PARTHES
l'éclat de sa blancheur, ils ont employé l’expression impropre de « pierre ou marbre de Paros » pour donner à leurs lecteurs l’idée de ce qu’était la pierre de saîS ou de ses. Le Targum explique aussi ces mots par le mot «iHDia ou marbre, et l’on admet communément que ■c’est en effet la véritable signification du mot. Voir Marbre, col. 714.
PAROUSSE (grec : ua povaia; Vulgate : adventus). Ce mot signifie littéralement <* présence », par opposition à absence, II Cor., x, 10; Phil., i, 26; il, 12, mais il se dit particulièrement dans le Nouveau Testament de la venue ou du dernier avènement du Christ dans sa gloire. Matth., xxiv, 3, 27, 37, 39; I Cor., xv, 23; 1 Thess., ii, 19; ni, 13; iv, 15 (14); v,23; II Thess., 1 1 , 1 , 8; Jac., v, 7, 8; II Pet., i, 16; ni, 4; I .Toa., n, 28. Sur le •dernier avènement de Notre-Seigneur, voir Fin du monde, t. ii, col. 2268-2278.
PARRBCODE, crime de celui qui met à mort son père ou sa mère. — La loi mosaïque condamne à la peine de mort celui qui frappe son père ou sa mère. Exod., xxi, 15. Mais elle ne prévoit pas le parricide, tant ce crime
.1er., x, 16; li, 19; Zach., n, 12; Esth., xm, 16; Eccli., xvn, 15; xxiv, 16; II Macli., i, 26. — 2° La consécration de quelqu’un à Dieu. Jéhovah est la part des lévites et ils n’ont pas d’autre héritage sur la terre. Deut., x, 9; xn, 12; xiv, 27, 29; Eccli., xlv, 29. Les âmes fidèles prennent Dieu pour leur part, c'est-à-dire font profession d’être totalement à lui. Ps. xvi (xv), 5; lxxiii (lxxii), 26; cxlii (cxli), 6; Lam., ni, 24. — 3» La destinée, le lot particulier de chacun. Job, xxxi, 2, se demande quelle part Dieu lui réserve. La part de l’homme c’est de jouir de son travail, Eccle., n, 10, de prendre plaisir à ses œuvres, Eccle., ni, 21, d’user des biens de la vie, Eccle., v, 17, et quelquefois d’en abuser. Sap., n, 9. Aux pieds de Jésus, Marie-Madeleine a choisi la bonne part. Luc., x, 42. Les astres du ciel ne sont pas faits pour être adorés, puisque Dieu a voulu qu’ils fussent la part de tous les peuples, c’est-à-dire que ce soient des simples créatures faites pour l’utilité de tous. Deut., iv, 19. — 4° Le châtiment, c’est-à-dire le sort malheureux qui attend les méchants. Job, xx, 29; xxvii, 13; Ps. xi, 6 (x, 7); l (xlix), 18; lxiji (lxii), 11; Js., xvn, 14; lvii, 6; Eccli., xli, 12; Matth., xxiv, 51; Luc., xii, 46; Apoc., xxi, 2. — 5° Le commerce avec
572. — Guerriers parthes. Arc de triomphe de Septime Sévère. D'après Duruy, Hist. des Romains, t. vi, p. 71.
paraissait improbable. Celle raison empêcha aussi Solon de le mentionner dans ses lois. Cf. Cicéron, Pro Roscio, 25. De fait, la Sainte Écriture ne cite aucun cas de parricide. — Notre-Seigneur dit cependant que, par suite des haines suscitées contre sa doctrine, les enfants s’élèveront contre leurs parents et les feront mourir. Matth., x, 21; Marc., xm, 12. Ainsi les passions religieuses étoufferont même la voix du sang pour faire disparaître les disciples du Sauveur. — Saint Paul explique que la Loi n’a pas été portée pour les justes, mais pour les injustes, au nombre desquels il range les TcarpoAMoct et les p.7)TpoX(ôat. I Tim., I, 9. La Vulgate traduit ces mots par parricidæ, matricidæ, parricides, matricides. Chez les classiques, les deux mots grecs ont la forme uatpaXoïa;, |j.ï]Tpa).oiaç, qui deviennent en attique TiaTpaXiàa;, p.riTpaXéaç, composés avec le verbe âXotdcw ou àXodho, « battre, maltraiter, » de même que les deux mots latins sont composés avec le verbe cœdere, qui a exactement le même sens. La Loi ne parlait pas de ceux qui tuent leur père ou leur mère, mais seulement de ceux qui les maltraitent; saint Paul ne veut donc pas étendre au delà la signification des mots qu’il emploie, bien que souvent ces expressions comportent l’idée d’homicide. H. Lesètre.
PART (hébreu : liéléq , chaldéen : hâldq; Septante : vO.îipoç, |J.ept;, y.ipoç ; Vulgate : pars), ce qui revient à chacun. Le mot liéléq, comme les mots similaires de l’hébreu et des autres langues, désigne d’abord la portion d’un tout qui a été divisé ou qui peut l’être. Gen., xiv, 24; Deut., xvm, 8, etc. 11 est encore employé pour indiquer : 1° La propriété particulière de Dieu. La part de Jéhovah, c’est son peuple. Deut., xxxii, 9;
quelqu'un, les rapports d’amitié et d’entente que l’on peut avoir avec lui. Les tribus transjordaniques se bâtirent un autel afin qu’un jour les autres Israélites ne pussent leur dire : « Vous n’avez point de part à Jéhovah, » vous ne laites point partie du peuple qu’il a pris sous sa tutelle. Jos., xxn, 25. « Nous n’avons pas de part avec David, » était un cri poussé par ceux qui se séparaient du roi. II Reg., xx, 1; III Reg., xii, 16. Il n’y a point de part du riche au pauvre, Ëccli., xm, 22, du fidèle à l'infidèle, II Cor., vi, 15, c’est-à-dire point de commerce entre eux, à tort ou à raison. Notre-Seigneur dit à Pierre, qui refusait de se laisser laver les pieds : « Tu n'auras pas part avec moi. » Joa., xm, 8. — La part de Nabuchodonosor, pendant sa folie, était avec les bêtes des champs. Dan., iv, 12, 20.