Passer moabiticus
la huppe (t. iii, col. 779). — 5° Les syndactyles ont le doigt externe presque aussi long que celui du milieu. Le martin-pêcheur fait partie de cette classe. — On ajoute quelquefois à ces divisions celle des zygodactyles ou grimpeurs, qui ont les doigts accouplés, deux devant et deux derrière. Tels sont le pic, le coucou (t. u, col. 1059), etc.
IL Les passereaux de Palestine. — Les passereaux sont généralement moins nombreux en Palestine que dans d’autres contrées à écarts plus considérables de température. On en compte pourtant 144 espèces, non compris les corbeaux. Les passereaux palestiniens n’ont rien dans le plumage qui les distingue d’avec ceux des autres pays. Cependant ils ne possèdent pas les brillantes couleurs qui rendent si remarquables leurs congénères des régions tropicales; ceux qu’on rencontre dans les déserts revêtent même des nuances plus sombres que ceux de nos pays. Le moineau se trouve dans toute la Palestine, représenté par différentes espèces, le passer cisalpina, le passer moabiticus (fig. 573), le passer salicarius ou salicicola, espèce très voisine du moineau commun d’Europe, qui encombre de ses nids \enabqou zizyphus spina-Christi de la vallée du Jourdain. « Ce passereau, ne trouvant point ici de tuiles sous lesquelles il puisse s’abriter, construit une retraite grossière, absolument sphérique, formée de tiges d’herbes entrelacées; un trou placé latéralement permet aux habitants de pénétrer dans l’intérieur de la demeure, matelassée avec de la laine et du coton. Cette ouverture ne peut être atteinte que difficilement par les serpents qui cherchent à dévorer les œufs. Ces nids sont toujours placés sur les nabq, et jamais sur d’autres essences. Ainsi, au