PARESSE
Les énormes rouleaux des synagogues sur lesquels sont écrits les cinq livres de Moïse ou les Prophètes, sont en cuir. Ce serait pourtant une erreur de supposer, comme on l’a fait souvent, qu’il y a une connexion nécessaire entre le papyrus et le rouleau d’une part, entre le parchemin et le codex de l’autre; car un grand nombre de papyrus bibliques récemment découverts — le plus grand nombre peut-être — avait la forme de codex.
4n Le parchemin et la Bible. — Les Hébreux écrivaient régulièrement sur des peaux préparées à cet effet. Mais on ne saurait dire le plus souvent s’il s’agit de peaux tannées (cuir) ou de peaux non tannées (parchemin). Le terme hébraïque iiy signifie aussi bien la peau au naturel que la peau préparée, quel que soit le procédé de préparation. Le terme talmudique mnsi transcription du grec cicfGÉpa) est également très général. Les rabbins distinguent trois espèces de peaux à écrire, mais il est impossible de savoir au juste ce qu’ils entendent par chacune de ces trois espèces. Cf. Blau, Studien zum althebr. Buchwesen, Strasbourg, 1902, p. 22-33. Les rouleaux de la Thora sont ordinairement en cuir; les megillot et les philactères sont au contraire en parchemin, ainsi que les Bibles hébraïques en forme de codex. — Le parchemin n'est nommé qu'une fois dans l’Écriture. II Tirn., iv, 13. Saint Paul écrit à son disciple de lui rapporter les livres et surtout les parchemins (xà; p.sp.Spotva;), qu’il a laissés chez Carpus à Troade. On ignore ce qu’ils contenaient. Les suppositions qu’on a faites, que c’était son diplôme de citoyen romain (Farrar), etc., ne sont que de pures conjectures.
5° Bibliographie. — Birt, Das antike Buchwesen , Berlin, 1882; Th. Zahn, Geschichte des neutestam. Kanons, Erlangen, t. i, 1888, p. 60-79 : Codex und Balle ; Waltenbach, Das Schriflwesen im Mitlelalter, 3e édit., Leipzig, 1896; K. Dziatzko, Untersuchungcn über ausgewàhlte Kapitel des antiken Buchwesens, Leipzig, 1900; l’article Buch, du même dans l’encyclopédie de Pauly-Wissowa, l’article Membrana de Lafaye dans le dictionnaire de Daremberg et Saglio. — Sur la matière des livres hébreux en particulier : Sleglich, Sclirift- und Bücherwesen der Uebraer, Leipzig, 1876; L. Blau, Studien zum aUhebraischen Buchwesen, Strasbourg, 1902. Les archéologies bibliques n’ont presque rien sur ce sujet. F. Prat.
PARENTE, relat ion de famille résultant des naissances ou des alliances. — Les relations de parenté s’expriment en hébreu par les termes suivants : Père, 'âb, Tïârpp, paler. Voir Père. — Mère, ’êm, [j./j-rv^p, mater. Voir Mère, col. 993. Par rapport à l’enfant, le père et la mère sont appelés yovEÏç, parentes. Luc., ir, 43. — Fils, bên, oiôc, filius. Il est nommé « fils du père », Gen., xux, 8, ou « fils de la mère », Gen., xxvii, 29, suivant que la descendance est à chercher, dans un cas donné, du côté paternel ou du côté maternel. Voir Fils, t. Il, col. 2252. — Fille, bat, Ou yar/jp, /ilia. Voir Fille, t. n, col. 2251. — Grand-père et arrière-grandpère, 'âb, « père » ou « père du père », r.pôncnnioç, Exod., 6, Tïà^Tiô.;, Eccli., prol., avus. — Grand’mère, êm, III Reg., xv, 10, jxxu p.rn avia. II Tirn., i, 5. — Frère, ah, àbû.'pb;, fratcr. Voir Frère, t. n, col. 2402. — Sœur, ’dhôt, à8s).q>rj, soror, Gen., xx, 12, « du côté du père ou du côté de la mère. » Lev., xvm, 9. Voir Sœur. — Oncle, ’o/it êm, « frère de la mère, » à8 ihpoç tï,; p-r.-po;, avunculus, Gen., xxvm, 2; xxix, 10; dôd, àÔEXpoç tou TïaTpô:, patruus. Lev., x, 4; xxv, 49. — Tante, 'allât âb ou êm, àîsÀçr, r.x-pop ou u.yjTpôç, soror patris ou malris, « sœur du père ou de la mère, » Lev., xvm, 12, 13; dùdâh, la tante, sœur du père, Exod., vi, 20, mots que les versions traduisent par « fille de 1 oncle », palruelis. Le même nom de dôdâh, fjvyyEvviç, a/ finitale conjungilur, est donné à la femme de l’oncle
paternel, anxila, et à celle de l’oncle maternel, matertera. Lev., xvm, 14; xx, 19, 20. — Cousin, bên dôd, « fils de l’oncle, » âvsi|/tô;, filius patrui, palruelis consobrinus. Num., xxvi, 11; Tob., vu, 2; xi, 20; Col., iv, 10. Voir Cousin, t. n, col. 1092. — Cousine, bat ’âhî 'êm, « fille du frère de la mère, » Guyatvip àSE>.cpoO T/jç prjrpôç, consobrina. Gen., xxix, 10. — Mari, gébér, àvr|p, maritus, vir. Voir Mari, t. iv, col. 758. — Epouse, béiilàh, yuvT|, uxor. Voir Mariage, t. iv, col. 759. — Beau-père, hdm, hâtân, TtevSspôç, socer. Gen., xxxvm, 13, 25; Exocî., iii, 1; iv, 18; I Mach., xi, 2; Joa., xvm, 13. — Belle-mère, hdmôt, hotenét, TtEvGepcc, socrus. Deut., xxvii, 23; Ruth, i, 14; Matth., viii, 14; Luc., iv, 38. — Gendre, hdtdn, yap.gpôç, gener. Voir Gfndre, t. iii, col. 159. — Bru, kallâh, vous-p, nurus. Gen., xxxvm, 11, 24; Lev., xvm, 15; xx, 12; Matth., x, 35; Luc., xu, 53. — Beau-frère, yâbâm, àSsXcpô; xoü àvSpôç, [rater viri. Deut.. xxv, 5. — Belle-sœur, yuvïj toü ccSeatpou, uxor fratris. Peut., xxv, 7. — Neveu, bên, « fils », Gen., xxix, 5, bén 'ah, ulôç to0 ào E),<poü, flius fratris, « fils du frère. » Gen., xii, 5. — D’autres relations familiales sont indiquées par les expressions bat bên, OuydTpp uioü, flia flii, et bat bat, Ouyârrip Guy axpd:, ncptis, la petite-fille, par le fils ou par la fille, Lev., xvm, 10; benê bdnim, téxvcx texvwv, nepotes, les petitsfils, Exod., xxxiv, 7; Prov., xm, 22; xvii, 6; goâlim, propinqui, les proches, III Reg., xvi, 11; môlédét, yevEoi, generatio, la parenté, Gen., xxxi, 3; cruyyEvEÏç, cognati, les parents, Luc., n, 44; etc. Voir Famille, t. n, col. 2169. En outre, les mots qui désignent le père, la mère, le fils, la fille, le frère, la sœur et le beau-père ont une très large extension et sont parfois attribués à des parents assez éloignés. 11 en est du reste ainsi dans toutes les langues anciennes; les termes en usage ne suffisent pas à caractériser tous les développements delà parenté; beaucoup d’entre eux demeurent imprécis. D’autre part, la prédilection des Orientaux pour l’hyperbole les porte à accentuer les liens réels qui unissent les hommes entre eux, et à traiter de pères, de frères ou de fils ceux qui n’ont avec eux que des relations d’amitié ou d’affaires. Cf. M. Millier, Essais de mythologie comparée, trad. Perrot, Paris, 1874, p. 38, 39. — Sur les obligations ou les interdictions qui résultent de la parenté quant au mariage, voir Lévirat, t. iv, col. 213; Mariage, col. 760.