‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 274 sur 389 · ORGE · texte numérisé non relu

ORGE

Après la sortie d'Égypte, dès le séjour au désert, il se trouve déjà parmi les Israélites des ouvriers capables de faire le veau d’or, Exod., xxxir, 4, et les différents objets en or destinés au service du Tabernacle. Exod., xxxviii, 24-27. Voir Bêséléel, t. i, col. 1639. A l’époque des Juges, Michas charge un orfèvre de lui fondre une idole d’argent. Jud., xvii, 4. L'orfèvre dégageait l’argent des scories et en fabriquait un vase. Prov., xxv, 4. Isaïe, m, 18-21, parle en détail des objets de bijouterie dont se paraient les femmes de Jérusalem et qui supposent assez avancé l'art des orfèvres. Ceux-ci sont pris à parti à cause des idoles d'or ou plaquées d’or qu’ils fabriquaient. Is. , xl, 19; xlvi, 6; Bar., vi, 45; Sap., xv, 9. Au retour de la captivité, les orfèvres prirent part comme les autres à la reconstruction des murs de Jérusalem. II Esd., m, 8, 30, 31. Malachie, m, 2, 3, compare le Messie futur au fondeur qui épure l'or et l’argent. — A Éphèse, une émeute contre saint Paul fut suscitée par l’orfèvre Démétrius, qui fabriquait de petits temples de Diane en argent. Act., xix, 24. Voir Diane, t. ii, col. 1408; Argent, t. i, col. 945; Or, col. 1836. IL Lesètre.

ORFRAIE, oiseau de proie, le même que l’aigle de mer ou pyrargue. Voir Aigle de ïier, t. i, col. 305. Le nom d’orfraie lui est plus particulièrement donné pendant ses deux premières années, alors que sa queue d’abord noirâtre ne passe pas encore au blanc. Il y a deux sortes d’orfraie, Y haliaëtus albicilla, extrêmement rare sur les côtes syriennes, quoique se trouvant parfois dans la Basse-Égypte, et le pandion haliaëtus, qui se trouve, bien qu’en petit nombre, dans tous les endroits de la Palestine où il rencontre des conditions favorables à son genre de vie. On le voit près des rivières qui coulent dans le voisinage de la côte, au milieu des rochers du rivage, dans la vallée du Jourdain et autour du lac de Génésareth. C’est l’aigle pêcheur proprement dit; mais il préfère pêcher au bord de la mer. Cf. Tristram, The natural history of the Bible, Londres, 1889, p. 183; Wood, Bible animais, Londres, 1884, p. 356. IL Lesètre.

ORGE (h ébreu : èe'ôrâh; Septante : «.pcOvj ; Vulgate : hordeum), une des céréales de Palestine.

I. Description. — De toutes les céréales, c’est celle dont la culture remonte à la plus haute antiquité et qui se trouve encore actuellement la plus répandue à la surface du globe. Elle doit cet avantage à l’extrême rapidité de sa croissance, qui lui permet d’atteindre sa maturité au bout de quelques mois après le semis, se contentant des étés courts du Nord, et pouvant être récoltée avant la saison brûlante du Midi.

Le genre Hordeum est caractérisé entre toutes les autres graminées par son épi dont l’axe porte un groupe de trois épillets unillores sur chacune de ses dents. Dans l’orge sauvage un seul de ces épillets est fertile, et les grains se trouvent ainsi superposés sur deux rangs, d’ou le nom de U. distic hum. Mais la culture a obtenu des races dans lesquelles les épillets collatéraux sont plus ou moins développés, de façon que l’épi porte quatre ou six rangées de grains. Toutes ces orges étaient connues des anciens, mais celle dont la culture a dû précéder les autres, au moins chez les peuples sémitiques, est l’orge à deux rangs, dont le type spontané, décrit par Boissier sous le nom de U. Ithaburense (fig. 491), ne se sépare de Y H. distichum que parla fragilité du rachis de l’épi, par les glumes ordinairement plus velues et dépassant les glumelles, enfin par les arêtes plus longues atteignant 15 centimètres. Elle habite les régions désertiques de l’Arabie Pétrée, autour du Sinnï, du Thabor, ainsi que les montagnes du Liban. F. Hv.

IL Exégèse. — 1® Nom et identification. — En hébreu

l’orge se dit se'ôrdh, d’une racine qui signifie « être velu, couvert de poils », par allusion à la longue barbe de son épi. L’identification ne souffre aucune difficulté, les langues sémitiques ayant conservé le même nom : en araméen se'ârâ’, se' or la ; en syriaque se'orto’ ; en arabe sa'ir, et les versions, comme les Septante et la Vulgate, rendant toujours le mot hébreu par xpiOvj et hordeum. I. Lôvv, Araniàïsclie P/lanzennamen, in-8°, Leipzig, 1881, p. 277. D’ailleurs le contexte des passages où se rencontre le mot se'ôrdh demande cette signification. Le pluriel se'orîm se dit des grains d’orge. Ils sont également désignés quelquefois par le collectif hébreu bar, le grain séparé de la paille, terme il est vrai qui convient aussi et plus souvent au grain de blé. Il y

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