‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 333 sur 389 · PALSV3E, rameau de palmier. Voir Palmier · texte numérisé non relu

PALSV3E, rameau de palmier. Voir Palmier

2. palme, mesure de longueur. On distingue le grand palme et le petit palme. — 1° Le grand palme, appelé aussi empan, porte en hébreu le nom de zërét (Septante : irKibixy.fi ; Vulgate : palmus), est la moitié de la coudée, c’est-à-dire 0m262. Exod., xxvm, 16; xxxix, 9; I Sam. (I Reg.), xvii, 4; Is., XL, 12; Ezech., xlii, 13. Zërét désigne la distance comprise entre le petit doigt et le pouce étendus. Voir Mesure, ii, 2°, Empan, col. 1042. — 2“ Le petit palme, en hébreu, lëfa1,i ( tôfah , dans Ézéchiel) est le tiers du zërét ou 0"’0875, égalant la largeur de la main ou quatre doigts. Exod., xxv, 25; xxxvii, 12; III Reg., vu, 26; II Par., iv, 5;

PALME

PALMIER

Ps. xxxix (xxxviii), 6; Ezech., xl, 5, 43; xliii, 13; cf. Jer., lu, 21. Le Psalmiste emploie métaphoriquement le mot téfah pour un temps très court (Vulgate : mensurabiles). Saint Jérome a toujours traduit zérét par palmus et il a rendu quatre fois téfah ou tofah par le même terme, sans tenir compte de la différence réelle des deux mots, II Par., iv, 5; Ezech., xl, 5, 43; xliii, 13; dans trois autres passages, afin qu’on ne confondit point le grand palme ou spithama, qui a douze doigts, Vitruve, m, 1, avec le petit, il a traduit téfah par «quatre doigts », Exod., xxv, 25; xxvn, 12, et par très uncise, équivalant à quatre doigts, III Reg., vu, 26; enlin, dans Ézéchiel, xliii, 13, où il est dit que la coudée dont on se sert pour mesurer l’autel a un tôfali de plus que la coudée ordinaire, et que le rebord du contour de l’autel a un zérét, il a traduit les deux noms de mesure, malgré leur diversité, également par palmus.

PALMERSTON Thomas, exclusivement connu de son temps sous le nom de Thomas Hibernicus, né à Ivildare, dans le comté de Leicester, entra dans l’ordre des Frères Mineurs et fut envoyé par ses supérieurs à Paris, où il devint docteur en l’Université. De là il se retira en Italie pour y mener une vie obscure, car il était homme de grande piété et humilité, au point que, dit-on, il se coupa le pouce de la main gauche alin qu'on ne pùt pas l’ordonner prêtre. On le croit mort en l’an 1270. Il laissait Flores Bibliorum, sive loci communes omnium fere materiarum e novo et veteri Testamento excerptæ. Cet ouvrage, au dire de Sbaraglia, parlant surtout d’après d’autres bibliographes, fut imprimé à Paris en 1556, in-16; de nouveau à Paris en 1662; à Lyon en 1678, et encore en 1679. Ce n’est pas ici le lieu d’entrer en discussion avec Échard, qui a prétendu que Thomas Hibernicus n’était point Frère Prêcheur, comme plusieurs l’avaient dit, ni Frère Mineur comme le disaient les Franciscains.

P. Apollinaire.

PALMES (VILLE DES) ou plutôt des PALMIERS

(hébreu : 'Ir hat-Tamarhn; Septante : nohç t<ov ©oivix<dv; Vulgate : civitas palmarum ), nom donné à Jéricho. Jud., i, 16; ni, 13. Voir Jéricho, t. iii, col. 1282.

PALMIER (Hébreu : tâniâr ; Septante : cpotvil;

Vulgate : palma), terme générique qui ne s’applique dans les textes bibliques qu’au palmier-dattier.

I. Description. — De tous ces arbres que pour leur élégance Linné appelait les princes du régne végétal, la seule espèce qui croisse en Palestine est le Dattier ou Phœnix dactylifera, fig. 540. Son stipe élancé atteint jusqu’à 20 mètres de hauteur sans se ramifier, mais porte à son sommet une couronne de 40 à 50 feuilles très amples, découpées suivant le mode penné. Leur rachis épais et comprimé porte sur toute sa longueur des folioles lancéolées-linéaires, acuminées, pliées longitudinalement et apprimées avant leur complet développement : c'est à cet état qu’on les cueille sous le nom de palmes. Les Heurs sont portées en très grand nombre sur des panicules ou régimes à branches llexueuses, protégées par une spathe dans l’aisselle des feuilles. Ces fleurs sont dioïques, et pour favoriser la pollinisation les Arabes qui cultivent le Dattier ont coutume de détacher les régimes de fleurs mâles pour aller les secouer sur les régimes des fleurs femelles au moment de l’anthèse. La fécondation peut transformer en autant de baies les 3 carpelles libres de chaque fleur, mais 1 ou 2 avortent le plus souvent. Ces fruits cylindracés ont la grosseur du doigt, d’où vient leur nom : la chair ferme plus ou moins sucrée suivant le degré de maturation entoure l’albumen corné qui simule un noyau. L’arbre, à la condition de trouver à ses racines des eaux souterraines, peut supporter le climat le plus désertique. F. Hy.

Exégèse. — 1° Noms. — Le mot hébreu tâmâr ne souffre aucune difficulté d’identification : les versions sont unanimes à voir dans ce nom le palmier-dattier. Les langues chaldéenne et syriaque qui ont conservé le mot temar avec la même signification, emploient plus volontiers le synonyme déqél, diqla', qui rappelle le grec ôâxrj/oç, l'espagnol dactiles, l'italien dattili, le français datte. L’arabe qui désigne par nakhl notre palmier, a conservé la racine pour la datte. Le nom hébreu

fait allusion au port élancé de l’arbre; le nom ararnéen

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