‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 239 sur 389 · Oiseau en bois, à roulette · texte numérisé non relu

Oiseau en bois, à roulette

D après Fl. Petrie, Hawara, Biahmu and Arsinoe, pl. XIII, 21.

3U Des règles spéciales déterminaient la manière dont les oiseaux destinés aux sacrifices devaient être immolés. Le prêtre les égorgeait avec l’ongle. Lev., I. 15. Dans ce but, il prenait l'oiseau de la main gauche, les deux derniers doigts saisissant les pattes, le pouce et l’index tenant le cou retourné. Puis, avec le pouce de la main droite, il coupait le cou de l’oiseau, de manière à le séparer pour les holocaustes, Lev., i, 15, et à le laisser adhérent au corps pour les sacrifices expiatoires. Lev., v,. 8. Cf. Sebachim , 64, 2. Les prêtres seuls exécutaient cette immolation, et elle passait pour une de leurs fonctions les plus difficiles. Cf. Siphra, f. 66, 2; Gem. Joma, 47, 2; 49, 2. Bien que cette immolation pût se faire d’un côté quelconque de l’autel, l’usage était de se tenir, pour les holocaustes, au sud-est, près de l’endroit où devaient être jetées les entrailles et les plumes,. Lev., i, 16, et au sud-ouêst pour les autres sacrifices. Cf. Siphra, f. 67,1; Sebachim, vi, 2; Iken, Antiqaitates hebraicæ, Brême, 1741, p. 175; Reland, Anliquilates sacræ, Utrecht, 1741, p. 159. Dans la Mischna, le traité Kinnim s’occupe des offrandes d’oiseaux dans les sacrifices des pauvres.

V. Mœurs des oiseaux. — Différents traits bibliques se rapportent aux mœurs des oiseaux en général, sans compter ceux qui concernent chaque espèce en particulier. — 1° Leur vol. Le vol est la caractéristique des oiseaux, d’où les noms de ba'al kândf, « maître d’ailes, » Prov., i, 17; Eccle., x, 20, de kol kânâf, « toute aile, » tous les oiseaux, Gen., vu, 14, et de 'of, « aile, » Gen., I, 21, 30; Lev., xvn, 13; Dan., ii, 38, etc., pour désigner les oiseaux en général. Éliphaz, voulant démontrer à. Job que ses malheurs ne sont pas naturels, lui demanda

OISEAU

•si l'homme est né pour la peine comme les benê réséf, les fils de jla foudre pour voler. Job, v, 7. Par ces fils de la foudre, les Septante entendent les petits du vautour, v£o*t<70ï yuT là:, et la Vulgate les oiseaux, aves. Les ■modernes croient que ces « fils de la foudre » ou « fils de la ilamme » sont les étincelles, les anges, etc. La traduction adoptée par les versions se base sur ce fait que, quand il est question de vol, c’est tout d’abord aux oiseaux que l’on pense. — Le livre de la Sagesse, v, 11,

des obstacles, l’Ecclésiaste, x, 20, recommande de ne pas maudire le roi, même en secret, « car l’oiseau du ciel emporterait ta voix et l’animal ailé publierait tes paroles. » C’est l'équivalent de notre proverbe : « Les murs ont des oreilles, » mais sous une forme plus gracieuse et d’ailleurs appropriée à un pays de vie en plein air. Barucb, vi, 21, 70, remarque que les oiseaux volent sur la tète des idoles et même se posent sur elles. — 2° Leur séjour. Les oiseaux ont leur nid, dans lequel

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