‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 82 sur 389 · MULTITUDE · texte numérisé non relu

MULTITUDE

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Jud., iv, 7 ; Dan., xi, 1 1 . — 2° Kdbêd et kobéd, de kâbad, « être nombreux, » (lapeia Suvâjuç, multus comitatus, III Reg , x, 2 ; n).Tj0oç, multitudo. Nah., m, 3. — 3° Melo’, de mdlA', « remplir, » -rrXviOoç, multitudo. Gen., xlviii, 19; Is. , xxxi, 4. — 4° Marbéh et marbit , de râbâh, « se multiplier, » u)r,0oç. Is., xxxm, 23;

II Par., ix, 6. — 5° 'Êdcih, de yâ'ad, au niphal, « se rassembler, » o-uvaywyri, cœtus, la multitude d'Israël, Exod., xii, 3, 19; Lev., iv, 13; Jud., xx, 1; xxi, 10;

III Reg., vin, 5; xii, 30, etc.; la foule des peuples, Ps. vu, 8; lxviii (lxvii), 31; ou même des bêtes. Jud.,

xiv, 8. — 6° Qâhdl, deqâltal, « convoquer, » o-jvayüiyrj, populus, èv.y.Ayo-'x, ecclesia, cœtus. Num., xxn, 4; I Reg., xvn, 47; I Esd., x, 1; .1er., xxvi, 17; xxxi, 8. Voir Assemblées, t. i, col. 1127. Ce mot s’emploie pour désigner la foule des prêtres, II Par., xxxi, 18; des méchants, Ps. xxvi (xxv), 5; des saints, Ps. lxxxix (lxxxvüi), 0; des morts. Prov., xxi, 16, etc. — 7° Rob, de râbab, « être nombreux, » ttXsïov, u),îi0o;, pinces, multitudo. Lev., xxv, 16; Is., i, 11, etc. Le même mot sert souvent pour marquer la multitude, c’est-à-dire la grandeur de la puissance, Ps. xxxm (xxxii), 16; de la miséricorde, Ps. li (l), 3; des péchés. Ose., ix, 7, etc. Le mot concret rabbîm, uoÀÀoc, multi, se rattachant à la même racine, s’emploie pour le collectif, « la multitude. » C’est en ce sens qu’il est employé dans les paroles de l'institution de l’Eucharislie : sanguis qui pro multis effundetur. Matth., xxvi, 28; Marc., xiv, 24. — 8° Rebdbâh, du même radical, désigne la grande multitude,

45sç, decem milita. Lev., xxvi, 8; Deut., xxxn, 30; Jud., xx, 10, etc. — 9° Sëf'dh, -iDo-jt oç, inundatio. Deut., xxxm, 19. — La porte d’une ville est appelée batrabbim, Soyaryp tcoIXû'j, filia multitudinis, Gant., vu, 4, parce que c’est par cette porte qu’entre la multitude des habitants, ou mieux parce que les assemblées se tiennent à cet endroit.

2° Nouveau Testament. — l°Les Évangiles mentionnent fréquemment la foule qui se pressait autour de Notre- Seigneur. Cette foule était composée de Galiléens, de Syriens et d’autres habitants des environs de la Palestine, et quelquefois de Juifs. Elle est appelée assez rarement 7r>.r)0oç, multitudo, Marc., m, 8; x, 46; Luc., vi, 17; vin, 37, et plus de cent vingt fois o-/).oç, turba. Saint Luc, i, 21; vi, 17; vu, 1, 16; xvm, 43; xx, 6, 9, 26; xxn, 2; xxm, 13, et saint Matthieu, xxvn, 64, la désignent aussi par le mot lot 6ç, plebs, « peuple. » On trouve une fois dans saint Jean, xii, 19 : 6 xôit|j.o;, mundus lotus, « tout le monde. » Cette foule accourt auprès de Notre- Seigneur, le presse et ne lui laisse même pas le temps de manger. Marc., il, 4; ni, 20; v, 31; ix, 24; Luc., v, 1, 19; vi, 19; vin, 19, 42; elle l’admire, Matth., vu, 28, ix, 33; xv, 31; xxn, 33; Marc., xi, 18; Luc., xi, 14; l’acclame, Matth., xxi, 8, 9; Joa., xii, 17; s’étonne, Matth., xii, 23; craint, Matth., ix, 8; s’agite, Matth., ix, 23; est méprisée, Joa., vu, 49, et redoutée par les princes des prêtres, Matth., xxi, 26, 46; Marc., xii, 12; Luc., xx, 6; xxn, 2, et pourtant se laisse mener par eux. Marc.,

xv, 11; Luc., xxm, 18. — 2° Dans les Actes, les deux mots 7t),t(Go;, multitudo, et oykoç, turba, sont employés conjointement pour désigner les foules. Le premier mot sert soit pour les foules déjà converties, Act., iv, 32; v, 14; vi, 2; xv, 30, etc., soit pour celles qui ne le sont pas encore. Act., ii, 6; v, 16; xiv, 4; xvii, 4, etc. Le second mot sert pour les foules non converties, sauf Act., i, 15. — 3° Il n’est plus ensuite parlé de foules que dans les visions de l’Apocalypse, vu, 9; xix, 1, 6.

H. Lesêtbe.

WÎUNÜW1 (hébreu: Me'unim; Septante : Moovvtp., I Esd., il, 50; Mcî'/wv, II Esd., vu, 52), Nathinéens originaires de Maon. Voir Maonites, ii, 5°, col. 705.

MUNSTER Sébastien (1489-1552). Voir Latines (Versions) NON DÉRIVÉES DE LA VlILGATE, II, 1, Col. 124.

MUR (hébreu : gddêr, gcdêrâh, gedérét, hômâh, qir, sûr; Septante : veiyo;, nepirei/oç, œpaygdî; Vulgate : munis, antemurale, maceria, paries), ouvrage de maçonnerie s’élevant verticalement avec une épaisseur relativement peu considérable, mais sur une longueur qui peut être très grande. Dans la Sainte Écriture, il est question de différentes sortes de murs.

1° Murs de clôture. — Ils étaient ordinairement peu élevés et construits en pierres sèches. Comme ils n’avaient aucun enduit, la tempête pouvait les renverser. Ezech., xiii, 12. Les serpents se réfugiaient dans les intervalles des pierres et mordaient ceux qui démolissaient le mur. Eccle., x, 8. Ces sortes de murs servaient à protéger ; — 1. Les vignes. L’ânesse de Balaam cheminait ainsi entre deux murs de vigne quand l’ange apparut. Num., xxii, 24. Une vigne qui n’était pas protégée par un mur avait à souffrir toutes sortes de dégâts de la part des passants et des bêtes sauvages. Ps. lxxx (lxxix), 13; 1s., v, 5. Une vigne bien tenue était toujours close. Matth., xxi, 33; Marc., xii, 1. — 2. Les maisons ou certaines pièces de terre. La postérité de Joseph est comparée aux branches qui s’élèvent pardessus la muraille. Gen., xlix, 22. Le bien-aimé vient voir l’épouse par-dessus le mur. Cant., ii, 9. Autour du champ du paresseux, le mur est renversé. Prov., xxiv, 31. C’est sur ces sortes de murs que les sauterelles engourdies par le froid s'arrêtent avant de reprendre leur vol. Nah., m, 17. Les aveugles tâtonnent le long de ces murs pour se conduire. Is., lix, 10. Quand on en élève un nouveau, ils ne reconnaissent plus leur chemin. Os., il, 8. — 3. Les bercails. ün les entourait de murs de pierres sèches, pour mettre les troupeaux à l’abri des loups et des autres bêtes. Voir t. ii, 6g. 611, col. 1987. Il est plusieurs fois parlé de ces clôtures de bercails. Num., xxxii, 16, 24, 36; I Reg., xxiv, 4; Soph., ii, 6; .1er., xlix, 3.

2° Murs des maisons. — On les construisait en pierres, en briques et souvent en simple torchis facile à percer par les voleurs. Matth., xxiv, 43; Luc., xii, 39. Voir Maison, col. 589. Ces murs étaient parfois attaqués par l’humidité, et la loi prescrivait certaines mesures à prendre pour faire disparaître cette lèpre des maisons. Lev., xiv, 37-39. Voir Lèpre, col. 186. Saiil, en voulant atteindre David, plantait sa lance dans le mur de la maison. I Reg., xvm, 11. Le sang de Jézabel rejaillit contre le mur du palais de Jezraël. IV Reg., ix, 33. Ézécliias malade se tournait du côté du mur de sa chambre et priait. IV Reg., xx, 2. Dieu livra aux Chaldéens les murs des palais de Sion. Lam., n, 7, 8. Dans les maisons acquises par la rapine, la pierre crie du milieu de la muraille, Hab., il, 11, c’est-à-dire que toute la maison proclame l’injustice du propriétaire.

3° Murs des villes. — Seules, les villes de quelque importance étaient entourées de murailles. Telles furent celles du pays de Basan, Deut., m, 5; 111 Reg., iv, 13; Jéricho, où la maison de Rahab était voisine de la muraille, Jos., n, 15, et dont les murs tombèrent d’euxmêmes au son des trompettes israélites, Jos., vi, 5, 20; Heb., xi, 30; Aphec, III Reg., xx, 30; Gaza, Am., i, 17; Ecbatane, Judith, i, 2; Chébron, I Mach., v, 65; Casphin, II Mach., xii, 13-15; Éphron, Il Mach., xn, 27; Damas, Act., ix, 25; II Cor., xi, 33, etc. — Un certain nombre de villes de Palestine étaient enceintes de murailles. Lorsqu’une maison de ces villes était vendue, le vendeur conservait pendant un an le droit de la racheter, mais, passé ce temps, elle demeurait à perpétuité la propriété de l’acquéreur, bien que les autres immeubles vendus retournassent au propriétaire primitif l’année du jubilé. Lev., xxv, 29, 31. Dans les villes lévitiques, la propriété des lévites s’étendait de mille coudées autour des murs. Num., xxxv, 4. Dieu annonça aux Israélites que, s’ils se rendaient inhdèles à sa loi, les murs de leurs villes seraient renversés. Deut., xxvm, 52. Il y eut en effet

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des alternatives de renversement, II Par., xxvi, 6; II Mach., x, 35, et de relèvement pour les murs de ces villes. Judith, iv, 4; I Mach., xm, 33. — 3. En cas de siège, c’étaient les murs de la ville qu'on attaquait. IIReg.,xi, 20, 21, 24; xx, 15, 21. Les assiégés se tenaient sur ces murs. IV Reg., vi, 30; xvi, 26, 27; II Par., xxxii, 18. Le vainqueur les franchissait, II Reg., xxii,

chus, I Mach., i, 33; vi, 62, et relevés par les princes Machabées. I Mach., iv, 60; x, 11, 45; xii, 36, 37; xm, 10, 33; xiv, 37 ; xvi, 23(Iig. 376). Voir Jérusalem, t. ni, col. 1351-1377.

5“ Murs du Temple. — Ils furent élevés par Salomon, 111 Reg., vi, 1-38, et, après la captivité, relevés par Zorobabel. I Esd., ni, 8-13; v, 2-5; vi, 3-5. Le prophète

30; Ps. xviii (xvii), 30, et en abattait parfois une plus ou moins grande étendue. II Par., xxv, 25. On fixait aux murailles de la ville les dépouilles de l’ennemi vaincu : les Philistins attachèrent le cadavre de Saül aux murs de Bethsan, I Reg., xxxi, 10, et Judith suspendit à ceux de Béthulie la tête d’Holopherne. Judith, xiv, 1, 7. C’est aussi sur la muraille de sa ville que le roi de Moab,

Ézéchiel, vin, 7, 10; xxm, 14; xlii, 10, 12, en parle dans ses visions. Alcime fit détruire les murs du sanctuaire intérieur. I Mach., ix, 54. Les Apôtres firent remarquer à Notre-Seigneur la beauté des murs du Temple bâti par Hérode (fig. 377), et le Sauveur en prédit la ruine, Malth., xxiv, 1, 2; Marc., xm, 1, 2; Luc., xxi, 5, 6.

6° Les murs ausens métaphorique. — Servir de mu

Restes du mur du temple de Jérusalem où vont pleurer les Juifs. D’après une photographie.

désespérant de son salut, immola son propre fils R Reg., m, 27.

4» Murs de Jérusalem. — Il est souvent parlé des murs de la ville sainte, bâtis par Salomon, III Reg., ni, 1; ix, 15; réparés par Ézéchias, II Par., xxxn, 5,Set par Manassé, II Par., xxxm, 14; détruits par les Chaldéens, II Par., xxxvi, 19; IV Reg., xxv, 10; Jer., l, 15- Ps. lxxxix Ilxxxviii), 41; Midi., vii, 11; restaurés par iNéhérnie. I Esd., v, 3; II Esd., m, iv, xn, 27; Ps^li (l), 20; Eccli., xlix, 15; détruits de nouveau par Antio-

raille à quelqu’un, c’est le protéger efficacement. I Reg., xxv, 16; Is., xxvi, 1; Ezech., xm, 5; xxii, 30. Le riche croit que sa richesse le protège comme une haute muraille. Prov., xviii, 11. L’épouse du Cantique, vm, 9, 10, est comparée au mur d’une place forte. Des murs de fer ou d’airain sont des murs irrésistibles. Jer., i, 18- Ezech., îv, 3; II Mach., xi, 9. La mauvaise langue est capable de renverser les murs des puissants, Eccli., xxyin, 17, c'est-à-dire d’ébranler les situations les plus solides. Une muraille qui penche et se désagrège est

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