‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 267 sur 389 · OR ATORIENS (TRAVAUX DES · texte numérisé non relu

OR ATORIENS (TRAVAUX DES

de sa compagnie liraient quelques pages du texte sacré, sans traduction, sans commentaires, sans aucun appareil scientifique, avec le seul secours du Saint- Esprit pieusement invoqué et de leur attention fidèlement appliquée, M. de Bérulle avait préparé admirablement ses disciples aune science approfondie des saintes Lettres. Comment, en effet, ne point sortir de cette lecture journalière avec Tardent désir de s’y plonger de nouveau pour en mieux saisir le sens, pénétrer la moelle, goûter l’esprit? » Houssaye, Le Père de Bérulle, t. ni, p. 392. Aussi, dès le début, parmi les premiers oratoriens, plusieurs se distinguèrent par leurs travaux sur la Sainte Écriture. Le fondateur de l’Oratoire luimême, ses ouvrages le prouvent, avait une connaissance approfondie des saintes Lettres. Il faut noter aussi que c’est grâce à son intervention que put paraître la Polyglotte de Le Jay. Par la fondation des grands séminaires à laquelle l’Oratoire eut tant de part, fut aussi favorisée l’étude de l’Écriture Sainte : les conférences, entre autres, du séminaire de Saint-Magloire, furent célèbres dans la France entière. Enfin l’arrivée à Paris des manuscrits « hébreux, chaldaïques, arabes, syriaques sur l’Écriture », Batterel, 1. 1, p. 181, rapportés d'Orienl par un des premiers oratoriens, le P. Achille de Harlay, fut une des causes de l’essor que prirent en France au xvne siècle les études en question.

On trouvera dans les notices particulières qui leur sont consacrées dans ce Dictionnaire des renseignements détaillés sur les principaux exégètes oratoriens. Ici nous voulons seulement donner une vue d’ensemble de ces travaux.

I. Traités d'introduction a l’étude de l’Écriture Sainte. — i. règles d’herméneutique. — Bence, Manière de lire utilement l’Ecriture Sainte, à la suite de son Manuale in S. Evangelium, Lyon, 1626; Neercassel, Trac talus de leclione scripturarum... Accedit disserlatio de interprète Scripturarum, Utrecht, 1667 (traduit en français); Eymery, Dissertation sur les prolégomènes de Wallon très utiles à ceux qui veulent entendre les Saintes Écritures, Liège, 1699; Lamy, Apparatus ad biblia sacra, Grenoble, 1687 (traduit en français et en anglais); Rufin, Exhortation à la lecture de l’Écriture Sainte, Amsterdam, 1718; Houbigant, Prolegomena in Scripturam Sacram, Paris, 1746; de Valroger, Introduction historique et critique aux livres du N. T., Paris, 1861.

II. ÉDITION ET CRITIQUE DES TENTES. — Mûl'in, Biblia græca sive Velus Testamentum secundum Septuaginta..., Paris, 1628; Pentateuchus hebræo-samaritanus..., Paris, 1632 (dans la Polyglottede Paris); Exercitationes biblicæ de hebræi græcique textus sinceritate, Paris, 1633; Lelong, Bibliotheca sacra, Paris, 1709; Discours historique sur les... Bibles polyglottes, Paris, 1713; de Bysance (j- en 1722), Notice sur les mss. hébreux de la bibliothèque de l’Oratoire; Houbigant, Biblia hebraica, Paris, 1753; Veleris Teslamenti versio nova ad hebraicam veritalem facta, Paris, 1753; Proverbia, Ecclesiastes, 1763; Notæ criticæ in universos V. T. libros, Francfort, 1777; Psalmorum versio vulgala et versio nova ad hebraicam veritatem facta, Paris, 1746; de Valroger, Elude sur une ancienne version syriaque des Evangiles... découverte par Cureton, Paris, 1859.

III. TRADUCTION EN LANGUES VULGAIRES. — Amelotte, Le N. T. de N. -S. J.-C., traduit en français sur V ancienne édition latine, Paris, 1666-70; réédité des centaines de fois; Passavant (f 1713), Le livre de la Genèse, Les psaumes de David, Le N. T., traduit en français; Lalouette, Histoire des traductions françaises de l’Ecriture Sainte... avec les changements que les protestants y ont faits, Paris, 1692.

iv. grammaires et lemques. — Morin, Opuscula hebræo-samarilana scilicet grammalica samaritana.

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