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mauvaise lecture des massorètes ou des copistes et les Septante ont lu ma'ârâbâh, naiya, o et non a, eut
« à l’occident. » L’expression mûl hag-Gilgal doit, parla convenance du contexte et sans forcer aucunement le sens du mot mûl se rendre par « à l’opposé » de Galgala, c’est-à-dire parallèlement à la vallée du Jourdain, la région de Galgala. ’Êçél a été à tort attaché à Galgala par le traducteur de la Vulgate ; tous les membres de la phrase se rapportent au sujet exprimé au commencement, les monts Garizim et Hébal que l’auteur a principalement en vue : ce sont Garazim et Hébal qui sont ’esél, « à côté » de ’Êlônê-Môréh et non Galgala. La traduction veut dire : Le mont Garazim et Hébal... ne sont-ils pas au delà du Jourdain, derrière le chemin [du côté] où se couche le soleil (le grand chemin de la région à l’occident du Jourdain, allant du nord au sud en suivant la ligne de faite des montagnes), dans le pays des Chananéens qui habitent à l’occident (du Jourdain), à l’opposé de Galgala (ou dans la région montagneuse juxtaposée à la vallée du Jourdain qui est la contrée de Galgala), à côté de ’ Êlônê-Moréh ? Il n’y a donc aucune raison de chercher la chênaie de Môréh choisie
fois. Diverses espèces d’arbres parmi lesquelles on remarque quelques chênes de médiocre développement, rejetons peut-être de l’antique 'Êlôn Môréh, forment aux alentours un petit bosquet. Des jardins ordinairement plantés de chicorée, de concombres, de poireaux, d’oignons et de tomates, environnent le village. Le jardin où se voit le puits de Jacob et les ruines des monuments qui le recouvraient jadis, aujourd’hui entouré d'un mur, leur est contigu du côté de l'est. Non loin au nord, et sur la lisière de la campagne semée de blé ou de dourâ, s’élèvent les deux petites coupoles blanches, qui depuis quelques années abritent le tombeau du patriarche Joseph. Du village le regard embrasse toute la région septentrionale du spacieux et fertile sahel Mah nah, encore appelé en cette partie sahel el-'Ashar, et s’étend sur les montagnes qui l’enveloppent. Sur les pentes de ces monts s’élèvent, entourés de petits bois d’oliviers et de figuiers, les villages d’el-Askar. dont le nom rappelle peut-être le Sicharde l’Évangile, ’Azmout, Deir-Hatab Sdlim dont le nom est identique à la Salem rencontrée par Jacob sur le chemin de Sochot à Sichem et qui paraît avoir donné jadis son nom à la partie septentrionale du sahel.