‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 242 sur 389 · OISIVETÉ · texte numérisé non relu

OISIVETÉ

OLIVIER

Dans les autres, on donnait un salaire à dix hommes chargés d assurer une assistance convenable à la synagogue au moment de la prière. Cf. Buxtorf, Lexicon chai. lalm. rabb., Bâle, 1640, col. 292; Reland, Antiquitates sacræ, Utrecht, 1741, p. 69. Ces « dix oisifs » n’étaient ni des lettrés, ni des dignitaires, que d’ailleurs on aurait eu peine à rencontrer dans les villages. Cf. Schürer, Gescliichte des jüdischen Volkes im ZeitalterJ. C., Leipzig, t. n , 1898, p. 442. H. Lesètre.

1. OLEARIUS Godefroi, théologien protestant, né à Halle le 1er janvier 1604, mort dans cette ville le 20 février 1685. Après avoir enseigné la philosophie à Wittenberg, il fut ministre, puis surintendant à Halle. Parmi ses écrits : Erklàrung des Bûches tliob in LV Predigten, in-4°, Leipzig, 1633; Bibliotheca theoreiticopractica adnolata, in-4°, Halle, 1676. — Voir Walch, Biblioth. theologica, t. iv, p. 407, 982, 1071.

B. Heurtebize.

2. OLEARIUS !ean, frère du précédent, théologien protestant, né à Halle le 17 septembre 1611, mort à Weissenfels le 14 avril 1684. Il fut docteur en théologie de l’université de Wittenberg, surintendant de Querfurt, conseiller du consistoire et enfin surintendant général à Weissenfels. Parmi ses nombreux écrits : Biblische Erklàrung , 5 in-f°, Leipzig, 1678-1681.

OLEASTER (Jérôme), théologien catholique portugais, appelé aussi Jérôme de Azambuja, du nom d’un bourg de Portugal, mort en 1563. Il entra, le 6 octobre 1520, dans l’ordre des Frères prêcheurs, au célèbre couvent de Batailla. Très versé dans la connaissance du latin, du grec et de l’hébreu, il fut un habile jurisconsulte et un très savant théologien. En 1545, sur la demande de Jean III, roi de Portugal, il se rendit en Italie, avec plusieurs religieux de son ordre, pour assister au concile de Trente. A son retour, le même souverain lui proposa l’évêché de File de Saint-Thomas (Sào Thomé), dans le golfe de Guinée; mais il refusa, pour ne pas interrompre ses travaux. Peu de temps après il fut nommé inquisiteur par le cardinal Henri et il exerça successivement les principales charges de son ordre dans sa province; au moment de sa mort il était provincial. On a de lui : Commentaria in Pentateuclium Moysi, hoc est in quinque primos Bibliorum libros ; qüibus juœla Magistri sancli Pagnini Lucensis interpretationem Hebraica veritas cum ad genuinum literæ sensum, tum ad mores inf ormandos ad unguem enucleatur, in-f°, Lisbonne, 1556; in-f°, Anvers, 1568; in-f“, Lyon, 1586 et 1589. — ln Esaiam commentaria, in-f°, Paris, 1623 et 1658. — Il avait, croit-on, composé aussi des commentaires des livres des Rois, des Psaumes, de Jérémie et des petits prophètes; mais ils n'ont pas été publiés. Voir dans Nicolas Antonio, Bibliotheca hispana, in-f°, Rome, 1672, t. I, p. 448; Echard, Scriptores ordinis Prædicatorum, in-f°, Paris, 1719-1721, t. n, p. 182 et 335. A. Regnier.

OLIVE, fi ’uit de l’olivier. Le fruit porte le même nom que l’arbre en hébreu, en grec et en latin. Voir Olivier 1. Il est mentionné, Is., xvii, 6; xxiv, 13; Mich., vi, 15, etc. Les noyaux d’olives sont appelés dans la Vulgate : ossa olivarum. Baruch., vi, 42. Les Septante ont dans ce passage rix. 7urjpa, « son » du blé, ce qui désigne sans doute des espèces de gâteaux de son que les femmes babyloniennes faisaient brûler comme un charme pour attirer les hommes en l’honneur de la déesse Istar. Voir Schleusner. Novns thésaurus philologicus, t. vi, 1821, p. 547.

QLIVETAN P ierre Robert, parent et compatriote de Calvin, né vers la fin du XVe siècle à Noyon, mort à Ferrare, en Italie, en 1538. Il habita successivement

Genève et Neufchâtel en Suisse. C’est àNeufchâtel qu’il commença la première traduction française protestante de la Bible. Sur cette traduction, voir t. ii, col. 2363.

1. OLIVIER (hébreu : zait ; Septante : è'/.cda ; Vulgate : oliva), arbre dont la culture était très répandue en Palestine.

I. Description. — Dans la série végétale, les Oléacées forment une famille des plus naturelles à fleurs gamopétales régulières pourvues de deux étamines. Ce sont des arbres et arbrisseaux à feuilles opposées répandus dans les parties tcmpérées-chaudes de l’hémisphère boréal. Leur nom vient des oliviers qui en constituent le principal genre, et spécialement de VOlea europea (fig. 471) spontané dans une foule d’endroits rocailleux de la région méditerranéenne dont il caractérise bien

la végétation. Ce type est très variable, et il faut sans doute lui rattacher comme simple race propre à l’Asie centrale l’0. cuspidata décrit à part dans le Prodrome par de Candolle. La plante sauvage et rabougrie, connue sous le nom d’Oléastre, a ses rameaux latéraux souvent terminés en pointe épineuse avec des feuilles petites et coriaces, tandis que l’espèce améliorée par la culture et par des sélections méthodiques a fourni des races plus vigoureuses, à feuilles larges, et surtout plus fertiles. L’olivier sans atteindre jamais les dimensions d’un grand arbre, est doué d’une extrême longévité : son bois jaune veiné de brun est dur et susceptible de prendre un beau poli. Du tronc assez inégal s’élancent de fortes branches dressées d’un blanc grisâtre. Les feuilles persistantes ont un limbe ovale lancéolé, entier, atténué en court pétiole, glabre et d'un vert cendré en dessus, blanc-soyeux en dessous avec la nervure médiane seule saillante. De nombreuses petites Heurs blanches sont groupées en inllorescences axillaires ou terminales, formées d’un calice campanulé, d’une corolle en roue, et d’un ovaire libre à deux loges devenant à la fin un fruit charnu, penché sur son pédon-

OLIVIER

•cule, oblong avec noyau central osseux à surface réticulée. C'est ce fruit d’abord vert, puis noir, connu sous le norn d’olive, qui rend l’arbre précieux et l'a fait cultiver dès l'antiquité la plus reculée dans toutes les contrées de l’ancien monde jouissant d’un climat approprié, surtout d’étés assez longs et secs pour assurer habituellement la maturité de la récolte. A cet état la chair de l'olive fournit par expression l’huile douce la plus estimée pour les usages de la table et de l'industrie. La drupe ellemême devient comestible, récoltée avant la maturité et soumise à la macération dans l’eau salée. F. Hy.

II. Fxégèse. — 1° Nom et identification. — Zait est sans aucun doute le nom de l’olivier : ainsi traduisent les Septante, la Yulgate, toutes les versions; les langues sémitiques ont conservé le même nom sous la forme zaito en syriaque, zêta en chaldéen, zeilûn en arabe, etc. I. Lôw, Aramàische Pflanzennamen, in-8°, Leipzig, 1881, p. 94. Ce mot zait désigne également l’arbre et l’olive, son fruit, comme en grec et en latin è),a!a et oliva. Pour l’arbre le texte sacré emploie ordinairement le mot zait seul, Jud., ix, 9, ou quelquefois une locution comme zait sémén, olivier à huile, Deut., vin, 8, ou 'ês haz-zait, arbre à olives. Agg., il, 19. 11 est à remarquer que ês sémén, arbre à huile, ne désigne pas l’olivier, dont il est nettement distingué dans 11 Esd., viii, 15, mais le chalef ou Elæagnus anguslifolius, t. n, col. 511. L’olive s’appelle comme l’olivier zait, Agg., n, 19; Midi., vi, 15, et l’huile qu’on en tire se dit sémén zait, huile d’olive, Exod., xxvn, 20; xxx, 24; Let., xxiv, 12. Les Septante et la Vulgate rendent par D.auov, olivetum, plantation ou lieu planté d’oliviers, olivette, le mot hébreu zait pris au sens collectif, des oliviers. Le texte massorétique dans Jud., xv, 5, porte n>T kéréni zait, verger, plantation d’oliviers ; mais kérém désigne un vignoble et il est plus probable qu'il manque une conjonction avant zait, nm sir, kéréni ve-zait, les vignes et les oliviers, comme ont lu les Septante et la Vulgate; les deux noms sont ainsi fréquemment réunis, Lient., vi, 11, etc. Setilê zêtim, Ps. cxxvm, 3, sont des plants ou rejetons d’oliviers; Sibâlê hazzëtim, Zacli., iv, 12, sont des rameaux chargés d’olives; ggrgar-uhwie-)), désigne l’olive. Is.j xvh, (1: Voir t. i, col. 1386.

2° Culture et récolte. — L’olivier était cultivé dans toute la Palestine, plus.abondam.ment rmême que’; la vigne. 'La terre'pfomise était un pays de froment, d’orge, de vignes et d’oliviers. Deut., vi, 11; viii, 7, 8;IVReg., xvill, 32; II Esd., îx, 25. C’était un des biens annoncés par Dieu à son peuple, en si grande abondance qu’il croîtrait pour ainsi dire dans les rochers. Deut., xxxn, 13; mais s’il était inlidèle, l’olivier ne produirait plus son fruit et périrait, Deut., xxvm, 40; Jos., xxiv, 13; Amos, iv. 9; I labac. , m, 17. — Avant la complète maturité de l'olivier, les Juifs faisaient la récolte soit en secouant les branches, soit en frappant les arbres avec un long bâton (~zz~, hàbal), Deut., xxiv, 20; Is., xxvii, 12; cf. Tr. Peah, vu, 2. Saint Cyrille d’Alexandrie, ln ls., ii, 3, t. xx, col. 426, constate les mêmes procédés de son temps. Ils sont semblables à ceux de la Grèce. Voir t. ni, fig. 156, col. 771. Cf. Varron, i, 5; Pline, H. N., xv, 3. Les quelques olives qui restent attachées au sommet des arbres, sont glanées ensuite par les orphelins et les indigents. Is., xvn, 6; xxiv, 13. Toutes ces coutumes se retrouvent encore en Orient. AV. M. Thomson, The Land and the Book, in-8°, Londres, 1885, p. 56. Les olives étaient placées dans des mortiers où on les pressait, on les écrasait pour en extraire une première huile ; huile pure, huile mn;, Kelit, pilo cnnlusum, traduit la Vulgate, Exod., xxvm, 20; xxix, 40; Lev., xxiv, 2, dont on se servait pour les lampes du sanctuaire. Si au lieu d'une simple pression des olives, on les foule au pressoir, Mich., vi, 15, l’huile qu’on en relire est moins pure, moins douce, d’un goût moins fin et prenant parfois un peu d’amertume : cependant

elle suffit aux usages ordinaires et l’emporte encore sur les autres huiles. On voit encore en Palestine plusieurs anciens pressoirs creusés dans le roc, dans des endroits où maintenant on ne trouve plus d’oliviers : ce qui suppose qu’autrefois ils croissaient dans la région, comme par exemple au sud d'Hébron. Certains pressoirs étaient formés de deux pierres, dont l’une était concave et recevait les olives, l’autre comme une meule était roulée dessus pour les écraser et en exprimer l'huile. 4roir Huile, t. m, fig. 157, col. 773. Cunningham Geikie, The holy Land and the Bible, in-8°, New- York, 1888, t. i, p. 92. Le jardin de Gethsémani (Gat sémén) tire son nom d'un de ces pressoirs d’huile, creusé au bas de la montagne des Oliviers, t. iti, col. 229-234, et les fig. 46 et 47, ibid., col. 230, 231.

3° Usages et commerce. — Pour la fête des tabernacles on coupait des rameaux aux oliviers très abondants autour de la ville pour en dresser des tentes de feuillages. II Esd., viii, 15. Plusieurs commentateurs disent que les chérubins et les portes du sanctuaire dans le temple de Salomon, III Reg., vi, 23, 33, étaient en bois d’olivier. Cependant le terme employé n’est pas z ait, mais bien 'ês sémén qui désigne plutôt le chalef. Quelques auteurs cependant voient dans le ’ês sémén, l'olivier sauvage : on n’avait pas la même raison que pour l’olivier cultivé, de le conserver pour son huile; mais on l’utilisait pour son bois d’un beau poli.

Les olives étaient employées comme maintenant à l’alimentation : on les mangeait crues ou cuites, sans condiment, ou avec du sel, de l'huile, ou diversement préparées. Pour l’huile d’olive qui entrait dans l’alimentation, dans les onctions, dans les sacrifices, ou qui était employée pour l'éclairage, voir Huile, t. ni, col. 770.

Les récoltes d'olives étaient si abondantes en Palestine qu’elles étaient loin d’ètre consommées sur place. On exportait l’olive et l’huile par le commerce; c’était une des principales ressources du pays. Osée, xu, 2, fait allusion à ce commerce d’Israël avec l’Égypte. L'olivier était cependant connu en Égypte : des noyaux d’olives provenant d’offrandes desséchées, des couronnes ^e, rameaux d'olivier, ont été trouvées dans des; tombeaux. Il est vrai que ces tombeaux, ne sont pas antérieurs à la XXe dynastie. Le nom de l’olivier même, Djad ou

Zat, è (cf. le zait hébreu), ne se rencontre dans

les textes qu’à partir des Ramessides. Aussi des égyptologues, comme Pleyte, croient que l’olivier n’a été introduit en Egypte qu’à l'époque des grandes conquêtes des Pharaons en Asie, c’est-à-dire sous la XVIIIe dynastie. Ce qui avait porté certains auteurs à regarder son introduction comme plus ancienne, c’est qu’on prenait le nom égyptien bag pour l’olivier, tandis qu'il a été démontré par V. Loret, Recherches sur plusieurs plantes connues des anciens Egyptiens, dans Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l’archéologie égyptienne, in-4°, Paris, t. vii, p. 101, que Bag est le nom du Moringa. Les Égyptiens faisaient grande consommation d’olives, comme fruits comestibles, et d'huile d’olives pour l’entretien des lampes surtout dans les temples, les simples particuliers se servant de l’huile du sésame, du ricin, de laitue, de lin, de carthame. V. Loret, La fore pharaonique, in-8°, Paris, 2e édit., 1892, p. 59; Fr. AVônig, Die Pfanzcn im allen Aegypten,

2 édit., Leipzig, 1886, p. 253, 327. Les textes sacrés nous indiquent aussi que le commerce des olives ou de l’huile se faisaient avec d’autres contrées que l’Égypte : les Phéniciens venaient en acheter en Palestine. III Reg., v, 11 ; I Esd., m, 7; Ezech., xxvn, 17.

4° Comparaisons et symbolisme. — Éliphaz, Job, xv, 33, compare le méchant à un olivier dont les Ileurs tombent prématurément sans produire de fruit. Les enfants autour de la table du père de famille sont comparés à des rejetons d’oliviers qui s’élèvent autour du

OLIVIER

— OLIVIERS (MONT DES

tronc principal. Ps. cxxvn, 3. L’olivier étant pour l’oriental un bel arbre, aux feuilles toujours vertes, chargé de fruits, fournit plusieurs comparaisons. Ainsi la sagesse, Eccli., xxiv, 14, est comparée à un bel olivier au milieu de la plaine. Simon, lils du grand-prêtre Onias est comme un olivier chargé de fruits. Eccl., l, 10. D’après Jérémie, xi, 16, Juda est comme un bel olivier, chargé de fruits, mais que le feu de la fondre a consumé. — L'olivier toujours vert est un symbole de prospérité, Ps. lu (li), 8; Is., xli, 19; un emblème de protection pacifique, II Mach., xiv, 4. Les deux rameaux d’olivier, chargés de fruits que Zacharie dans sa vision contemple à droite et à gauche du candélabre, symbolisent les deux oints du Seigneur, Jésus et Zorobabel. Zach., iv, 8, 11-13. Dans l’Apocalypse, xi, 4, les deux oliviers représentent les deux témoins du Christ. C’est à cause des nombreux avantages de cet arbre qu’il est choisi par les autres arbres pour être leur roi dans l’apologue de Joatham. Jud., tx, 8. Le rameau vert d’olivier rapporté par la colombe montre à Noé que les eaux du déluge s’était retirées des terres inondées. — D’après la Yulgate, Baruch, vi, 42, les femmes de Babylone qui se prostituaient en l’honneur de leurs dieux, étaient assises dans les avenues du temple brûlant des noyaux d’olives, c’est-à-dire une sorte de gâteau ou entraient des noyaux concassés. Mais dans le texte grec il est question de gâteaux de farine grossière. — O. Celsius, Hierobotanicon, in-8u, Amsterdam, 1748, t. il, p. 330-350; Th. Fisher, Der Oelbaum, dans Petermans Mittheilungen, Nr. 147.

5° Olivier sauvage. — L’olivier sauvage, àypiÉXaioç, oleaster, dont parle saint Paul, Rom,, xxxi, 17-24, ne doit pas être confondu avec le chalef, Elæagnus angusiifolius, arbre d’une espèce différente, qu’on appelle quelquefois olivier sauvage, oléaster, et qui est désigné dans l’Ancien Testament sous le nom d 'arbre à huile, t. il, col. 511. Il s’agit ici de l’olivier véritable, mais non cultivé. La métaphore dont l’Apôtre se sert au y. 16, en comparant les patriarches à la racine et les chrétiens aux branches, l’amène à développer une image connue des prophètes, Jer., xi, 16; Ose., xiv, 6, et à comparer le peuple du Christ à un olivier. Mais pour faire comprendre le rejet des Juifs et l’admission des Gentils, il introduit l’idée de la greffe. Parmi les rameaux de cet olivier, les uns, les Juifs, qui étaient les rameaux naturels, y.avà cpuatv, ont été retranchés en grande partie, les autres, les Gentils, rameaux d’olivier sauvage, ont été contre nature, 7tapà tputnv, greffés à leur place sur l’olivier cultivé. Saint Paul ne prétend pas que les choses se passent ainsi en horticulture; il est donc inutile d‘en appeler à Columelle, De re rustica, v, 9, parlant de la pratique employée pour redonner de la vigueur à un arbre cultivé languissant qui est de greffer sur lui des rejetons sauvages pleins de vie. Cette idée serait même contraire à l'intention de l’apôtre en ce passage, qui ne veut pas faire ressortir les avantages procurés par les Gentils à l’Église. Il s’agit ici de l’ordre surnaturel, de l’ordre de la grâce, où les choses ne se passent pas comme dans la nature, et saint Paul a soin de dire que cette greffe est Ttapà çôaiv, contre nature. Il se contente de se servir de l’idée générale de la greffe. Origène le tait remarquer dans son Comment, in Epist. ad Rom., vin, 11, t. xiv, col. 1195.

E. Levesque.

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