Mulet monté
D'après Layard, Monuments of Nineveh, t. n, pl. 35.
ticulièrement celle qui suppose la découverte de mulets, sont tout à fait problématiques. On se range communément à celle de saint Jérôme, Lib. quæst. hebr. in Genes., t. xxii, col. 994, qui, d’après une étymologie empruntée à la langue punique, traduit par « eaux chaudes », source thermale. La source en question serait celle de Callirrhoé. Cf. Buhl, Geschichte der Edomiter, Leipzig, 1893, p. 46. Voir Callirrhoé, t. ii, col. 69-71. — Au livre d’Esther, vin, 10, 14, il est dit que le roi envoya dans toutes les provinces des courriers à cheval, montant des coursiers, hâ’âhastrânhn benê hârammdkîni, ce qu’on traduit quelquefois par « mulets nés de juments ». Cf. Gesenius, Thésaurus, p. 76, et Rœdiger, Additamenta, p. 68. Mais le mot ' âhastrânim est vraisemblablement un dérivé de l’ancien mot perse chschatra, « supériorité. » Il serait donc question seulement de « coursiers de race supérieure, fils de juments », c’est-à-dire provenant des haras où sont élevées des bêtes de choix, capables de grande vitesse. Cf. Buhl, Gesenius’ Bandwôrterbuch, Leipzig, 1899, p. 30 ; Oppert, dans les Annales de philosophie chrét., Paris, 1864, p. 23, 24. Dans les Septante, Esth., vin, 14, il n’est parlé que de chevaux, et dans la Vulgate, Esth., vin, 10, 14, que de veredarii, « courriers. »
H. Lesètre.
MULTITUDE, très grand nombre de personnes ou de choses. — II est fréquemment question de multitude dans les Livres Saints. L’hébreu se sert d'un certain nombre de noms pour la désigner :
1° Ancien Testament. — 1° Hâmôn, de hdmâh, « frémir, » 7t).T|0oç, ),ao;, mullitudo, populus. Is. , v, 13; xxxiii, 3, etc. Ce mot désigne la multitude des nations, Gen., xvii, 4, 5; des peuples, Is., xvn, 12; des guerriers