II. Les être
2. ORIENT (hébreu : Sémah, « germe, rejeton; » Septante : àvaxoXïi), nom donné parla Vulgate au Messie futur, dans la traduction de Zacharie, m, 8; vi, 12. Cf. Luc., i, 78. Voir Germe, t. m, col. 212.
ORIENTAUX (hébreu : benû-Qédém, « les fils de l’Orient : » Septante : y-q ivaxo)aov, Gen., xxix, 1 ; o\ Moi àvatoXcov, Jud., VI, 3, 33; vu, 12; oi àn’ àvaxoXoiv, Job, i, 3, et Is., xi, 14; oi viol lveSéq, .1er., xlix, 28, et Ezech . , xxv, 4, 10 ; àpyatoi àv9p<o7roi, III Reg. , iv, 30 (hébreu, v, 10); Vulgate : Orientales, généralement; filii orientis, Is., xi, 14; Jer., xlix, 28; Ezech., xxv, 10; filii orientales, xxv, 4), nom donné aux nomades vivant à l’orient du pays de Chanaan.
I. Données bibliques. — 1° Indications géographiques et ethnographiques. — D’après son acception ordinaire, l’Orient, Qédém, embrassant en général toutes les contrées situées à l’orient du pays habité par les Israélites, le nom d’ « Orientaux » devrait de même désigner indistinctement tous les peuples de ces contrées, et il gardait sans doute celte signification dans l'usage; toutefois, dans le langage des auteurs et des personnages bibliques, « les fils de l’Orient » et « le pays d’Orient », érés-Qédém, a une signification beaucoup plus restreinte. Quand Abraham voulant séparer les fils d’Agar et de Cétura de son fils Isaac auquel il
ORIENTAUX
réservait 1 héritage de la Terre Promise, en leur remettant une part de ses troupeaux et de ses autres richesses, Gen., xxv, 6, et les envoyait à la terre d’Orient, il ne leur désignait sans doute pas d’autre pays que celui où l’histoire montrera constamment les descendants d’Ismaël et les diverses tribus descendues ou nommées des enfants de ces deux femmes du patriarche, la région où n'ont cessé de se tenir les nomades communément sémites, à l’est du pays de Chanaan. Le territoire le plus éloigné où la Bible nous fait voir « les fils de l'Orient » est le district mésopotamien de Paddan- Arain, au nord-est de Chanaan, sur la rive gauche de l’Euphrate, où s’était développée la descendance d’Aram et où se trouvait la famille de Nachor, frère d’Abraham :
Is., xiii, 20; xxi, 13, 17; lx, 6; Jer., xxv, 23-2 i ; xlviii, 28-29; Ezech., xxvii, 21. Voir Arabe, t. i, col. 828.
II. Géographie. — Etendue et limites de la terre des benê-Qédém. — Le pays des Orientaux, d’après les indications précédentes, comprenait toute la contrée s’étendant depuis Harran et la Mésopotamie, jusqu’à et y compris le pays des Madianites au sud, situé sur le rivage de la mer Rouge, et depuis le désert de Sur et les pays de Galaad et île Basan à l’ouest, jusqu’à l’Euplirate à l’est. Ce fleuve qui parait être la frontière la mieux déterminée de ce territoire, ne l’est cependant pas en tant que limite précise et extrême, puisque les bénè-Qédém occupent la Mésopotamie sur la rive gauche ou orientale, au moins dans la partie la plus septentrionale. S’il était possible d’assigner des bornes fixes à la