Esclave égyplien parfumant la tête de son maître
D’après Wilkinson, Manners, t. i, p. 426.
ceux-ci prient sur lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur. » Voir Extrême-Onction, t. ii, col. 2140. Pour préluder à cette onction, le Sauveur voulut que ses Apôtres guérissent beaucoup de malades en les oignant d’huile. Marc., vi, 13. Mais ces onctions ne produisaient pas de grâce spirituelle; elles n’étaient pas le sacrement dont parle saint Jacques, mais elles l’annonçaient et le figuraient. C. Knabenbauer, Evang. sec. Marc., Paris, 1894, p. 163. Le Concile de Trente, sess. xiv, De extrem. unction., i, dit que, dans le passage de saint Marc, le sacrement est « insinué ».
8° Onctions corporelles. — 1. Les onctions d’huile parfumée étaient en grand usage dans la toilette des Orientaux (fig. 483). Elles ont leur raison d’être au point de vue hygiénique. Dans les climats très chauds, l’évaporation cutanée est souvent excessive; elle peut provoquer divers accidents et causer un affaiblissement progressif. Les onctions d’huile ont pour effet de fermer en partie les pores de la peau, ce qui empêche la transpiration sudorifique de se produire aussi abondamment. Les Hébreux pratiquèrent les onctions d’huile dès les plus anciens temps. Parmi les malédictions que leur fait entendre Moïse, il est dit qu’ils ne pourront s’oindre d’huile, parce que les olives tomberont. Peut., xxvm, 40. Michée, vi, 15, dit également aux Israélites infidèles qu’ils presseront l’olive, mais ne s’oindront pas d’huile. Ruth, m, 3, et David, II Reg., xii, 20, complètent leur toilette en s’oignant après s’être lavés. La veuve qui re- > court à Élisée n’a plus qu’un peu d’huile, « pour
ONCTION