‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 240 sur 389 · La stèle des vautours. Musée du Louvre · texte numérisé non relu

La stèle des vautours. Musée du Louvre

décrit ainsi le vol des oiseaux : « L’oiseau s’envole à travers les airs sans qu’on puisse trouver trace de son passage; on n’entend que le bruit de ses ailes qui frappent l’air léger et s’y frayent un chemin avec effort; il le traverse par le mouvement de ses ailes et l'on ne trouve plus ensuite par où il a passé. » Osée, ix, 11, dit que la gloire d’Israël s’envole comme l’oiseau. S’appuyer sur les mensonges, c’est poursuivre l’oiseau à travers les airs. Prov., x. 4 (Vulgate). Les malédictions injustifiées sont comme l’oiseau qui vole, Prov., xxvi, 2, elles ne laissent pas plus de traces que le vol de 1 oiseau. Les nuées sont comparées à des oiseaux qui volent, et la neige à des oiseaux qui s’abattent. Eccl., xlv, 15, 19. Les filles de Moab seront comme des oiseaux qui fuient, comme une nichée que l’on disperse. Is. , xvi, 2. Comme l’oiseau, dans son vol, se rend de tous côtés, en dépit

ils habitent pendant qu’ils couvent et élèvent leurs petits. Voir Aire, t. i, col. 329, 6; Nid, t. iv, col. 1620. Matth., vin, 20; Luc., ix, 58. Ils déploient leurs ailes sur leur couvée, Is., xxxi, 5, et ressemblent à l’exilé quand ils errent loin de leur nid. Prov., xxvii, 8. Ils habitent aussi dans les branches des arbres, et la Sainte Écriture Compare volontiers à un arbre assez développé pour abriter les oiseaux dans ses branches soit un puissant royaume, Ezech., xxxi, 6, 13, soit un grand monarque, Dan., iv, 9, 11, 18, soit surtout le royaume messianique. Ezech., xvii, 23; Matth., xm, 32; Marc.,iv, 32, Luc., xm, 19. Les oiseaux aiment à fréquenter le bord des ruisseaux, Ps. civ (cm), 12, et à se réunir avec ceux de la même espèce. Eccli., xxvii, 10. Les oiseauxsauvages s’établissent dans les ruines solitaires. Apoc., viii, 2. — 3° Leur nourriture. A part les oiseaux

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de proie, qui se nourrissent de chair, les palmipèdes et les échassiers, dont beaucoup se nourrissent de poisson, cf. I Cor., xv, 39, la plupart des autres oiseaux sont granivores. Le panetier du pharaon voyait en songe les oiseaux du ciel manger les pâtisseries contenues dans la corbeille qu’il portait sur la tète. Gen., XL, 17. Les oiseaux ne sèment point, mais Dieu les nourrit. Matth., vj, 26. Voir Corbeau, t. u, col. 960. Ils mangent le grain qu’ils aperçoivent sur le sol. Matth., xm, 4; Marc., iv, 4; Luc., vm, 5. — 4° Leur chant. Les oiseaux font résonner leur voix dans le feuillage. Ps. cjv (cm), 12; Cant., h, 12. Le livre de la Sagesse, xvn, 17, parle du « chant mélodieux des oiseaux dans les rameaux épais des arbres ». Les oiseaux chanteurs, fauvettes, merles, rossignols, etc., abondent dans les arbres de la

on aimait à tenir les oiseaux captifs, Job, xl, 24, et à les mettre en cage. Jer., v, 27. Voir Cage, t. u, col. 30. A défaut d’oiseaux vivants, les enfants jouaient avec des imitations en bois, comme ce pigeon à roulettes qu’on a retrouvé en Égypte (fig. 468). — 2° Les chasseurs se proposaient surtout la capture des oiseaux comestibles. Les petits oiseaux étaient en Orient un objet très commun de commerce et de consommation. Cf. Matth., x, 29; Luc., xii, 6. Aujourd’hui encore, dans les marchés, on voit de longs chapelets de moineaux et d’autres oiseaux mis en vente par les oiseleurs. Les gargotiers syriens les vendent souvent tout plumés, troussés, alignés sur de petites brochettes de bois, et rôtis. En dehors des engins communément employés pour la chasse aux oiseaux, tlêches, pierres, filets et pièges, rien ne prouve

470. — Oiseau de proie attiré par les cadavres. D'après Layard, Monuments of Nineveh, t. i, pl. 26.

vallée du Jourdain et des autres vallées boisées. Cf. Tristram, The natural History, p. 161. Le vieillard se lève au chant de l’oiseau. Eccle., xn, 4. Voir Coq, t. ii, col. 952.

VI. Chasse des oiseaux. — Voir Chasse, t. ii, col. 621 ; Filet, col. 2245; Piège. 1° La Sainte Écriture compare l’homme prémuni contre la tentation, aux oiseaux sous les yeux desquels on tend en vain des lilets, Prov., I, 17 ; l’homme qui doit se dégager d’une caution, à l’oiseau qui s’échappe de la main de l’oiseleur, Prov., vi, 5; le jeune homme qui se laisse séduire par la courtisane, à l’oiseau qui se précipite dans le lilet sans savoir qu’il y va pour lui de sa vie, Prov., vu, 23; celui qui froisse un ami, à celui qui fait fuir les oiseaux en leur jetant une pierre, Eccli., xxii, 25 (18); xxvii, 21 (19); l’homme sur qui fond le malheur, aux oiseaux sur lesquels s’abat tout d’un coup le filet, Eccle., ix, 12; les ennemis de Jérusalem, au chasseur qui poursuit le passereau à coups de pierres, Lam., m, 52, 53; Éphraïm coupable, aux oiseaux du ciel qu’abat le filet, Ose., vii, 12: enfin la justice de Dieu qui fond sur Israël infidèle, à l’oiseau cjui se précipite sur l’appât du piège. Am., ni, 5. Cf. Van Hoonacker, dans la Revue biblique, 1905, p. 171.

Pour entendre leur chant et contempler leurs ébats,

que les Hébreux se soient servis des chiens, comme les Égyptiens et les Assyriens, ni des faucons, comme les Grecs, les Arabes et beaucoup d'autres peuples orientaux. Le chien étant un animal impur, il est peu probable que les Israélites aient jamais consenti à manger un oiseau qu’il aurait souillé de son contact. Cf. Exod., xxii, 31 ; Lev., xxii, 8. Quant à la fauconnerie, la Sainte Écriture n’y fait aucune allusion et, à vrai dire, la conformation du sol en Palestine est fort peu favorable à ce genre d’exercice. Cf. Tristram, The natural History, p. 161-165. Sur la chasse des cailles, voir t. il, col. 36.

VIL Les oiseaux de proie. — Il est souvent fait mention des oiseaux de proie en général, désignés par le mot ayit en hébreu. Gen., xv, 11; Is. , xviii, 6; Ezech., xxxix, 4. — 1° Quand Abraham eut divisé les victimes de son sacrifice, les oiseaux de proie accoururent pour en prendre leur part et le patriarche fut obligé de les chasser. Gen., xv, 11. Joseph annonça au panetier du pharaon qu’il sérail pendu et que les oiseaux déchiqueteraient son corps. Gen., xl, 19. Pendant plusieurs mois, Respha demeura auprès des cadavres des sept lils de Saül pour empêcher les rapaces de les dévorer. II Reg., xxi, 10. — 2° On trouve assez souvent

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