Autre monnaie d’Alexandre Jannée
« Jonathan, le roi ; » palme. — Corne d'abondance ; grenetis.
d'Antiochus VIII Épiphane surnommé Gryphus. Babelon, Les rois de Syrie , p. 188, n. 1448.
2° Le second groupe est celui des monnaies au type sacerdotal, sur lesquelles Alexandre a ajouté au droit la
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305. — Autre monnaie d'Alexandre Jannée. — Vil fnu -rpn nam. « Jonathan le grand-prêtre et la communauté des Juifs. ® Couronne de laurier. — A). Deux cornes d’abondance.
mention de son titre royal [BASIAE[Qï] ou de son nom grec [A]AEEA. Madden, p. 86-87. Voir Machabées, t. îv, col. 485, fig. 159.
3° Le troisième type porte simplemennt l’inscription sacerdotale au droit: « Jonathan le grand prêtre et la communauté des Juifs. » Madden, p. 88 (fig. 325). Sur
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326. — Autre monnaie d'Alexandre Jannée. — Même inscription avec la variante — h). Même revers avec grenetis.
quelques-unes le mot Jonathan est écrit Yehonatan. Madden, p. 88 (fig. 326). Ces monnaies datent de la réconciliation d’Alexandre avec les pharisiens.
4° Le quatrième type présente au droit les mots hébreux « Jonathan le roi » dont les lettres sont placées dans les espaces intermédiaires des rayons d’une étoile à huit branches, au revers se trouve l’inscription BAEIAEQS AAESANAPOY autour d’uneancre etentourée d’un grenetis. Madden, p. 90. Ce type date de la fin du règne et fut continué par Alexandra (fig. 327). Voir Machabées,
327. — Monnaie d’Alexandra. — BAEIAIEIHS AAEEAN[APAE] ; ancre ; grenetis. — R). Étoile à huit branches.
t. iv, fig. 160, col. 485. Madden, p. 91-92. On attribue à Jean Hyrcan II une monnaie du même type, à cause des lettres [BjASIAEQS qui se trouvent au droit, mais l'attribution est fort douteuse. C’est peut-être une monnaie d’Aristobule Ier. Madden, p. 92-93.
D’autres monnaies reproduites par Madden, p. 96-99, ne peuvent être classées avec certitude. Elles appartiennent probablement à la période qui s’est écoulée entre Alexandre Jannée et Antigone (78-40). Les monnaies d’Antigone, fils d’Aristobule II (40-37), sont très nombreuses. Un des types porte au droit une fleur de la tige de laquelle sort à droite un bourgeon et à gauche une feuille, au revers une palme au milieu de la légende : « Matlatiah le grand-prétre et la communauté des Juifs. » Madden,
p. 100, n. 1. Celte monnaie est absolument identique, sauf le nom, à celle qui est attribuée à Jean Hyrcan II et dont nous avons parlé plus haut. D’autres monnaies avec des types divers portent au droit les mots BASIAEÜ12 ANTI- EONOY et au revers la légende hébraïque : « Mattathias le grand-pretre et la communauté des Juifs. » Quelques-
328. — Monnaie d’Antigone. — [BAEIAjEQE ANTir[ONOr]. Autour, une couronne. — Rj. n> 73H Vn mnnD. « Mathathias le grand-prêtre et la communauté des Juifs. » Deux cornes d’abondance entre les deux Ntit. « An 1. »
unes portent les dates des années 1 et 2. Madden, p. 100- 102 (fig. 328-329). On attribue aussi à Anligone des mon-
329. — Autre monnaie d'Antigone. — [BAEIA]EI2S ANTirONOB autour d’une couronne. — fi). Même légende autour de deux cornes d’abondance.
naies portant au droit divers types dont le sens est très discuté, les uns y voient la table des pains de proposition, d’autres quatre arbres plantés parallèlement; au revers, le chandelier à sept branches. Madden, p. 102 (fig. 330). A la dynastie asmonéenne succéda celle des princes
330. — Monnaie attribuée à Antigone. — Arbres en ligne ; grenetis.
— R). Chandelier à sept branches.
idurnéens, Hérode le Grandet ses descendants. — 1° 11 semblerait, d’après l’immense richesse d’Ilérode Ier, qu’il ait dû frapper de nombreuses monnaies. Josèphe, Ant. jud., XVII, vin, 1, cf. Zonaras, v, 16, dit qu’il laissa à sa sœur Salomé cinq cent mille pièces d’argent frappé, apyopiov é7u<7ïjfj.ou, el qu’il donna à César dix millions d’argent frappé et à d’autres cinq millions. Mais cet argent devait être en monnaie romaine, car la frappe de l'or était interdite d’une manière générale dans les contrées soumises à Borne, et rares
331. — Monnaie d’Hérode I". — BAEIAEîîE HPHAOïé Casque à jugulaires; dans le champ r. TP. — il). Bouclier macédonien dans un disque à rayons; grenetis.
étaient les villes autorisées à la frappe de l’argent. Lcnormant, La monnaie dans l’ antiquité t. n; Madden,
MONNAIE
p. 107. C’est ce qui explique pourquoi les monnaies d’Hérode Dr sont toutes de bronze. Ces monnaies ne portent que l'inscription grecque BA2IAEOS IIPQAOY et des emblèmes empruntés aux monnaies grecques ou aux monnaies asmonéennes. Voir Hérode, t. ut, fig. 133, col. 641. Le monogramme qui figure auprès du trépied
a la forme du chrisme -j- mais il ne doit pas être confondu avec lui. De Saulcy, Numismatique des Juifs, p. 128, et Madden, p. 108, y voient très vraisemblablement la marque de la valeur de la pièce TPcâç ou TPr/a),xo;. D'autres monnaies portent au droit je casque à jugulaires et au revers le bouclier macédonien entouré d'un disque à rayons (lig. 331), ou au droit un caducée et au revers une grenade avec des feuilles (fig. 332), ou encore