Z1AS
OZIAU
phéla, le long de la mer, en pays philistin, sur les plaleaux, dans les montagnes et au Carmel de Juda, voisin de l’Idumée. Dans ces diverses régions, des laboureurs et des vignerons travaillaient pour son compte. II Par., xxvi, 10. Ozias renouvelait ainsi les traditions de David, qui avait eu dans tout le pays ses vignerons et ses cultivateurs. I Par., xxvn, 25-31. Les autres rois, ses prédécesseurs, avaient sans nul doute continué à faire exploiter leurs propriétés. Mais, par incurie ou par impuissance, il n’avaient pas toujours su les protéger suffisamment. De l’élevage et de la culture, le roi de Juda tirait donc d'abondants revenus, dont il parait avoir fait un judicieux usage.
4° Par malheur, sur la fin de son règne, Ozias usurpa les fonctions sacrées et oubliant ce qui était arrivé au roi Saul, I Reg., xm, 9-14, il pénétra dans le sanctuaire du Temple et y brûla des parfums sur l’autel. Le grand-prêtre Azarias, accompagné de quatre-vingts prêtres, accourut pour faire au roi ses remontrances et l'adjurer de sortir du sanctuaire, en lui faisant sentir que sa transgression ne tournerait pas à son honneur. Le prince, qui avait l’encensoir à la main, fut saisi de colère. Mais aussitôt, dans le sanctuaire même, il fut atteint de la lèpre. L’horrible mal apparut sur son front. Les prêtres, habitués par état à reconnaître les signes de cette maladie, s’en aperçurent immédiatement et repoussèrent le roi dehors. Lui-même se sentit frappé de Dieu et se hâta de quitter le Temple. La lèpre se montre tout d'abord sous forme de taches. Voir Lèpre, t. iv, col. 176. Il est à croire que, dans le cas présent, elle se manifesta instantanément à l’état tuberculeux, de manière à bien marquer l’intervention divine, attirer sur-le-champ l’attention des prêtres et à convaincre le roi lui-même sans autre examen. Le châtiment était effroyable. Ozias, qui jusqu’à ce jour avait vécu en roi, et qui, par suite de ses goûts militaires et agricoles, devait se donner beaucoup de mouvement à travers son royaume, se vit subitement obligé, conformément à la Loi, Lev., xm, 44-46; Num., v, 2-4; xii, 14, 15, à se séparer de la société des humains, à ne plus entrer dans le Temple et à se réfugier dans une maison isolée. II Par., xxvi, 16-21. Josèphe, Ant. jud., IX, x, 4, qui dramatise beaucoup le récit des Paralipomènes, dit qu’Ozias vécut dans une maison située hors de la ville, mourut consumé de remords et de chagrin et fut inhumé seul dans ses jardins. Il est présumable que la demeure qui servit de refuge à Ozias se trouvait dans une propriété royale, peut-être dans les jardins royaux voisins de Siloé. IV Reg., xxv, 4. On ne peut admettre cependant que le roi ait été inhumé dans ses jardins, comme le dit Josèphe. D’après le texte sacré, II Par., xxvi, 23, Ozias fut inhumé près des rois ses ancêtres. Seulement, comme il était lépreux, on déposa son corps non dans le sépulcre même, mais dans le champ qui entourait le monument. Le prince s’était montré fidèle à Dieu durant la plus grande partie de son règne; on peut donc légitimement penser que le châtiment dont sa faute fut suivie le fit rentrer en lui-même et compta, aux yeux de Dieu, comme une expiation salutaire. Josèphe prétend encore qu’au moment où le roi fut frappé dans le Temple, il y eut un grand tremblement de terre et que, près de Jérusalem, en un lieu appelé Erogé (En-Rogel), une partie de montagne s’écroula et obstrua le chemin et les jardins royaux. On ne sait si l’historien se fonde ici sur une tradition certaine ou s’il amplifie, comme il fait quelquefois. Amos, i, 1, parle d’un tremblement de terre qui eut lieu au temps d Ozias, roi de Juda, et de Jéroboam, roi d’Israël. Zacharie, xiv, 5, fait aussi mention du même phénomène et ajoute qu’il mit tout le monde en fuite à Jérusalem. Mais il est impossible de déterminer la date de ce cataclysme, Ozias et Jéroboam ayant régné en même temps soit de 309 à 783, soit de 783 à 757. Quand le roi Ozias
devint incapable d’administrer, son fils Joatham prit le commandement de la maison royale et gouverna le pays. II Par., xxvi, 21. Or Joatham avait vingt -cinq ans quand son père mourut. II Par., xxvii, 1. Il ne pouvait guère avoir moins de quinze ans quand il le suppléa dans la fonction royale. Ozias, qui régna en tout cinquante-deux ans, ne dut pas être à l’écart plus d’une dizaine d’années; peut-être même son épreuve fut-elle beaucoup moins longue. Rien, en tous cas, ne l’empêchait de conseiller son fils pour la bonne administration des affaires. — Isaïe, I, 1; vi. 1, était contemporain d’Ozias; ruais il n’inaugura son ministère que l’année de la mort de ce roi. Osée, i, 1, prophétise également sous le même règne, mais seulement vers la fin, puisqu’il rendit encore des oracles sous les trois rois suivants. Amos, I, 1, se fit entendre aussi sous Ozias, deux ans avant le tremblement de terre. Voir Ajios 1, t. i, col. 511. II. Lesétre.
2. OZIAS (Hébreu : 'Uzzydh; Septante : ’OÇia), fils d’Uriel et père du lévite Saul, de la branche de Caath. I Par., vi, 24 (hébreu, 9). Comme nous trouvons plus loin ji. 36-37 (hébreu, 21-22) une autre généalogie dans laquelle, au lieu des quatre noms Thahath, U riel , Ozias, Saül, nous lisons des noms différents, on a supposé que Ozias est le même qu’Azarias et que c’est une double orthographe du même nom, comme pour le ro- Ozias = Azarias, mais comme les autres noms sont diffé, rents, on peut admettre qu’il y a deux généalogies différentes parlant de Thahath, dont l’une descend de lui par Uriel, f. 24, et l’autre, par son autre fils Sophonie, f. 36, qui fut un des ancêtres du chef de chœur Héman.
3. OZIAS (hébreu : 'Uzzîyâhû ; Septante : ’OÇcou), père de Jonathan. Ce dernier, du temps de David, fut chargé de la garde des biens que possédait le roi hors de Jérusalem. I Par., xxvii, 25. Voir Jonathan 5, t. ni, col. 1615.
4. OZIAS (hébreu : Uzzîyàh; Septante : ’Oîffa), un des prêtres des « fils d’Harim », qui avait épousé une femme étrangère et qui dut, la répudier du temps d’Esdras. I Esd., x, 21.
5. OZIAS (Septante : ’OÇiaç), fils de Micha,de la tribu de Siméon. 11 gouvernait la ville de Béthulie du temps de Judith. 11 fit bon accueil à Achior l’Ammonite (voir Achior 2, t. i, col. 143), Judith, vi, 11-18; mais sur les instances de ses compatriotes assiégés par Nabuchodonosor, il promit de rendre la ville au général assyrien, si elle n’était pas secourue dans l’espace de cinq jours. Judith la délivra avant ce terme. Judith, vii-xm, et il fit annoncer la nouvelle dans tout Israël. Judith, xv, 5. Voir Judith 2, t. ni, col. 1822.
6. OZIAS (Septante : ’O'i-^À), un des ancêtres de Judith, de la tribu de Ruben. Judith, vin, 1.
OZIAÜ (hébreu Yaâziyâhû, « fortifié par Jéhovah; » Septante : ’Oih'a), lévite, fils de Mérari. La Vulgate lui donne un fils qu’elle appelle Benno, mais le mot hébreu benô dont elle fuit un nom propre parait bien être un nom commun, benô, « son fils. » Le texte original est d’ailleurs défectueux dans sa forme actuelle, voir Benno, t. I, col. 1600, et on ne peut rétablir la leçon véritable. 1 Par., xxiv, 26-27, semble donner Oziaü comme un troisième fils de Mérari, mais Exod., vi, 19; Num., ni, 33; I Par., xxm, 21, ne mentionnent que deux lils de Mérari. La répétition de « lils de Mérari », au ÿ. 26 et au ÿ. 27, de I Par., xxiv, ne peut s’expliquer que par une altération du texte. Il n’y a rien qui corresponde au mot benô dans les Septante.
OZIEL
OZRIEL
OZDEL (hébreu : ' Uzzî’êl , « Dieu est ma force »), nom de six Israélites dans le texte hébreu; de cinq, dans la Vulgate, qui appelle le sixième Eziel. II Esd., iii, 8.
1. OZIEL (Septante : ’OÇsirj),), lévite, le quatrième fils de Caath, Exod., vi, 18; Num., ni, 19; I Par., vi, 2. 18; xxiii, 12, et père de Misaël, d’Élisaphan et de Séthri, Exod., vi, 22; Lev., x, 4; Num., iii, 30. Aaron était son neveu. Lev., x, 4. Ses descendants furent appelés de son nom Oziélites. Num., iii, 27 ; I Par., xxvi, 23. Ils eurentpour chef du temps de Moïse Élisaphan, Num., iii, 30, et Aminadab du temps de David. I Par., xv, 10. Sur les fonctions sacrées des Oziélites, voir Caathites, t. n, col. 3; Oziélites.
2. Oziel (Septante : ’OÇir,).), fils de Jési, de la tribu de Sirnéon, qui, avec ses trois frères aines, conduisit cinq cents hommes de sa tribu à la montagne de Séir, c’est-à-dire en Idumée,du temps du roi Ézéchias. Là, ils battirent les restes des Amalécites, qui avaient survécu aux défaites de leurs ancêtres sous le règne de Saül, I Reg., xiv, 48, et de David, II Reg., vin, 12, et s’étaient réfugiés en Idumée. Les Siméonites prirent possession de leur pays et s’y établirent. I Par., iv, 42-43.
3. oziel (Septante : ’OÇizj).), le troisième des cinq fils de Bêla, de la tribu de Benjamin, qui furent tous remarquables par leur force et leur vaillance et chefs de famille dans leur tribu. I Par., vii, 7.
4. oziel (Septante ; ’OÇt-qX), lévite, nommé le troisième parmi les quatorze fils d’Iiéman, qui furent établis par David comme musiciens du sanctuaire. I Par., xxv, 4. Oziel est énuméré parmi ceux qui jouaient du nébel. I Par., xv, 20. Il paraît être le même qu’Azaréel, qui fut le chef de la douzième classe de musiciens. I Par., xxv, 18. Le nom d’Azaréel ne diffère en hébreu de celui d’Oziel que par le changement de l’iorfen resch, > et i, et comme les fils d’Héman devinrent chefs des diverses classes de musiciens, il est naturel de reconnaître Oziel dans Azaréel.
5. OZIEL (Septante : ’OÇir,).), lévite, descendant d’Idi- Ihun, qui travailla, avec les prêtres et d’autres lévites, à purifier le Temple, sous le règne d’Ézéchias, des profanations du roi Achaz. II Par., xxix, 14.
OZ1ÉUTE, OZOHÉL1TE (hébreu : hâ-Azïêli; Septante : Sr, jj.oç 6 ’OÇir,).; Vulgate : Oziélitæ, Nurn., iii, 27; Ozihelitæ, 1 Par., xxvi, 23), descendants d’Oziel. Dans le désert du Sinaï, ils furent chargés avec les autres Caathites, tous placés sous la direction d’Élisaphan, fils d’Oziel, de camper du côté méridional du Tabernacle et de garder l’arche, la table, le chandelier, les autels, les vases du sanctuaires et le voile. Num., iii, 27-31. Quand David fit transporter l’arche à Jérusalem, les Oziélites étaient au nombre de cent douze et avaient pour chef Aminadab. 1 Par., xv, 10. Ils furent chargés de la garde d’une partie des trésors du sanctuaire, quand David organisa en détail le service lévitique. I Par., xxvi, 23, Voir Oziel 1.
OZND (hébreu : üznl ; Septante: ’AÇevi), le quatrième des sept lîls de Cad, d’où est issue la famille des Oznites. Num., xxvi, 16. Son nom est écrit Ésébon dans la Genèse, xlvi, 16, par suite d’une altération de forme orthographique qui se remarque aussi, dans les deux chapitres cités, pour d’autres noms : Jamuel et Sohar, Gen., xlvi, 10, = Namuel et Zaré, Num., xxvi, 12-13 Séphion et Arodi, Gen., xlvi, 16, = Séphon et Arod, Num., xxvi, 15, 17; Ophim, Gen., xlvi, 21,= Hupham Num., xxvi, 39, etc.
OZNiTES (hébreu ; hâ-'Oznl; Septante ; 5-qpr.oç 6 ’AÇevi; Vulgate : Oznitæ), descendants d’Ozni, une des familles de la tribu de Gad. Num., xxvi, 16.
OZRIEL (hébreu: 'AzrVêl, « Dieu est mon secours; » Septante : 'Oi(ir|),), père de Jérimoth. Ce dernier fut à la tête de la tribu de Nephthali du temps de David. I Par., xxvii, 19. — Dans le texte hébreu, deux autrese Israélites portent aussi le nom de 'AzrVêl. La Vulgate les appelle Ezriel, I Par., v, 24, et Jer., xxxvi, 26. Voir Ezriel I et 2, t. n, col. 2164.
P, dix-septième lettre de l'alphabet hébreu. Voir Pé, Piié.
PACRADOUNI Arsène, religieux mékithariste de Venise, né à Constantinople en 1790, mort au couvent de Saint-Lazare le 24 décembre 1866. Un des plus illustres polyglottes de son Ordre et le premier arméniste du xixe siècle, il a publié un grand nombre de traductions fort estimées du grec, du latin, du français et de l’italien en arménien littéraire. — Parmi ses travaux relatifs à la Bible, nous citerons 1° la version classique découverte par lui dans un manuscrit arménien, de l’Ecclésiastique ou la Sagesse de Jésus fils de Sirach avec la Lettre de Jérémie aux Juifs captifs en Babylonie, petit vol. in-16 de 173 pages, Venise, 1833 et 1878. Il y manque les chapitres vin, xxxvi, xxxvn, ainsi que les ch. xliii-li de la fin, 2° Une édition complète de la Bible, Venise, 1860, in-folio de 1224 pages à deux colonnes, illustrée de belles gravures; cette édition, soigneusement confrontée avec les Septante, corrige bien des inexactitudes qui s’étaient glissées dans la version de la Bible arménienne. J. Miskgian.
PADDAN ARAM, dim j-b, littéralement « plaine d’Ararn ou de Svrie », Mésopotamie. Voir Mésopotamie, col. 1022.
PAGANISME, PAÏENS. Les païens sont désignés dans l’Écriture sous le nom de gentils. Voir Gentils, t. m, col. 189.
PAGNINO SANTES, en latin Sanctes ou Xantes Pagninus, célèbre hébraïsant, de l’ordre de Saint Dominique, né à Lucques, vers 1470, mort à Lyon le 24 août 1541, ou, selon d’autres, le 21 août 1536. Il entra dès l’âge de 16 ans chez les Dominicains de Fiésole, où il eut pour maître Savonarole. Léon X ayant fondé à Rome une école de langues orientales y appela Pagnino comme professeur. Après la mort de ce pape (1521), il accompagna le cardinal légat à Avignon et résida ensuite jusqu’à sa mort à Lyon, où il fonda un hôpital et combattit avec ardeur le protestantisme. Il est surtout connu par sa traduction latine littérale du texte hébreu et du texte grec original de l’Ancien et du Nouveau Testament, à laquelle il travailla pendant trente ans. Son but fut de rendre le texte original mot à mot et aussi exactement que possible. Son œuvre parut sous le titre de Veleris et Novi Testamenti nova translatio, in-4°, Lyon, 1528. Elle eut un très grand succès. C’est la première Bible dans laquelle ont été numérotés tous les versets chapitre par chapitre, et sa numérotation est celle que nous avons encore aujourd’hui pour les livres protocanoniques de 1 Ancien Testament. Quant à sa traduction elle-même, on l’a louée et dépréciée à l’excès. Elle a des défauts, mais ils ne doivent pas faire méconnaître ses mérites, et elle a rendu de grands services pour la diffusion de l’étude de l’hébreu. On l’a souvent réimprimée avec
plus ou moins de modifications. On peut distinguer trois classes d’édition. — 1° Michel Servet fit paraître à Lyon en 1542 une nouvelle édition avec des corrections attribuées à Pagnino lui-même. — 2° Robert Estienne donna à Paris, 1557 et 1577 une autre édition, qui a été souvent reproduite; la traduction de l’Ancien Testament y a été corrigée, surtout d’après les notes de François Vatable, et la traduction du Nouveau Testament a été remplacée par celle de Bèze. — 3° La troisième est formée par les éditions de Plantin, à Anvers, qui ont été éditées et rendues plus littérales encore par Arias Montano : Biblia latina Pagnini ab Aria Montano recognita, Anvers, 1572. Voir Arias Montano, 1. 1, col. 953. — On a aussi de Pagnino Thésaurus linguæ sanctæ seu Lexicon hebraicum, in-f°, Lyon, 1529; in-4°, Paris, 1548; in-f°, Genève, 1614 (édition défectueuse donnée par J. Mercier et A. Cavalleri). Ce Thésaurus est un ouvrage estimé. Voir W. Gesenius, Hebrâïsches Handivôrterbuch, in-8°, Leipzig, 1823, Vorrede, p. xix. Pagnino s’est surtout servi pour cet ouvrage, comme pour ses autres travaux de Kimchi et des rabbins. On a publié un Thesauri Pagnini Epitome , in-8°, Anvers, 1616. Il a été souvent réimprimé. — Isagoges seu Introductions ad Sacras Litteras liber unus, in-4°, Lyon, 1628; in-f°, Lyon, 1536. — Catena argentea in Penlateuchum, 6 in-f°, Lyon, 1536, etc. — Voir Péricaud, Notice sur Santés Pagnino, Lyon, 1850. F. Vigouroux.
PAILLE (hél: ireu : galgal, «. ce qui roule, » môs, rnapâl, « ce qui tombe, » cjas, tébén ; chaldéen : 'tir; Septante : àyy pov, xc t),ap.r„ ^opràtjga, xv°vç, xâpçoç ; Vulgate : palea, festuca), tige végétale qui supporte l’épi des céréales.
I. Usages. — 1° La paille sert de litière aux animaux. Gen , xxiv, 25; Jud., xix, 19; III Reg., iv, 28. — 2° Elle constitue aussi leur nourriture. Aux temps messianiques, le lion mangera la paille comme le bœuf, Is., xi, 7; lxv, 25, ce qui signifie que les hommes les plus opposés par le caractère et les mœurs s’uniront ensemble sous la loi du Sauveur. La paille ne peut servir de nourriture à l’homme, car il n’y a rien de commun entre elle et le froment. .1er., xxm, 28. Aussi Amos, Vin, 6, reproche-t-il à bon droit aux riches avares de vendre aux pauvres niapdl, « ce qui tombe » du froment quand on le passe au crible, la balle, qui peut tout au plus nourrir les animaux. D’après la Vulgate, Isaïe, xxv, 10, dit que Moab sera écrasé comme la paille sous un chariot. Le texte hébreu doit plutôt se traduire : & Moab sera foulé sur place comme la paille dans la mare à fumier. » Voir Fumier, t. n, col. 2415. Il s’agirait donc ici de paille triturée et hachée moins pour la nourriture des animaux que pour servir d’engrais, ou plus probablement pour être rejetée comme inutile. — 3° En Égypte, on mêlait la paille à l’argile dont on fabriquait les briques, afin de leur donner plus de consistance avant de les faire sécher au soleil. Exod., v, 7-18. Voir Brique, t. i, col. 1931.