Mont des Oliviers et vallée de Josaphat
D’après un plan de 1308, tiré des Voyages en Terre Sainte, de Marino Sanudo Torselli.
plus méridionale où le roc est souvent à découvert, et le liane occidental du Djébel Balen el-Haouâ, qui ne paraît pas différent du rocher ou « pierre de Zoh életh », III Reg., i, 9, est couverte d’une couche de terre relativement épaisse, très apte à la culture des grands arbres. Il en était jadis entièrement revêtu. Matth., xxi, 8; Marc., xii, 8. L’olivier, comme l’indique le nom même de la montagne et celui de Gethsémani porté par un de ses quartiers, y a prospéré dès les temps les plus anciens. Une grande partie du versant occidental, les alentours d'el- Azariéh et le versant occidental de Baten el-Haûd ont encore aujourd’hui de belles plantations d’oliviers. Le nom de Bethphagé, « la localité des figues, » indique que la culture du figuier y tlorissait aussi. C'est près d’un des chemins qui sillonnaient la montagne, qu'un jour le Sauveur demandant des fruits à un arbre de cette espèce et n’en trouvant point, le maudit.
Un large quartier situé au-dessus est encore désigné actuellement sous le nom de « vigne du chasseur ». Karem es-Seyiâd.
Parmi les arbres d’ornement plantés autour des établissements construits par les Occidentaux, on remarque surtout le pin et le cyprès. Les pentes moins abruptes et les concavités des plus larges vallons sont ordinairement semés de blé, d’orge, de lentilles, de fèves ou de kersenné.
IL Histoire. — 1° Dans l'Ancien Testament. — La montagne des Oliviers apparaît d’abord comme une montagne sainte où, avant la construction du Temple, les Israël tes allèrent parfois adorer Dieu. Le roi David, fuyant devant Absalom qui s’avançait vers Jérusalem, gravit la montagne des Oliviers et alla au sommet adorer le Seigneur. II Reg., xv, 32-36. Le sommet où David se rendai' pour prier est vraisemblablement la cime
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opposée à la montagne du Temple par où devait passer le chemin antique allant directement de Jérusalem vers la vallée du Jourdain. David quittait à peine le sommet de la montagne, lorsqu’il rencontra Siba, serviteur de Miphiboseth, fils de Saul, qui s’avançait au-devant de lui avec deux ânes chargés de provisions. Le roi, induit en erreur par le rapport fallacieux de Siba, lui conféra la propriété de tous les biens de son maître. Ibid., xvi, 1-4. David, suivant le versant oriental de la montagne, était arrivé près de la petite ville de Bahurim, lorsqu’en sortit Séméi de [la maison de Saül, se mettant à poursuivre de ses injures et de ses malédictions le roi et ses compagnons; Abisaï, fils de Sarvia, voulait se jeter sur l’insulteur et lui faire payer son audace en lui tranchant la tête, David l’en empêcha. II Reg.,