ORFÈVRE
xvm (xvii), 45, c’est obéir sur-le-champ. « Ce que l’oreille n’a pas entendu, » c’est-à-dire ce dont l’homme ne peut recevoir même l’idée, c’est le bonheur du ciel. ICor., il, 9. — Quand on apprend une nouvelle qui jette dans la stupeur, on dit que « les oreilles tintent », I Reg., ni, 11; IV Reg., xxi, 12; Jer., xix, 3, ou en « sont assourdies ». Mich., vii, 16. Sous l’empire d’une violente émotion, le cœur a des mouvements brusques qui refoulent le sang avec violence aux extrémités et produisent des tintements dans les oreilles. L’oreille du méchant entend des bruits effrayants, Job, xv, 21,. parce que le remords lui est une cause de menaces et de terreurs. Des « oreilles incirconcises » indiquent la mauvaise disposition du cœur à l’égard de la vérité. Jer., vi, 10; Act., vu, 51. L’oreille ne doit pas se désintéresser du reste du corps, I Cor., xii, 16, c’est-à-dire que le chrétien, en communion avec ses frères, ne doit pas vivre comme s’il n’avait qu’à s’occuper de soi. — Il est dit de Banaïas que David le mit ' al-misma'tô, « à son
490. — Orfèvres. D'après Wilkinson, The Manners and Customs, t. Il, p. 234, fig. 413. — 1 et 2 fabriquent des bijoux, — 3 souffle le feu pour fondre l’or, — 4 et 5 pèsent l’or, — 6. Scribe, — 8 et 9 lavent l'or. A leur droite est le directeur des travaux. Les autres ouvriers à droite préparent l’or avant qu’il soit mis en œuvre.
l’oreille », IV Reg., xix, 16; II Par., vi, 40; II Esd., i, 6, 11; Ps. xxxi (xxx), 3; xlv (xliv), 11; Jer., xvii, 23; xxxv, 15; Bar., ii, 16, etc., marque l’attention bienveillante avec laquelle on accueille une parole ou une demande. Ainsi Dieu, Il Par., vi, 40; vu, 15; Ps. v, 2; xvii (xvi), 1, 6, etc., et quelquefois l’homme, II Esd., vin, 3, etc., ont l’oreille attentive à la prière. L’oreille qui entend est prise pour l’intelligence qui comprend. Deut., xxix, 4. De là l’expression fréquente dans le Nouveau Testament : « Entende qui a des oreilles pour entendre. » Matth., xi, 15; xiii, 9, 43; Marc., iv, 9, 23; vii, 16; Luc., viii, 8; xiv, 35; Apoc., ii, 7; in, 6; xiii, 9, etc. Par contre, « fermer les oreilles, » Prov., xxi, 13; Is., xxxm, 15, comme la vipère sourde ferme les siennes à la voix de l’enchanteur, Ps. lviii (lvii), 5; « détourner ses oreilles, » Prov., xxvm, 9; Lam., ni, 56; « avoir les oreilles alourdies, » Is., vi, 10; lix, 1; Zach., vu, II; Matth., xiii, 15; « avoir des oreilles et ne pas entendre, » Ezech., xii, 2; Marc., viii, 18; Act., xxviii, 26, 27; Rom., xi, 8, etc., sont des expressions qui marquent la mauvaise volonté avec laquelle on refuse d’apprendre, de croire ou d’obéir. — 4° Quelques autres locutions bibliques sont empruntées aux fonctions de l’oreille. « L’oreille jalouse entend tout, » Sap., i, 10, ce qui se rapporte à Dieu auquel rien n’échappe. L’oreille qui cherche la sagesse indique un esprit curieux de s’instruire. Prov., xvm, 15; xxm, 12. « Obéir à l’audition de l’oreille, » Il Reg., xxii, 45; Ps.
audition, » II Reg., xxiii, 23; I Par., xi, 25, c’est-àdire en fit son confident, son conseiller. D’après les Septante, il le mit 7t pb ç va: àxoàç autov, « à ses au- J diences, » et, dans les Paralipomènes, ètu tï;v uorrpiàv auto-J, « vers sa patrie, » traduction qui suppose un tout autre texte hébreu. D'après la Vulgate, il fit de lui son auricularius, son auditeur, le plaça ad auriculam suam, « près de son oreille, » ce qui rend bien le texte hébreu. Dans un sens un peu dilférent, les rois de ‘ Perse avaient « beaucoup d’yeux et beaucoup d’oreilles ».
On appelait de ce nom des fonctionnaires qui parcouraient les provinces pour en contrôler ou en réformer l’administration. Voir Œil, col. 1748; Xénophon, Cyropæd., viii, 2, 10. — Le mot ’ozén entre dans la composition de plusieurs noms propres : Azanias, ’âzanydh,.
« Jéhovah entend, » lévite du temps de Néhémie,
II Esd., x, 9; Azanoth-Thabor, « oreilles du Thabor, » ville de la tribu de Nephthali, Jos., xix, 34; voir t. I, col. 1298; Ozni, 'ozni, « l’homme aux oreilles, » nom d’un fils de Gad, Num., xxvi, 16; et Ozensara, 'uzzên sé'ërâh, « oreille de Sara, » fille d’Éphraïm, nom donné à une~ville. I Par., vu, 2i. IL Lesètre.
ORFÈVRE (hébreu : soréf, mesârèf, du verbe sdraf,
« fondre et épurer les métaux; » Septante : ypua-oydoç, ' yp'jaoupyôç, àpyupo'/éoç, àpyupoy.ÔTvoç, ytovevtov, « fondeur, » nvp cov/jç; Vulgate : aurifex, argentarius ), ouvrier qui travaille les métaux précieux (fig. 490). —