MOULE A BRIQUES
doivent leur nom à la couleur de leur plumage, etc. Il est probable que, sous le nom de sahaf, le texte sacré vise d’autres espèces d’oiseaux de mer analogues à la mouette et dont la présence est signalée en Palestine, tels que les pétrels, les puffins et les sternes, tous palmipèdes longipennes, comme les mouettes. Les pétrels ne se plaisent que dans les mers agitées, d’où leur nom scientifique de procellaria. Ils ont de longues ailes et
un vol rapide ; ils effleurent les vagues et semblent marcher sur l'eau, comme saint Pierre, ce qui leur vaut leur nom vulgaire de pétrels. On en rencontre de plusieurs espèces sur les côtes d’Égypte et de Syrie et il y en a à vendre sur les marchés. Les puffins ne se distinguent des pétrels que par une disposition particulière de la mandibule inférieure. Le puf/inus cinereus et le puf/inus anglorum volent en longues files de plusieurs centaines sur les côtes orientales de la Méditerranée. A cause de leur allure inquiète et de leur sombre plumage, les puffins passent aux yeux des musulmans pour avoir en eux l’âme des condamnés. Les sternes ou hirondelles de mer sont remarquables par la longueur de leur bec effilé et de leurs ailes. Leur queue est fourchue. Ils saisissent leur proie au vol ou à la surface des Ilots, en poussant des cris aigus. Ils fréquentent aussi les côtes de Palestine. Cf. Tristram, The natural history of the Bible , Londres, 1889, p. 210; The Fauna and Flora of Palestine, Londres, 1884, p. 135. Aussi bien que les mouettes, les pétrels, les puffins et les sternes ont une chair coriace et indigeste, comme en général celle de tous les oiseaux de mer. Ils ne pouvaient donc servir à l'alimentation chez les Hébreux.