Constellation de la Grande-Ourse
Les deux formes as et 'ayis ont la même signification ; le néo-hébreu yûtâ', Berachoth, 58, b, donne même à croire que la seconde forme est primitive. Le mot hébreu se rattacherait à l’arabe n as, « litière » à porter les morts, et, à ce titre, désignerait la Grande-Ourse et la Petite-Ourse. On sait que les deux constellations (fig. 504), se composent chacune de quatre étoiles disposées en rectangle à peu près régulier. Elles représentent, aux yeux des Arabes, une litière funèbre. De l’un des angles de chaque rectangle partent trois autres étoiles qui paraissent former cortège à la litière, et que l’auteur de Job, xxxvm, 32, appelle les benôt, les « filles » de 'ayis. Cf. Niebuhr, Beschreibung von Arabien, Copenhague, 1772, p. 114, 115 ; Wetzstein, dans Frz. Delitzsch, Das Buch lob, Leipzig, 1876, p. 501 ; Gesenius, Thésaurus, p. 895; Hommel, dans Zeitschrift der deutsch. morgenlcind. Gesellschaft, t. xlv, p. 594, etc. A la suite des Septante, Job, ix,9, et du Targum, zagtâ, Job, xxxvm, 32, quelques auteurs regardent ayis comme le nom des Pléiades. Cf. Hoffmann, dans la Zeitzschrift fur die alltcst. Wissenschaft, t. ni, p. 108, 279 ; etc. Mais la Grande-Ourse est une constellation trop importante pour qu’il n’en soit fait nulle mention dans la Bible, et c’est à la Grande, bien plutôt qu’à la Petite, que fait allusion l’auteur de Job. Parmi les étoiles qui la composent, il y en a quatre de deuxième grandeur, et elle ne disparait jamais de l’horizon, tandis que la constellation des Pléiades est beaucoup moins importante et qu’en été, dans notre hémisphère, elle demeure sous l’horizon. Le nom de « filles » convient aussi bien mieux aux étoiles qui semblent suivre la Grande-Ourse, tandis que les Pléiades forment un groupe compact. Voir Hyades, t. iii, fig. 162, col. 789. Enfin le nom de as, donné aux quatre étoiles majeures de la Grande-Ourse par les Arabes et les Juifs du golfe Persique, au rap-