‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 282 sur 389 · Le petit Labyrinthe, Eusèbe, Hist. eccl., v · texte numérisé non relu

Le petit Labyrinthe, Eusèbe, Hist. eccl., v

13. L'exposition du Symbole, Pitra, Analecta sacra, t. ni, p. 584. — 14. L’ Épitaphe d’Origène composée par lui-même, reproduite en de nombreux manuscrits.

— 15. Les vingt Tractalus Origenis de libris SS.Scripturarum, publiés par Mor Batiffol, Paris, 1900. Voir dans

Ehrhard, Die altchristl. Lilter., etc. Fribourg-en- Brisgau, 1900, p. 328-332, les conjectures à ce sujet. — 16. Plusieurs prétendues Homélies d’Origène contenues dans les lectionnaires latins du moyen âge et publiées dans P llomiliarius Doclorum, Bâle, 1511-1513, ainsi que par Combefis, Biblioth. Patrum concionatoria, Paris, 1662. Les plus célèbres et les plus évidemment inauthentiques sont l’homélie sur la Madeleine : Maria slabat ; et l'homélie sur le prologue de S. Jean: Vox spiritualis aquilæ.

IV. OUVRAGES PARVENUS JUSQU’A NOUS ET PRINCI- PAUX manuscrits. — 1. Texte grec. — A) Philocalie, recueil de morceaux choisis d’Origène par saint Basile et saint Grégoire de Nazianze, comprenant des extraits du Periarchon, du Contra Celsum, des Commentaires sur la Genèse, l’Exode, les Psaumes, le Cantique des cantiques, Ezéchiel, Osée, Matthieu, Jean, l’Épitre aux Romains, des Homélies sur le Lévitique, Josué, Jérémie, les Actes, plus la lettre à saint Grégoire le Thaumaturge et un fragment d’origine inconnue. On en connaît un assez grand nombre de manuscrits dont les plus anciens et les meilleurs sont : Patmos 270, x° siècle; Venise, Marcienne, 47, xie s.; Paris, Bibl. nat., suppl. grec 615, xiiic s. — B) Contra Celsum. Subsiste en entier; mais tous les manuscrits connus (24) dérivent d’un même archétype qui ne remonte pas au delà du xnie siècle (Vatican, grec 386). — C) Comment, sur S. Matthieu. On en possède en grec huit livres, X à XVII. Le plus ancien des manuscrits, d’ailleurs peu nombreux, date du xm° siècle (Munich, grec 101). —

D) Comment, sur S. Jean. Il n’en reste que les neuf livres suivants I, II, VI, X, XIII, XIX, XX, XXV11I, XXXII. L’archétype de tous les manuscrits est le Monacensis 101, ci-dessus nommé. — E) Homélies sur Jérémie, au nombre de vingt, retrouvées dans un codex de l’Escurial (Q, ni, 19) du xie ou du xne siècle. Les homélies xvm et xix, mutilées l’une à la fin l'autre au commencement, semblaient n’en faire qu’une, de sorte qu’avant lvlostermann on n’en comptait que dix-neuf. — F) Exhortation au martyre conservée dans un manuscrit de Venise du xive siècle et dans un manuscrit de Paris (Bibl. nat., grec 616) de la même époque, sur lequel fut copié le codex de Bâle A. m, 0. — G) De oratione. Ce petit traité n’existe complet — à part quelques lacunes — que dans un manuscrit de Cambridge. — H) Homélie sur la Pytlionisse dont l’archétype paraît être le Monacensis 331 du Xe siècle. — 1) Lettre à Jules Africain, conservée en de nombreux manuscrits. — J) Lettre ci S. Grégoire le Thaumaturge, insérée dans la Philocalie. — K) Les cbaines — riche mine encore trop peu exploitée — nous rendent, à l’état fragmentaire il est vrai, un grand nombre d’œuvres perdues d’Origène. Il en sera question ci-dessous, à propos des éditions.

2. Traductions latines. — A) Periarchon traduit par Rufin. Il ne reste de la traduction de saint Jérôme que les extraits insérés par lui dans sa lettre à Avit, t. xxn, col. 1059-1072. — B) Cent dix-huit homélies traduites par Rufin (dix-sept sur la Genèse, treize sur l’Exode, seize sur le Lévitique, vingt-huit sur les Nombres, vingt-six sur Josué, neuf sur les Juges, neuf sur les Psaumes). — C) Soixante dix-huit homélies traduites par saint Jérôme (deux sur le Cantique des cantiques, neuf sur Isaïe, quatorze sur Jérémie — dont douze existent dans le texte original — quatorze sur Ezéchiel, trente-neuf sur S. Luc). — D) Une homélie sur le J" livre des Rois (De Elcana et Samuel) traduite par un anonyme. —

E) La traduction par Rufin des trois premiers livres du Commentaire sur le Cantique des cantiques, avec le commencement du quatrième. — F) La traduction fortement abrégée et remaniée du Commentaire sur Y Epitre aux Romains. Des quinze livres primitifs Rufin a fait dix livres plus courts. — G) Une traduction anonyme

ORIGÈNE

du Commentaire sur saint Ma tthieu, dexiv, 13, àxxvn,3.

v. ÉDITIONS. — Si l’on ne tient pas compte d’un recueil d’homélies publié sans lieu ni date, le premier ouvrage imprimé d’Origène est une traduction latine du Contra Celsum parPersona, Rome, 1481 (Venise, 1514). Puis vint la traduction par Rufin des homélies sur l’heptateuque, Venise, 1503 et 15P2, du Commentaire sur TÉpitre aux Romains, Venise, 1506 et 1512. (Ces deux ouvrages furent publiés sous le nom de saint Jérôme qu’ils portent dans certains manuscrits.) Peu après parurent à Venise les homélies traduites par saint Jérôme (1513), le Periarchon (1514) et divers autres ouvrages encore inédits (1516). Les éditions des œuvres latines complètes, telles qu’on pouvait se les procurer alors, sont celles de Merlin, Paris, 1512 (1519, 1522, 1530, Venise, 1516), d’Érasme, Bâle, 1536 et 1545 (1571 avec additions par Grynæus), de Génébrard, Paris, 1574 (1604 et 1619). — Quant au texte grec, ce fut aussi le Contra Celsum qui fut publié tout d’abord par Hœschel, Augsbourg, 1605, ensuite la Philocalie par Tarin, Paris, 1618-1619 (1624), Y Homélie sur la Pytlionisse par Léon Allatius, Lyon, 1629, les Homélies sur Jérémie par Cordier, Anvers, 1648. G. Spencer réédita le Contra Celsum et la Philocalie à Cambridge, 1658 (grec-latin avec notes) et 1677. La première édition générale fut celle de Huet, Rouen, 1668 (3 vol., avec longue introduction biographique, théologique et critique, Origeniana), réimprimée à Paris, 1679, à Cologne, 1685. Beaucoup plus complète est celle de Charles Delarue, 1er et 2e vol., Paris, 1733; 3e vol., Paris, 1740 (après la mort de l’éditeur); 4e vol., Paris, 1759 (par les soins de Charles Vincent Delarue, neveu du précédent). Depuis Huet, le traité De oratione avait paru à Oxford, 1686 (Amsterdam, 1694), YExhortalio ad Martyrium avait été publiée à Bâle par YVetstein, 1694, et Montfaucon avait donné une bonne édition des restes des Ilexaples (Paris, 1715), après celles de Flaminius Nobilius (Rome, 1587) et de Drusius (Arnheim, 1622). Toutes les éditions postérieures des œuvres d’Origène, celles d’Oberthür (Wurzbourg, 1780, 1794), de Lommatzsch (Berlin, 1831- 1838, en 25 vol.), de Migne (Paris, 1857), n’ont été que des reproductions plus ou moins correctes des éditions précédentes, en particulier du texte de Delarue. 11 en est de même de l’édition du Periarchon par Redepenning (traduction de Rufin, fragments grecs et notes), Leipzig, 1836. — 11 a paru depuis quelques éditions partielles : A. E. Brooke, Commentaire sur S. Jean, 2 vol.. Cambridge, 1896; A. Jahn, Des h. Euslathius Beurtheilung des Origenes, Leipzig, 1886 (dans Texte und Unters., t. il, avec le texte de l 'Homélie sur la Pytlionisse d’après le manuscrit de Munich, grec 331).

La nouvelle édition d’Origène, qui fait partie de la Patrologie grecque de Berlin, utilise toutes les ressources dont on dispose en ce moment et sera pour longtemps l’édition type. Ont déjà paru les volumes suivants : t. i et n ( Exhortation au Martyre, Contra Celsum, De oratione), Leipzig, 1899, par P. Kœtschau ; t. ni (Homélies sur Jérémie, sur la Pythonisse d’Endor, et fragments sur les Lamentations, Samuel et les Rois), Leipzig, 1901, par E. Klostermann ; t. iv (Commentaires sur S. Jean, fragments compris), Leipzig, 1903, par E. Preuschen. Chaque volume s’ouvre par une étude des manuscrits et contient trois tables : index des citations et allusions, des noms propres, de tous les mots intéressants au point de vue théologique, philologique, etc.

11 reste encore à étudier les innombrables fragments des chaînes bibliques, publiés en grande partie mais d’une manière insuffisante par Galland, Biblioth. vet. Patrum, t. xiv (supplément), par Mai, Nova Patrum Biblioth., t. vu, et par Cramer, Ccitenæ in Evangelia, Catenæ in Epistolas, Oxford, 1840-1844. Une bonne édition des scolies sur les Proverbes a été donnée par

Tischendorf, dans Notitia edit. cod. Sinaitici, Leipzig, 1860, p. 74-122. Les textes relatifs à TÉpitre aux Éphésiens ont été très bien réédités par Gregg, Journal of theol. Studies, t. nr, 1902, p. 398-420, 554-576.

v/. traductions. — Nous avons parlé des versions latines de Rufin et de saint Jérôme et d’un traducteur anonyme du Comment, sur S. Matthieu. Le Contra Celsum fut traduit en latin par Persona, Rome, 1481, par Gelenius, Augsbourg, 1605; le Comment, sur S. Jean par Ferrari du Mont-Cassin et Perionius; le Comment, sur S. Matthieu par Huet, Rouen, 1068; le De oratione par Morel, Paris, 1601, par Wetstein, Bâle, 1694, par Reading, Londres, 1728; la Philocalie par Génébrard, Paris, 1574, par Tarin, Paris, 1618. — L’édition latine de Caillau en 7 in-8», Paris, 1829, contient les principaux ouvrages d’Origène mais avec des coupures.

II a paru en français une traduction du Contra Celsum par E. Bouhereau, ministre protestant, Amsterdam, 1700, par l’abbé de Gourcy, Paris, 1785-1786 (dans la collection Anciens apologistes, 1. 1 et n),par l’abbé de Genoude (Les Pères de l'Eglise, traduits en français, t. vm). On la trouve dans Migne, Démonstrations évangél., t. I, Paris, 1843. — La collection Ante-Nicene Christian Library, Edimbourg, contient, t. x, 1869, et t. xxm, 1872, la traduction anglaise par Crombie du Periarchon, de la lettre de Jules Africain et de la réponse d’Origène et du Contra Celsum ; le volume supplémentaire, 1897, renferme la traduction par Menzies des Comment. sur S. Matth. et sur S. Jean.

vu. ouvrages sur ORIGÈNE. — La bibliographie complète de ce qui s’est écrit sur Origène remplirait un volume. Nous laisserons de côté les ouvrages généraux, tels que patrologies, histoires de l’Église, histoires des dogmes, histoires des hérésies, etc., ainsi que la plupart des articles de revue. On trouvera l’indication d’un certain nombre d’articles dans Chevalier, Bio-bibliographie, 2e édit., fasc. vu, 1906, p. 3428-3432. Pour l’époque des Pères nous renvoyons à notre livre Origène, appendice ni, p. 188-213; Origène et la tradition catholique jusqu’à la fin du VIe siècle.

1. Biographie et théologie mêlées. — Lenain de Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclés., t. ni; Redepenning, Origenes, eine Darstellung seines Lebens und seiner Lehre, 2 vol., Bonn, 1841-1846; Freppel, Origène (cours d’éloquence professé à la Sorbonne en 1866 et 1867), 2 vol., Paris, 1868; 2e édit., 1875; Bohringer, Klemens und Origenes, Zurich, 1869; W. Fairweather, Origen ancl greek patristic Theology (dans The World’s Epoch-Makers), Édimbourg, 1901.

2. Origène théologien et exégète. — G. Lumper, Historia theologico-critica SS. Patrum, Augsbourg, 1792- 1793 (t. ix et x de la collection); Schnitzer, Origenes liber die Grundleliren der Glaubenswissenschaft, Stuttgart, 1835; G. Thomasius, Origenes, ein Beitrag zur Dogmengeschichte des 3 Jahrhunderts, Nuremberg, 1837; P. Fischer, Commentatio de Origenis Theologia et Cosmologia, Halle, 1845; E. Joly, Etude sur Origène, Dijon, 1860; Ernesti, Commentatio de Origene, interpretationis... grammaticæ auctore, Leyde, 1776; C. R. Hagenbaeh, Observationes historico-hermeneulicæ circa Origenis methodum interpretandi Scriptur., Bâle, 1823; J. J. Bochinger, De Origenis allegorica ...interpretatione (dissert.), Strasbourg, 1829-1830; Contestin, Origène exégète, dans la Revue des sciences eccl., 1866-1867; Klostermann, Die Ueberlieferung der Jeremiahomilien des Origenes, dans Texte und TJntersucli. N. F., t. i, fasc. 3, Leipzig, 1897; Zôllig, Die Inspirationslehre des Origenes, Fribourg-en-B., 1902; F. Prat, Origène, le théologien et l’exégète, Paris, 1907.

3. Points particuliers. — S. Parker, Origenian hypothesis concerning the préexistence of soûls, etc., Londres, 1667; Hœfling, Origenis doctrina de sacrificiis chris tianorum, etc., Erlangen, 1841; C. Ramers, Des

ORIGÈNE

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