Moutons représentés sur les monuments assyriens
D’après The Bronze ornaments of the Palace Gates of Balawat, pl. 37 et 44.
bélier, et le mouton femelle brebis. Voir Bélier, t. i, col. 1562, et Brebis, I. i, col. 1911.
H. Lesêtre.
MUET (hébreu : ’ illêm, de'dlam,<t lier, » d’où nê'ëlam, « être muet, » être lié par la langue; Septante : xd>ço; âXsùoç, aXoyoç, acpwvoç; Vulgate : mutus), celui qui ne possède pas l’usage de la parole. — 1° Le mutisme peut être congénital ou accidentel. Le mutisme congénital tient ordinairement à la surdité. Le muet ne parle pas parce qu’il n’entend pas ceux qui parlent autour de lui. Sa longue est si bien conformée comme celle des autres, qu’au jourd’hui l’on parvient, par des exercices prolongés, à faire parler les muets sans qu’ils s’entendent euxmèrnes. En grec, le -xtAcpo; est à la fois le muet, Hérodote, I, 47, et le sourd, Eschyle, Sept., 202; ’/.wcpdiw signifie « rendre muet », v,o>?6< « rendre sourd, » et dans les Septante, -/.u>çc\jcü veut dire « être sourd » ou « muet ».
il arriva pour Héüodore dans le Temple, II Macli., m, 29; à un vif sentiment d’étonnement et de respect, comme celui qui saisit Daniel pendant que l'ange lui parlait, Dan., x, 15, ou à une intervention divine, comme dans le cas de Zacharie, puni de son incrédulité par un mutisme temporaire. Luc., I, 20, 22, 64. — Sur le mutisme volontaire ou commandé, Ps. xxxvm (xxxix), 3, 10; Ezech., iii, 26; xxiv, 27; xxxm, 22, etc., voir Silence. — 2° C’est Dieu même qui fait le muet et le sourd, Exod., iv, 11, c’est-à-dire que ces infirmités ne se produisent pas sans sa permission. Comme le muet est incapable de parler pour sa propre défense, il est recommandé au roi Lamuel d’ouvrir la bouche en faveur de sa cause. Prov., xxxi, 8. Après le passage delà mer Rouge, la Sagesse ouvrit la bouche des muets et rendit éloquente la bouche des enfants, Sap., x, 21, ce qui signifie que tous les Israélites, sans exception, firent