cf. fig. 512, t. n, col. 1556, au registre d’en bas à droite. On peut voir au Musée Guimet reproduit d'après une peinture des tombeaux un marchand d’oignons et de concombres attaqué par
467. — Prêtre égyptien offrant des oignons. Thèbes. D'après Wilkinson, Manners and customs, 2“ édit., t. t, fig. 9.
un singe. Mais le plus fréquemment ce qu’on trouve dans les tombeaux ce sont des tables d’offrande, chargées d'oignons, souvent attachés en botte. Comme les Égyptiens estimaient beaucoup cet aliment, ils ne pouvaient manquer de l’offrir habituellement à leurs défunts. Pour les offrir aux dieux on les disposait en bottes ayant la forme de couronne ou de bonnet, Wilkinson, The Manners and Customs, t. i, p. 181, t. n ; p. 515 (fig. 467). Au Louvre, parmi les végétaux antiques du Musée Égyptien, se trouve un carton renfermant une centaine d’oignons (allium cepa) torréfiés, comme on le faisait pour les offrandes d’orge et de blé, V. Loret et J. Poisson, Éludes de botanique égyptienne , dans le Recueil de travaux relatifs à la philologie et archéol. égypt., t. xvii, 1895, p. 184. Du reste on les rencontre souvent bien conservés dans les tombeaux. Rien de plus doux, de plus savoureux que les oignons d’Égypte qu’on mangeait crus ou cuits. Wilkinson, t. n, p. 26, Dans ces pays chauds ils étaient un excellent excitant de l’appétit et souvent la nourriture habituelle. Il semblerait que le nom d’une plante si commune devrait avoir été reconnu avec certitude dans les textes : on est cependant encore réduit à des conjectures. Comme le signe égyptien qui représente un
oignon j se prononce houdj, on en a conclu que ce devait être le nom de la plante. Ce pourrait être cependant un nom générique signifiant bulbe et s’appliquant
OIGNON
OISEAU
aux plantes à bulbe. Le nom copte de l’oignon, il est vrai, otit, htit, rappelle l’égyptien houdj. Dans un tombeau de Thèbes a côté d’un personnage qui porte une botte
d’oignons, M. Maspero a lu le mot J ^ ( , badjar,
badjal, qui donne, semble-t-il, l’origine du béçél hébreu et du baçal arabe, Yallium cepa. V. Loret, La Flore pharaonique, 2e édit., 1892, p. 36; O. Celsius, Hierobotanicon, in-8°, Amsterdam, 1748, t. n, p. 83-89.
E. Levesque.
OINT. Messie en hébreu et Christ en grec signifient « oint ». Voir Messie, col. 1032; Christ, t. ii, col. 717.
OISEAU (hébreu : sippôr, de sâfar, « siffler; » gôzdl, «jeune oiseau; » ’efroah, « petit oiseau'; » ba'al kânâf, « possesseur d’ailes; » ’ôf, « aile, » désignant collectivement les oiseaux ; chaldéen : sippar, 'ôf : Septante : opvsov, opviç, 6pvt6tov, toteivov, uTepwxôv; Vulgate : avis, volatile, volucris, pennatum ), animaux vertébrés, revêtus de plumes, et dont les membres antérieurs sont conformés pour le vol. Leur bouche est pourvue d’un bec dont la forme varie beaucoup, selon les espèces. Tous les oiseaux sont ovipares, voir Œuf, col. 1754, et la plupart construisent des nids pour y déposer leurs œufs et leurs petits. Voir Nid, col. 1620.
I. Les oiseaux de Palestine. — 1° L’ornithologie palestinienne est très riche. Tristram a collectionné dans ce pays 322 espèces, auxquelles une trentaine d’autres peuvent être ajoutées. Sur ce nombre, 26 sont particulières à la Palestine ou aux pays limitrophes; 8 appartiennent à l’Asie orientale; 32 sont communes à l’Arabie et à l’Afrique orientale, et enfin 260 se retrouvent en Europe. Les oiseaux de proie sont remarquables par leur variété et leur grande quantité. Bien que d’une superficie assez limitée, la Palestine a des côtes maritimes très étendues, sur lesquelles se rencontrent en abondance les oiseaux de mer. Les oiseaux des plaines se donnent rendez-vous dans les riches contrées de Saron et d’Esdrelon. Les collines, les bois, les rochers, les montagnes, les déserts ont leurs hôtes particuliers et fort nombreux. Le climat appelle dans le pays, pendant l’hiver, les oiseaux du nord, et pendant l’été ceux de l'Afrique. L’élévation exceptionnelle de la température qui règne dans la vallée du Jourdain et autour de la nier Morte permettent à des oiseaux de type tropical d’y séjourner habituellement. Toutes ces conditions réunies expliquent la richesse de la Palestine en oiseaux de tant d’espèces. Cf. Tristram, The natural History of the Bible, Londres, 1889, p. 165-167. — 2° Les oiseaux mentionnés dans la Bible et cités dans ce Dictionnaire sont les suivants, d’après la classification de Linné et de Cuvier :
I. Rapaces, oiseaux carnassiers, qui ont un bec fort et crochu, des serres puissantes et acérées et une vue très perçante, soit au grand jour, soit au crépuscule, d’ou deux familles : Diurnes : Aigle, t. i, col. 298. — Aigle de mer ou Orfraie, 1. 1, col. 305. — Busard, 1. 1, col. 1974. — Circaète, t. ii, col. 772. — Crécerelle, t. ii, col. 1105. — Émouchet, t. ii, col. 1764. — Épervier, t. ii, col. 1829. — Faucon, t. n, col. 2181. — Gypaète, t. m, col. 371. — Milan, t. iv, col. 1084. — Vautour. — Nocturnes : Chat-huant, t. n, col. 627. — Chevêche, t. ii, col. 683. — Chouette, t. ii, col. 716. — Duc, t. ii, col. 1508. — Effraie, t. ii, col. 1598. — Hibou, t. m, col. 702.
IL Grimpeurs, ayant les doigts conformés pour grimper sur les plans verticaux ou inclinés : Coucou, t. ii, col. 1059.
(IL Palmipèdes, oiseaux aquatiques dont les doigts sont palmés pour faciliter la nage; ils sont divisés en quatre familles : Cryptorhines, à narines peu visibles : Cormoran, t. ii, col. 1006. — Pélican. — Longipennes, avec des ailes appropriées au long vol : Mouette, t. îv,
col. 1326. — Pétrel. — Lamellirostres, dont le bec a des lamelles cornées sur les bords : Canard, t. n, col. 120. — Cygne, t. ii, col. 1162. — Oie, t. iv, col. 1760.
— Plongeurs, à ailes courtes en forme de nageoires : Plongeurs.
IV. Echassiers, oiseaux à longues pattes, formant quatre familles : Coureurs, disposés pour courir, plutôt que pour voler : Autruche, t. i, col. 1279. — Hérodiens, oiseaux de rivage, à vol puissant : Butor, 1. 1, col. 1979.
— Cigogne, t. ii, col. 756. — Demoiselle de Numidie, t. ii, col. 1365. — Grue, t. m, col. 354. — Héron, t. m, col. 654. — Limicoles, oiseaux de marais, vivant surtout de vers : Ibis, t. m, col. 802. — Pluvier. — Macrodactyles, à doigts longs et très fendus, pour marcher sur les herbes des marais : Porphyrion.
V. Gallinacés, oiseaux granivores et lourds d'allure, parmi lesquels se rangent la plupart des oiseaux domestiques; ils forment deux familles : Colombidés, volant aisément et perchant sur les arbres ou dans des endroits élevés : Colombe ou pigeon, t. ii, col. 846. — Tourterelle. — Gallinacés proprement dits, volant difficilement et perchant assez bas : Caille, t. n, col. 33. — Coq, t. ii, col. 951. — Paon. — Perdrix. — Poule.
VI. Passereaux, oiseaux en général de petite taille, parmi lesquels se rangent tous ceux qui ne sont pas compris dans les classes précédentes : Corbeau, t. n, col. 958. — Corneille, t. ii, col. 1013. — Engoulevent, t. ii, col. 1804. — Grive, t. iii, col. 351. — Hirondelle. t. m, col. 719. — Huppe, t. m, col. 779. — Martinet t. m, col. 720. — Passereau.
Outre les traits particuliers qui se rapportent à chacune de ces espèces d’oiseaux et qui sont décrits dans les articles qui les concernent, la Sainte Écriture renferme encore un assez grand nombre de remarques sur les oiseaux en général.
IL Place des oiseaux dans la création. — 1° Le récit de la création assigne au cinquième jour l’apparition des oiseaux sur la terre. Gen., i, 21. Dans la série géologique, on reconnaît leurs traces dès le commencement de l’époque secondaire, durant la période triasique. Cf. Cosmogonie, t. n, col. 1043; Tristram, The natural History, p. 156. Adam eut à donner des noms aux oiseaux. Gen., n, 19, 20. L’homme reçut formellement le pouvoir de les dominer. Gen., i, 26, 28. Ce pouvoir fut confirmé après le déluge, Gen., ix, 2, et plusieurs fois rappelé par la suite. Ps. viii, 9; Bar., m, 17; Eccli., xvn, 3. — Saint Jacques, m, 7, remarque que toutes les races d’oiseaux peuvent être domptées par l’homme. — 2° A l’époque du déluge, Dieu voulut exterminer tous les êtres, jusqu’aux oiseaux du ciel, Gen., vi, 7; il ordonna à Noé de faire entrer dans l’arche sept paires de chacun d’eux, Gen., vii, 2, ce qui fut fait. Gen., vu, 14. Tous les autres périrent. Gen., vu 21, 23. Le déluge passé, les oiseaux de l’arche sortirent. Gen., vin, 17, 19. Si on admet l’universalité absolue du déluge, il faut supposer toute une série de miracles pour expliquer le rassemblement dans l’arche des sept paires d’oiseaux de chaque espèce. Avec la théorie de l’universalité [restreinte, cf. I. n, col. 1351, il suffit d’admettre que Noé n’a eu à s’occuper que de certaines espèces d’oiseaux plus faciles à rassembler et plus utiles à conserver. D’ailleurs le patriarche ne se borna pas aux oiseaux qui peuvent être mangés, puisque des corbeaux furent admis dans l’arche. Gen., vin, 7. Noé se sert successivement de deux oiseaux, le corbeau et la colombe, pour se rendre compte de l’état du sol après la décroissance des eaux. Gen., vm, 6-9. Le même trait se retrouve dans le récit chaldéen du déluge, col. 111, 147-155. Cf. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6° édit., t. i, p. 320. Les anciens navigateurs emportaient avec eux des oiseaux destinés à leur indiquer la proximité ou la direction du rivage. Voir Colombe, t. il, col. 847. — 3° Dieu, maître îles oiseaux,
OISEAU
comme de toutes les créatures, les connaît tous. Ps. l (xlix), 11. Il les a faits moins sages que l’homme, Job, xxxv, 11, et la sagesse leur est cachée, Job, xxvm, 21 ; ils n’en sont pas moins capables d’apprendre à l’homme que Dieu a fait toutes choses. Job, xil, 7. Ils tremblent devant Dieu, Ezech., xxxvm, 20, et lui ont obéi en pleuvant au désert comme le sable pour nourrir les Hébreux. Ps. lxxviii (lxxvii), 27; Sap.,xix, 11. Aussi est-ce à bon droit qu’ils sont invités à bénir le Seigneur. Ps. cxlviii, 10; Dan., ni, 80. — 4° Les oiseaux sont souvent associés au sort de l’homme, ainsi que les autres animaux. Dieu fait alliance avec l’homme et avec les oiseaux qui dépendent de lui. Gen., ix, 9; Ose., n, 18. Par contre, les oiseaux sont châtiés avec l’homme ou disparaissent pour sa punition. Jer., ix, 10; xii, 4; Ose., iv, 3; Sopli., i, 3.
III. Les oiseaux dans la législation mosaïque. — 1° La loi défend de manger certaines espèces d’oiseaux. Lev., xi, 13-19; xx, 25; Deut., xiv, 11-18; cf. Act.,x, 12; xi, 6. La défense porte sur les rapaces, les palmipèdes, les échassiers, et, parmi les passereaux, sur tous les corvidés et sur la huppe. De fait, la chair de tous ces oiseaux est répugnante ou indigeste, à raison du genre d’aliments dont ils se servent, et les tribus de Syrie et d’Arabie ont sur ce point les mêmes idées que les anciens Israélites, à quelques exceptions près. Il restait à ces derniers l’usage des gallinacés et d'un bon nombre de passereaux. La Loi ne s’inspirait pas seulement d’une pensée d’hygiène ; elle tendait surtout à préconiser l’idée de la pureté qui doit présider à tous les actes de l’Israélite. Cf. t. iii, col. 861. Ezéchiel, xliv, 31, rappelle aux prêtres la défense de manger la chair des oiseaux morts ou déchirés. Cette défense est renouvelée de Lev., xxn, 8, qui ne parle que des bêtes en général. — 2° Le sang de l’oiseau comestible pris à la chasse devait être répandu sur le sol et recouvert de terre. Lev., xvn, 13. Voir Sang. — 3° Quand on prenait un nid avec les petits ou les œufs, il fallait laisser la mère en liberté. Deut., xxn, G. Cette prescription était destinée à maintenir parmi les Israélites des habitudes de douceur et de bienveillance, même envers les animaux. — 4° Le Décalogue défendait expressément toute image taillée et toute figure « de ce qui est en haut dans le ciel ». Exod., xx, 4. Il s’agissait de « toute image d’oiseau qui vole dans le ciel ». Deut., iv, 17. Cette défense devait couper court à toute tentative de culte idolâtrique, et ce n’est pas sans raison que saint Paul reproche aux gentils d’avoir adoré des images d’oiseaux. Rom., i, 23. On sait que beaucoup de divinités égyptiennes étaient représentées avec des figures d’oiseaux, Horus avec celle de l’épervier, cf. t. ii, col. 1829; Thot avec celle de l'ibis, cf. t. iii, col. 801; Seb avec celle de l’oie. Cf. col. 1761, etc. Les Hébreux avaient été en Égypte témoins de ce spectacle, contre lequel il importait de les prémunir. C’est à raison de cette loi que la présence à Jérusalem des aigles romaines constituait pour les Juifs un attentat sacrilège. Voir Abomination de la désolation, t. i, col. 71. Hérode avait placé sur la grande porte du Temple, contrairement à cette même loi, un grand aigle d’or, symbole de la domination romaine. Les docteurs juifs virent là un outrage à leur religion. Pendant la dernière maladie du roi, deux d’entre eux, Judas et Matthias, excitèrent les jeunes gens qu’ils instruisaient à faire disparaître l’emblème prohibé. Ceuxci, en plein midi, abattirent l’aigle à coups de haches. Une quarantaine d’entre eux furent saisis. Par ordre du roi, les deux docteurs et les principaux exécuteurs de l’acte furent brûlés vifs et les autres égorgés. Josèphe, Ant. jud., XVII, vi, 2, 3; Bell, jud., I, xxxm, 2-4.
IV. Les oiseaux dans les sacrifices. — 1» Au sortir de l’arche, après le déluge, Noé offrit à Dieu des holocaustes d’animaux et d’oiseaux purs. Gen., viii, 20. —
2° Abraham, sur l’ordre de Dieu, offrit aussi un sacrifice comprenant une génisse, une chèvre, un bélier, une tourterelle et une jeune colombe. Les quadrupèdes furent partagés et leurs deux moitiés mises en face l’une de l’autre; mais les oiseaux furent laissés entiers. Gen., xv, 9, 10. Cet usage de. ne pas mettre les oiseaux en morceaux dans les sacrifices, probablement à cause de leur faible volume, fut plus tard consacré par la Loi. Lev., i, 17. — 2° On ne pouvait admettre pour les holocaustes que des colombes ou des tourterelles. Lev., i, 14. Voir Colombe, t. ii, col. 848; Tourterelle. Pour la purification du lépreux, il fallait « deux oiseaux vivants purs s. Lev., xiv, 4. Ces oiseaux, sipporim, sont appelés ôpv!0ta par les Septante et passeres par la Vulgate. Il ne s’agit pas ici nécessairement de colombes ou de tourterelles, réservées pour le sacrifice que le lépreux offrira dans le sanctuaire, Lev., xiv, 22, mais d’oiseaux purs quelconques, gallinacés ou passereaux. Cf. Gem. Jerus. Nazir, 51, 2. Dans les sacrifices publics, on n’offrait jamais d’oiseaux, Siphra, f. 64, 1, et dans les autres sacrifices qui comportaient des offrandes d’oiseaux, il n’y avait pas à s’inquiéter de leur sexe ni de leurs défauts, Siphra, f. 239, 9, parce que la Loi ne parlait de ces choses qu’à propos des quadrupèdes. Lev., xxn, 19.