TEXTES DIVERS
'Pal. du Sinaï. . . .
Svriaque.
Sinaï, Syriaque, 30.
Évangiles.
Bensly, Harris, Burkitt 22.
'Pal. du Caire. . . .
Syriaque.
Univers, de Cambridge.
Fragm. divers de l’A. et du N. T.
Lewis et Gibson 23.
Carolinus Codex. .
Gothiqne.
Wolfenbüttel, Weiss., 64.
Romains (40 versets)
Knittel 21.
Ambrosiani Cod . .
Gothique.
Ambrosienne, Milan.
Divers fragments.
' Le Codex Ephræmi , qui contient soixante-quatre feuillets palimpsestes pour l'Ancien Testament et cent quarante-cinq pour le Nouveau, a été édité par Tischendorf, Codex Ephræmi rescriptus.
2 Monumenta sacra inedita, t. i, Leipzig, 1855. La partie palimpseste comprend quatre-vingt-huit feuillets.
3 Mon. sacra ined., t. i, Leipzig, 1855. Vingt-deux feuillets palimpsestes.
4 Par palimpsestorum Dublinensium, Dublin, 1880. Huit feuillets. s Mon. sacra ined., t. i et n, pour les fragments des Rois.
0 Sacrorum bibliorum vetustissima fragmenta, Rome, 1867.
7 Fragments of the Boolcs of Kings according to the translation of Aquila, Cambridge, 1877.
8 Hebrew-Greek Cairo Genizah Palimpsests, Cambridge, 1900.
0 Monum. sacra ined., t. i, Leipzig, 1855.
10 Knittel, Vlphilæ versio Gothica, etc., 1762 (pour les deux); Tischendorf, Monum. sacra ined., t. ni, Leipzig, 1860 (pour Q), et t. vi, Leipzig, 1869 (pour P). P a quarante-quatre feuillets, Q en a treize.
11 Monum. sacra ined., t. il, Leipzig, 1857. Quarante-huit feuillets palimpsestes.
12 Monum. sacra ined., t. m, Leipzig, 1860. Quatorze feuillets palimpsestes.
13 Codex rescriptus Dublinensis , Dublin, 1880. Barrett l’avait déjà publié en fac-similé dès 1801 et Hansell dans ses lexts of the oldest existing manuscripts of the N. T., Oxford, 1864, avait imprimé les fragments déchiffrés depuis. La partie palimpseste comprend trente-deux feuillets sans compter les huit feuillets d'Isaïe.
14 Monum. sacra ined. (t. v, pour les Épitres catholiques et celles de Paul, t. vi pour les Actes et 1 Apocalypse).
,:i Ein Itala fragment aus einem Berner Palimpsest, dans Zeitschrift fur wissenschaftl. Theol., t. xxvii (1884), p. 470. Cf. Old-Latin biblical Texts, n. n, Oxford, 1886, p. ccxlix-cclvi et 89-94.
10 Le Palimpseste de Fleury, Paris, 1889. Cf. Journal of theol. S tudies, Oxford, t. vu (1906), p. 454.
17 Portions of the Acts of the Apostles, etc., dans Old-latin biblical Texts, n. iv, Oxford, 1897.
18 Knittel, Ulphilx versio Gothica, etc.; Tischendorf, Anecdota sacra et profana, p. 155-158.
10 Par palimpsestorum Wirceburgensium, etc., Vienne, 1871.
20 Bruchstùcke eincr vorhieron. Uebersetzung, Munich, 1883. Trente-neuf feuillets palimpsestes.
21 Exempta scripturx visigothicæ, Heidelberg, 1873, p. 3-5, pl. iv et v.
22 The Four Gospels in Syriac transcribed from the Sinaitic Palimpsest, Cambridge, 1894, avec une préface par Mm0 Lewis.
23 Palestinian Syriac Texts from palimpsest fragments in the Taylor-Schechter collection, Londres, 1900.
24 Pour les deux derniers articles, voir Scrivener, Introduction, 4° édit., 1894, t. n, p. 146-148.
PALIMPSESTES BIBLIQUES
PALME
qui en outre corrode le parchemin. Il es! facile de le constater sur les codex de PAmbrosienne et du Vatican traités ainsi par Maï. Le Patiriensis, par exemple, a été fort maltraité. Voir Patiriensis (Codex). En France, la teinture de Gioberti a été préférée comme moins corrosive, mais elle colore en bleu les manuscrits. Témoin le Codex rescriptus Ephræmi. L’hydrosulfate d’ammoniaque, tout aussi efficace, est peut-être moins nuisible, à condition de ne point l’appliquer sur un autre réactif et de laver ensuite les feuillets ainsi traités. Il y a d’autres procédés qu’on trouvera dans Chassant, Paléographie des chartes et manuscrits, 7e édit., 1876, p. 68, dans Wattenbach, Das Schriftwesen im Mittelalter, 3e édit., Leipzig, 1896, p. 315, dans Pertz, Archiv., t. v, p. 512, etc. xWais on constate que les moyens préconisés comme les plus inoffensifs manifestent avec le temps des inconvénients de plusieurs sortes. Il est donc prudent, après avoir traité un manuscrit par un [procédé quelconque, de le photographier dès que l’ancienne écriture est visible. Il serait même préférable de ne pas employer les réactifs au cas où la photographie, sous un jour favorable, ou un simple nettoyage des feuillets à la potasse, pourraient assurer la lecture. — Certains manuscrits, par exemple le Cryptoferratensis, sont doublement palimpsestes, c’està-dire que l'écriture primitive a été remplacée par une autre et celle-ci à son tour par un texte plus récent. Mais alors les traits se confondent et il est difficile de rien tirer des écritures précédentes.
Une liste des principaux manuscrits bibliques en montrera toute l’importance. On y verra des textes de premier ordre, tels que le Codex Ephræmi, le Nitriensis, les Évangiles syriaques du Sinaï, les fragments d’Aquila. Ceux qui sont marqués d’un astérisque ont un article à part dans ce Dictionnaire. Dans la deuxième colonne des manuscrits grecs du Nouveau Testament le second sigle est celui qu’emploie von Soden.
F. Prat.
PALIURE (hébreu : sâmîr ; Septante : yjpooç, yépToç, aypwa-nç, uXï|v; Vulgate : vepres, spina, spinæ), arbrisseau aux tiges très rameuses et épineuses.
I. Description. — Le Paliurus aculeatus (fïg. 539) est épineux comme plusieurs autres espèces de la famille des Rhamnées répandues dans la région méditerranéenne. A cet égard il ressemble aux jujubiers sauvages, notamment au Zizyphus Spina-Christi, pour les deux stipules acérées que présente à sa base chacune des feuilles, l'une allongée et droite, l’autre plus courte et très recourbée. Il en diffère surtout par son fruit qui ne devient pas charnu à la maturité, mais développe une aile circulaire ondulée-crénelée imitant le rebord d’un chapeau. Les tiges très rameuses à branches étalées, avec des feuilles alternes-distiques et coriaces, atteignent jusqu’à 3 ou 4 mètres de hauteur, formant des buissons impénétrables. F. Hy.
IL Exégèse. — La plante appelée sâmîr ne se rencontre que dans Isaïe. Elle y est nommée huit fois et ordinairement jointe à une autre plante Sayit dont le nom aussi ne se présente que dans ce prophète. On les trouve formant une locution sâmîr vâsayit, équivalente à celle que nous employons fréquemment : « les ronces et les épines. » Is. , v, 6; vu, 23, 24, 25; ix, 17; x, 17; xxvii, 4. Elles viennent dans les descriptions comme un symbole de ruine et de désolation. Une fois le sâmir est joint à une autre espèce d’épines appelée qô?. Is., xxxii, 13. Faut-il ne voir dans cette expression qu’un terme général pour désigner les épines? Il semble bien, par la diversité de leurs traductions ou par les termes généraux qu’ils emploient, que les Septante et la Vulgate n’ont vu dans sâmîr aucune espèce déterminée. Cependant comme dans notre locution « les ronces et les épines » le premier nom désigne un genre particulier d’épines, les Rubus, sâmîr pourrait
signifier une espèce ou un genre spécial d’épines, comme les Rhamnées très abondantes en Palestine. H. B. Tristram, The Fauna and Flora of Palestine,
in-4°, Londres, 1884, p. 263. En arabe samîtr, qui
rappelle de très près le sâmîr hébreu, désigne une espèce particulière d’épines de la famille des Rhamnées, le Paliurus aculeatus. Quelquefois les Arabes appellent aussi samûr, le Rlianinus oleoïdes, le nerprun, H. B. Tristram, The natural History of the Bible, in-12, Londres, 1889, p. 428. O. Celsius, Tlicrobotanicon , in-8°, Amsterdam, 1748, t. ir, p. 188, se range au sentiment d’Abulfeda, d’après lequel le samûr est une plante épineuse du genre des Sidr, non de l’espèce qui porte le fruit Nabaq et qui est le jujubier, mais de l’espèce qui ne porte pas de fruit et qui est le Paliurus aculeatus, J. Kitto, Cyclopædia, in-80, Edimbourg, 1856, t. m, p. 814. Le sâmîr peut donc être vraisem-
blablement identifié à cette dernière plante. Quelques auteurs ont pensé que les épines de la couronne du Christ étaient tirées du Paliurus aculeatus. Il est possible que des épines de diverses espèces de Rhamnées aient été employées; mais celles qui ont pu être étudiées appartiennent au jujubier Zizyphus Spina-Christi, t. ni, col. 1863. — La Vulgate traduit par le mot Paliurus deux mots hébreux désignant des épines d’espèces différentes : dans Mich., vii, 4, pour rendre le mot hêdéq, qui est plutôt la Morelle, cl. t. iv, col. 1281 ; et dans Isaïe, xxxiv,/13, pour rendre hôah, qui est le chardon. Cf. t. n, col. 588.
E. Levesque.