‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 325 sur 389 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

MONTAGNE

YALLÉE DU JOURDAIN.

Gaza. . .

mm

Jérusalem 11 .

mm

Tibériade. . . 1

Sarona. .

Orphelinat syrien .

Jaffa. . .

Bethléhem . .

Khaïfa. .

Jérusalem 1. .

Carmel. .

Nazareth . , .

On est sans doute étonné de constater des chiffres si différents pour les trois stations de Jérusalem, distantes seulement de 1 et 2 kilomètres 1/2. Si la disposition et la nature des instruments n’y sont pour rien, il faut chercher l’explication de ce fait dans les conditions locales, orographiques ou autres. Quoi qu’il en soit de ce détail, nous avons dans l’ensemble le phénomène des pluies dites de relief, c’est-à-dire causées par l’influence des reliefs du sol. Quand un courant d’air humide vient heurter une chaîne de montagnes, il est forcé, de s’élever ; de là production d’un mouvement ascendant local, d’une détente de l’air et par suite d’un refroidissement qui amène la pluie. Le plus souvent, lorsque la chaîne n’est pas très haute, cette ascension locale ne suffit pas à elle seule pour provoquer la chute de la pluie, mais elle agit comme un facteur important pour augmenter la quantité d’eau qui tombe sur le liane de la montagne exposé au vent. Après avoir traversé la chaîne de hauteurs, l’air, débarrassé d’une certaine quantité d’eau, devient plus sec, et, par suite, derrière le maximum de pluie doit se trouver un minimum. C’est ainsi, par exemple, que derrière le maximum des montagnes d’Auvergne se trouve le minimum de la vallée de l’Ailier. Les pluies de relief produisent donc, non pas tant une augmentation de la quantité totale de pluie qui tombe sur l’ensemble de la région, qu’une irrégularité dans la distribution de cette pluie. Cf. A. Angot, Traité élémentaire de météorologie, p. 224, 226. C’est pour cela qu’en Palestine, d’une façon générale, le maximum de précipitation se trouve dans la chaîne montagneuse, et le minimum dans le Ghôr ; entre les deux se place le pays côtier, dont la partie septentrionale cependant, en raison sans doute de la montagne du Carmel, dépasse en quantité certains points de la ligne de faite. Nous remarquerons aussi une décroissance sensible du nord au sud (à part les deux stations voisines de Jérusalem) ; elle existe dans la vallée du Jourdain comme dans les autres régions, d’après quelques observations faites pendant l’hiver 1905-1906. Cf. Mittheilungen de la Zeitschrift. des Peut. Pal. Ver., 1907, p. 5-6.

La pluie se répartit dans les différents mois de l’année, et dans les diverses stations, de la manière suivante. Juillet en est complètement exempt; on peut

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en dire autant de juin et août, les quantités relevées étant insignifiantes. Septembre ne compte que quelques millimètres, et encore pas dans toutes les stations. La saison pluvieuse va donc, en somme, d’octobre à mai. Partout la quantité d’eau augmente de mois en mois jusqu’à janvier, puis diminue de même jusqu’à la période de sécheresse. Janvier est le mois le plus pluvieux; viennent ensuite décembre et février. Il est à remarquer qu’en octobre et novembre la région montagneuse a relativement moins de pluie que la côte méditerranéenne et Tibériade; c’est le contraire au printemps, mars, avril et mai. La moyenne des jours de pluie pour chaque station donne la prc^portion suivante : Gaza, 26,8; Tibériade, 49,6; Jérusalem il, 50,1; Orphelinat syrien, 50,7 ; Ivhaïfa, 53,9; Jérusalem i, 56,1 ; Sarona et Carmel, 58,5, Bethléhem, 63; Nazareth, 65,1. En comparant avec les tableaux précédents, l’on verra que la quantité d’eau n’est pas tout à fait proportionnelle au nombre des jours. Voir, pour les détails de cette étude, II. Ililderscheid, Die Niederschlagsverhciltnisse Palàstinas in alter und neuer Zeit, dans la Zeitschrift des Deut. Pal. -Ver., t. xxv, 1902, p. 5-82, avec 40 tableaux et 4 graphiques.

Quels rapports y a-t-il entre la chute de la pluie et la direction des vents? Nous ne pouvons nous appuyer ici que sur les expériences faites à Jérusalem, de 1860 à 1882. Tous les vents, dans la saison, peuvent amener de l’eau, mais les pluies abondantes viennent presque invariablement d’un des vents de l’ouest. Ainsi, pendant les 506 périodes pluvieuses des 22 ans, le vent a soufflé du nord 8 fois, du N.-E., 14, de l’E. 12, du .S.-E., 10, du S. 19, du S.-O. 238, de l’O. 156 et du N. -O. 49. C’est donc la Méditerranée qui est la principale source de pluie pour la Palestine. Cf. Pal. Expi. Fund, Quart. St., 1883, p. 10, table iv. Les pays qui avoisinent celle-ci à l’est et au sud, c’est-à-dire le désert de Syrie et celui du Sinaï, sont à moins de 250 millimètres comme hauteur moyenne de pluie. — Voir ce que nous ajoutons plus loin à propos des Saisons.

4° Neige. — Le plus souvent la neige ne tombe qu’en petite quantité et elle fond bientôt, mais on en voit parfois de vraies tempêtes, et elle peut alors rester dans le creux des collines pendant deux ou trois semaines. Dans la Transjordane, elle recouvre le plateau tout «ntier environ deux années sur trois, et elle se maintient quelquefois au delà d’une semaine, surtout dans les points dont l’altitude est plus considérable. Les derniers jours de décembre, les mois de janvier et de février, et la première partie de mars sont les périodes neigeuses. Le 13 mars 1893, nous avons vu nous-même tomber de la neige et de la grêle à Jérusalem.

5° Rosée. — Dans le beau temps de l’hiver, la rosée se forme en Palestine sous l’influence des mêmes causes qu’en Europe. Mais, dans les mois d’été, lorsque tout le pays est aride et que l’eau manque pour l’évaporation, les rosées abondantes sont entièrement apportées par les vents d’ouest. Si la brise de mer ne s’élève pas vers le soir, ou si elle est très légère, il n’y a pas de rosée. Les fortes rosées d’été diffèrent de celle qui se produit ordinairement, en ce sens qu’elles sont en grande partie précipitées dans l’air sous forme de brouillard avant de se déposer sur la terre. Les soirs d’été, on voit ordinairement quelques nuages se lever à l’ouest, aussitôt après le coucher du soleil; plus tard leur nombre augmente, et ils volent assez bas, souvent avec une certaine vitesse. Vers minuit, ils se développent et s’abaissent encore, effleurant le sommet des collines, où ils déposent une bonne partie de leur humidité. Mais il faut pour cela que le vent d’ouest continue à souffler pendant la nuit; s’il vient à tomber ou à tourner du côté de l’est, le résultat de l’évaporation disparaît. La rosée est le plus abondante au prin-

temps, en septembre et en octobre, excepté durant le sirocco, où il n’y en a pas. Après une nuit où elle a été très forte, le ciel est, au point du jour, obscurci par un épais brouillard; le sol, les plantes, les pierres et en particulier les tentes sont humides comme si la pluie avait tombé. Au lever du soleil, le brouillard commence à s’éclaircir, et il se forme de larges masses de nuages floconneux entre lesquelles brille çà et là le ciel bleu. Elles deviennent plus petites et plus denses lorsque la chaleur augmente, produisant de beaux cumulus, qui disparaissent à leur tour. Fréquemment le ciel est entièrement pur vers neuf heures du matin.

6» Saisons. — D’après ce que nous venons de dire, la Palestine ne connaît guère que deux saisons, celle des pluies et celle de la sécheresse. La saison pluvieuse se divise elle-même en trois périodes. La première est celle de la pluie hâtive ou automnale, qui humecte la terre, la dispose à recevoir la semence et prépare le labour. La seconde est celle des abondantes pluies d’hiver, qui saturent le sol, remplissent les bassins et les citernes et alimentent les sources. La troisième est celle de la pluie tardive ou printanière, qui favorise le développement des épis, rend le froment et l’orge capables de supporter les premières chaleurs de l’été, et sans laquelle la moisson est compromise. Durant cette saison, l’eau tombe un ou plusieurs jours, suivis d’un ou plusieurs jours de beau temps, qui, en hiver et au début du printemps, comptent parmi les plus délicieux que puisse offrir le climat de Palestine. L’insuffisance de la pluie entraîne invariablement celle de la moisson; mais il ne s’ensuit pas que la surabondance de l’une amène la surabondance de l’autre. Les conditions les plus favorables pour une bonne récolte sont une généreuse pluie d’hiver, tombant en plusieurs jours, avec des intervalles non prolongés de beau temps, et une large provision d’eau printanière. L’époque de la moisson varie; dans les contrées basses, celle du froment a lieu en mai; dans les parties hautes, durant la première quinzaine de juin. Fréquemment l’orge se moissonne déjà en avril. La saison la plus agréable est le printemps, qui dure du milieu de mars au milieu de mai. L’arrière-saison, en novembre, ne manque pas de charme, mais la nature est alors presque complètement morte. Le mois de décembre est oi’ageux, ceux de janvier et février sont froids et pluvieux. La sécheresse commence avec les vents d’été. Cf. Pal. Expi. Fund, Quart. St., 1883, p. 9, 11. — Pour les rapports de ces différents éléments, vents, pluie, neige, etc. avec la Bible, voir les articles spéciaux qui leur sont consacrés dans le Dictionnaire, et H. Hilderscheid, Die Niedersclilagsverhaltnisse Palàstinas, dans -la Zeitschrift des Deut. Pal. Ver., 1902, p. 82-97.

7° Orages et tremblements de terre. — Les orages n’ont pas lieu, comme dans nos pays, pendant les grandes chaleurs de l’été, mais en hiver, c’est-à-dire durant la saison des pluies. L’Ancien Testament,

I Reg., xu, 17, les présente comme un phénomène extraordinaire au temps de la moisson. On en signale cependant dans les premiers jours de mai. Cf. E. Robinson, Biblical Researches in Palestine, Londres, 1856, t. i, p. 430. Lynch, Narrative of the United States ' expédition to the Dead Sea, Londres, 1849, p. 352, décrit ainsi celui dont il fut témoin, à la même époque de l’année, dans une vallée sauvage au sud-est de la mer Morte : << Une nuée sombre et menaçante enveloppa soudain les sommets de la montagne; les éclairs brillaient à travers sans interruption, pendant que le fracas du tonnerre était répercuté d’un côté à l’autre de l’épouvantable abîme. Entre ses éclats, nous entendîmes tout à coup le bruit d'un mugissement continu; 6’ était le torrent formé par le nuage pluvieux qui se précipitait en longue ligne d’écume en bas de la pente escarpée,

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entraînant d’énormes fragments de roches qui, en s’entre-choquant, résonnaient comme le tonnerre. Dans un endroit où le torrent faisait ses sauts les plus furieux, un palmier, courbé par le vent, agitait étrangement ses branches; on aurait dit le génie du lieu pleurant la dévastation de sa retraite favorite. » Cette description représente bien, avec le fracas des orages, la chute des torrents dans les ravins de la montagne. Voir Tonnerre.

A ces perturbations atmosphériques nous pouvons joindre les perturbations telluriques assez fréquentes dans la Palestine, qui, nous l’avons vu, est en partie volcanique. L’histoire a consigné un grand nombre de tremblements de terre qui ont atteint la Syrie et la région palestinienne. Pour nous borner à cette dernière contrée, signalons celui de l’an 31 av. .T.-C., qui se fit sentir en Cœlé-Syrie, dans la vallée du Jourdain, dans la Judée; ceux de 1201, 1204, 1212, 1339, 1402, 1546, 1666, 1759 après J.-C., qui ébranlèrent Alep, le lac de Tibériade, Safed, Damas, la Cœlé-Syrie, Saint Jean d’Acre. Un des plus terribles fut celui de 1837, qui détruisit une partie de la ville de Safed et ensevelit sous les débris de leurs demeures près de six mille habitants; il étendit son action jusqu’à Tibériade, Jéricho et la mer Morte. De 1860 à 1882, Jérusalem en a ressenti douze : 22 avril et 24 septembre 1863, 24 mars 1864, 24 janvier, 19 février et 7 octobre 1868, 24 juin 1870, 29 juin 1873, 3 mars 1874, 15 février et 14 mars 1877,31 décembre 1879. Il est à remarquer que, sur ce nombre, neuf ont eu lieu pendant la saison des pluies, c’est-à-dire : un en octobre, un en décembre, un en janvier, deux en février, trois en mars et un en avril ; quatre pendant la neige, presque tous par un vent d’ouest. On en a également signalé plusieurs en ces dernières années : le 29 juin 1896, Jérusalem, Khaïfa, Tibériade, Safed; le 5 janvier 1900, Jérusalem, Khaïfa, Nazareth; le 29-30 mars et le 19 décembre 1903, Gaza, Jaffa, Sarona, Latrûn, Jérusalem, Jéricho, Naplouse, Carmel, Nazareth. — Cf. Th. Chaplin, Observations on the climâte of Jérusalem, dans le Pal. Expi. Fund, Quart. St., 1883, p. 11, 32, table vin; M. Blanckenhorn, Ueber die letzten Erd.beben in Palaslina und die Erforschung etwaiger kunftiger, dans la Zeitschrift dus deut. Pal. Ver., t. xxvm, 1905, p. 206-221; G. Arvanitakis, Essai d’une statistique des tremblements de terre en Palestine et en Syrie (communication à l’Institut égyptien au Caire, séance du 2 mars 1903).

2. Fertilité. — La Palestine est décrite dans la Bible comme un pays d’une extrême fertilité, comme « une terre bonne, riche en ruisseaux, en fontaines, en sources d’eaux qui jaillissent dans la plaine et la montagne; une terre qui produit le blé, l’orge, la vigne, le figuier, le grenadier, l’huile et le miel ». Deut., viii, 7, 8. Et cependant le voyageur qui la parcourt de nos jours a l’impression d’une contrée dénudée, pierreuse, desséchée, dont la désolation actuelle, comparée à son antique richesse, semblerait presque un signe de malédiction. Disons tout de suite qu’on juge trop souvent le pays entier d’après certaines régions plus fréquemment visitées, comme la Judée, et d’après l’aspect qu'il présente dans certaines saisons, où, faute de pluie, la nature commence à mourir ou est déjà morte. Alors les plaines sont partout arides, les montagnes ne présentent aux rayons du soleil qui les brûle que les lianes nus et noircis de leurs roches calcaires. A part quelques vignobles et les bouquets d’arbres qui entourent les villages, rien, pus un brin d’herbe verte ne réjouit la vue. Mais viennent les pluies, et la campagne revêt sa plus brillante parure; vallées et plateaux se couvrent d’une verdure émaillée de lys, de jacinthes, de tulipes, d’anémones, de renoncules et de mille autres Heurs; lorsque la moisson se dessine et grandit, il y a encore de jolis coins en Palestine. Pour avoir une idée de l’ancienne

fertilité, il suffit de voir des plaines comme celles d’Esdrelon et du Haurân, certaines parties de la plaine côtière, des jardins comme ceux de Jaffa (lîg. 538), mêmecertaines vallées de la montagne. Partout où la main de l’homme remue le vieux sol, elle le ramène à sa première vigueur. Nous ne nions pas pour cela les changements qui se sont produits et que l’on constate actuellementdans l’antique terre d’Israël. Si elle a gardé foncièrement sa richesse, il n’en est pas moins vrai qu’elle estloin d’avoir aujourd’hui l’éclat d’autrefois et qu’elle n’a que trop l’air d’un pays désolé.

Quelles sont les causes de cette décadence? Les unsl’attribuent à un changement de climat, et principalement à la diminution des pluies, amenée par le déboisement du pays, d’où, par voie de conséquence, l’appauvrissement de l’humus. Cf. E. Hull, Memoir on the Geology and Geography of Arabia Petræa, Palestine, p. 123-127; O. Fraas, Aus dem Orient, p. 196 sq. D’autres pensent que rien n’a changé essentiellementdans la Palestine, sinon les conditions politiques etéconomiques, qui ont diminué la main-d’œuvre et favorisé l’abandon de la culture. Cf. C. R. Conder, Tent Work in Palestine, Londres, 1889, p. 364-374; Ankel, Grundzïige der Landesnatur des Westjordanlandes, Frankfurt-a.-M., 1887, p. 117. Voyons ce qu’il en est réellement, en comparant l’état ancien et l’état actuel du pays. Ne convient-il point d’abord de ramener à ses justes proportions l’enthousiasme des Hébreux pour la Terre après laquelle ils avaient silongtemps soupiré? Au sortir du désert, dans lequel ils avaient enduré bien des privations, elle devait, en effet, leur paraître un jardin de délices. Mais, à côtédes endroits fertiles, champs, vallées, pâturages, n’y avait-il pas, comme aujourd’hui, « une terre aride, stérile et sans eau, » Ps. lxii (lxiii), 2, en un mot le « désert » ? La région désolée où David mena sa vieerrante, le désert de Juda, était-il bien différent de lacontrée actuelle, c’est-à-dire le versant oriental de la montagne judéenne, en face de la mer Morte? Nous ne le croyons pas. Le Négéb n’était-il pas « le [pays] desséché »? Sans doute le « désert » n’était pas ce que le terme français représente ordinairement à notre imagination, une sorte de Sahara, et le « steppe » ou la « lande » auxquels il répond plutôt ont pu perdre encore, depuis les temps anciens, de leur maigre végétation. Voir Désert, t. ii, col. 1387. Mais ce n’est là qu’une question de degrés. Sans doute aussi le Négéb, à en juger d’après les ruines qu’on y rencontre, eut autrefois des centres importants, avec des champs cultivés et des vignes dont les terrasses se remarquent encore sur les pentes des montagnes. Mais l’état actuel provient de l’abandon dans lequel a été laissé le district, qui ne fut jamais, du reste, qu’un pays de transition entre les solitudes sinaïtiques et les riches contrées de Chanaan. Voir Négéb, col. 1557. Cette dernière cause, l’abandon, peut s’appliquer aux changements survenus dans les différentes parties du territoire.

Est-il nécessaire de recourir au déboisement pour résoudre la question? Nous ne nions pas l’influence des arbres et des forêts sur l’humidité favorable à la fécondité de la terre. Sans parler dé la vapeur d’eau qui se dégage de leurs masses, il est certain que lapluie, en tombant d’abord sur la voûte de feuillage, descend moins précipitamment sur le sol, et le pénètre doucement, au lieu de le raviner, comme lorsqu’elle le frappe directement par les grandes averses. Ensuite, les feuilles dont l’automne jonche la terre, mouillées par les pluies de l’hiver et du printemps, forment, en se décomposant, une nouvelle couche d’humus ou engraissent les couches anciennes. Mais les forêts étaientelles donc si nombreuses autrefois en Palestine? Tout ce que nous pouvons dire, c'est que la Bible en citetrès peu; à part les forêts de chênes de Basan, Is. , u,

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13; Ezech., xxvn, 6, etc., elle mentionne celle d’Éphraïrn, probablement à l'est du Jourdain, Il Reg., xviii, 6, 8, 17, puis celle de Haret, sur le territoire de Juda, I Reg., xxn, 5, celle du désert de Ziph, I Reg., xxm, 15-19, une autre qui se trouvait entre Béthel et Jéricho, IV Reg., n, 24, et la forêt du midi. Ezech., xx, 46, 47. D’ailleurs le mot ya'ar en hébreu n’a pas toute l’étendue de notre terme « forêt »; il correspond plus souvent à notre « bois ». Voir Forêt, t. n, col. 2307. Il est donc juste ici encore de ne rien exagérer; tout en reconnaissant, d’un côté, que là main de l’homme a

d’eau que Jérusalem, qui est pourtant à une altitude supérieure, et l’on explique ce fait par la situation des deux villes, la première étant dans un pays boisé, la seconde au contraire dans un pays absolument dénudé. Cf. L. Anderlind, Der Einfluss der Gebirgswaldungen im nôrdlichen Palâslina auf die Vermehrung der wàsserigen Niederschlàge daselbst, dans la Zeitschrift des deutschen Palàstina-Vereins, t. vm, 1885, p. 101- 116. La raison peut être valable; il est possible que la pluie printanière fût plus abondante autrefois, beaucoup de nuages légers qui venaient de l’ouest

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