‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 243 sur 389 · OLIVIERS (JARDIN DES). Voir Gethsémani, t. iii, col · texte numérisé non relu

OLIVIERS (JARDIN DES). Voir Gethsémani, t. iii, col

2. OLIVIERS (MONT des) (hébreu : har lmz-Zêtim; grec, : opoç twv ’EXat&v ; Vulgate : mons Olivarum et

mons Olivetus), hauteur voisine de Jérusalem, à l’est de cette ville (lig. 472-474, 476-478).

I. Situation et description. — La montagne des Oliviers est en face de Jérusalem, du côté de l’orient, Zacli., xiv, 4, au delà du torrent de Cédron ; Joa., xvm, 1, et Luc., xxn, 39, « près de Jérusalem, à une marche de sabbat, » ècmv àyyj; ’TepouiraXrip. aaSêavou eyov û6ov. Act. i, 12. La montagne des Oliviers, ajoute Josèphe, Bell, jud., V, H, 3, fait face, du côté de l’orient, à la ville dont elle est séparée par le torrent du Cédron. Le sommet était distant de la ville de cinq ou six stades. Ant. jud., XX, vm, 6, et Bell, jud., v, n, 3. Appelée Tùr ez-Zeitoûn, dont la signification est identique, par les anciens écrivains arabes chrétiens, la montagne des Oliviers est nommée Tùr Zeitd ou Djebel Tùr Zeitd, par les auteurs musulmans, et aujourd’hui le plus ordinairement simplement Djebel et-Tùr, bien que le nom de fur, comme djebel, signifie également « montagne ». Si ces noms se donnent plus particulièrement à la cime qui fait face au Haram es-Sérîf, emplacement de l’Ancien Temple, il comprend cependant aussi toute la ramificalion à laquelle ce sommet appartient, et qui se rattache à l'arête des monts de Judée, au sud-est de Sa'afdt, et au nord-est de Jérusalem. Cette ramification se dirige du nord au sud, sur un espace de trois kilomètres et demi de longueur et de deux kilomètres de largeur. Elle se compose de trois sommets principaux en forme de mamelons séparés par de légères dépressions. Celui du nord, Je plus élevé, a 830 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la Méditerranée, le moyen en a 820, et la cime en face de Jérusalem 818 ou 1212 mètres au dessus de la mer Morte. Ce sommet domine ainsi de 76 mètres la montagne du Temple. Le panorama embrassé de ces cimes, surtout du haut de la tour russe bâtie sur la dernière, est des plus vastes, des plus majestueux et des plus riches par la multitude des villes et des lieux célèbres qu’il olfre aux regards. C’est d’abord la Judée tout entière dont la montagne occupe à peu près le centre, avec le désert de Juda, au sud-est, aux formes extraordinaires et tourmentées. A l’est les arabolh de Jéricho et de Moab que sépare le Jourdain semblable à une bande sombre serpentant au milieu de la plaine jaunâtre, puis la mer Morte, presque tout entière ; enfin, fermant l’horizon à l’orient, les monts de Galaad depuis le Rabbad, près d’Adjloùn, et les monts de la Moabitide [que le soleil du soir colore des plus riches teintes du safran et de la pourpre, jusqu’aux collines du Djebdl et de l’Arabie Pétrée. Deux collines se rattachent à la montagne et l’appuient à sa base comme des contreforts : au sudouest, le Djebel Baten el-Haûâ dont l’altitude est de 740 mètres et sur le liane occidental duquel se développe le village de Silûân; au sud-est, le Djëbel el- Azariéh ainsi appelé du village de Lazare où se trouve le tombeau de l’ami du Sauveur, qui se dissimule à sa base dans un pli de terrain. El- Azariéh remplace l’ancienne Béthanie qui, avec Bethphagé, semble indiquée comme appartenant au mont des Oliviers. Luc., xix, 29; cf. xxiv, 50; Act., i, 12. La masse de la montagne est formée de couches de calcaire blanc, plus ou moins compactes, sur lesquelles se sont déposées, par endroits, d’autres couches de formation plus récente, et particulièrement des silex. Ce roc est perforé d’innombrables cavernes, citernes et grottes sépulcrales. Deux d’entre ces cavernes sont célèbres entre toutes, celle de Gethsémani et celle où le Seigneur enseignait ses disciples au sommet de la montagne et dont nous aurons à parler. La plupart des citernes remontent à la plus haute antiquité, et plusieurs d'entre elles, isolées çà et là, semblent avoir été creusées pour des jardins et des domaines privés. D’autres, ramassées en groupes, indiquent la présence de bourgades aujourd’hui disparues. Un de ces groupes accompagné d’excavations

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