‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 364 sur 389 · II. Lesètre · texte numérisé non relu

II. Lesètre

PARESSE (hébreu : ’açldh, aslût, âsaltayim,

« paresse des deux (mains), complète » Eccle., x, 18; Septante : ôxvYjpca; Vulgate : pigredo, pigritia, oisiveté volontaire de celui qui devrait travailler. Le paresseux est appelé ’asêl, ôxvïipôç, àepyôç, àpyoç, piger ; remiyyâh, Tot7TEtvoç, rem issus ; vtoûpdç segnisf nirpim, cr/oXacrraf, vacatis otio. Exod., v, 8, 17. — 1° La paresse est stigmatisée dans les Livres sapientiaux par des traits pittoresques.

Quand les mains sont paresseuses, la charpente s’affaisse,

Quand les mains sont lâches, la maison ruisselle.

Eccle., x, 18. Le paresseux n’a pas le courage de réparer sa maison; alors les pièces qui soutiennent la construction cèdent de toutes parts, les murs de pisé sont délayés par la pluie et s'effondrent, ou, à travers les tuiles disjointes de la terrasse, l’eau des averses ruisselle à 1 intérieur. Voir Maison, t. iv, col. 589. Le paresseux ne laboure pas, sous prétexte qu’il fait mauvais temps, et à la moisson il ne récolte rien. Prov., xx, 4. Pour ne pas se rendre au travail, il invoque un danger imaginaire, un lion dehors, une mort certaine qui l’attend. Prov., xxii, 13; xxvi, 13. Aussi son champ est couvert d’épines, sa vigne encombrée de ronces et le mur qui l’entoure écroulé. Prov., xxiv, 30, 31. Il se retourne dans son lit comme une porte sur ses gonds, sans en sortir. Prov., xxvi, 14; c’est pour lui un labeur de porter la main du plat jusqu’à sa bouche, Prov.,

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