‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 90 sur 389 · Musiciens étrusques. Tombeau étrusque · texte numérisé non relu

Musiciens étrusques. Tombeau étrusque

D'après H. Lavoix, Histoire de la musique, p. 59.

II, iv, Venise, 1750, p. 194, 195; comme celles des temples égyptiens. L’exécution du chant était cependant bruyante dans certaines solennités extérieures. L’enthousiasme faisait élever la voix, et l’on chantait très fort, beqol gddôl, lema'àlàh, en élevant [le son]. II Par., xx, 19;

I Par., xv, 16. Voir Chanteurs du Temple, t. ii, col. 557, Les Orientaux aiment les instruments bruyants et les notes hautes. Tandis que notre goût musical applique ordinairement à l’expression de la douleur des mélodies de teinte morne, conçues dans un diapason grave, les Orientaux emploient ici des variétés élevées des modes majeurs. Leurs plaintes s’exhalent en sons aigus. Cette tradition musicale a passé dans le répertoire ecclésiastique ancien de l’Occident. Il en est de même dans les chants populaires de nos provinces. Voir J. Parisot, | Essai sur les tonalités, dans la Tribune de Saint-Gervais, Paris, 1898, p. 196.

Lorsque la musique grecque étendit son prestige en Syrie, les Juifs l’accueillirent. Le chant et l’accompagnement instrumental devinrent un art noble. Eccli.,XLiv, [ 5; xxxv, 3. La musique entra tout à fait dans les mœurs, j et les Juifs s’y adonnèrent avec succès. Si l’on voulait retrouver des vestiges de l’ancienne musique juive, c’est moins dans les synagogues européennes, où les traditions musicales se sont depuis longtemps altérées ou perdues, voir E. David, La musique chez les Juifs, dans les Archives Israélites, Paris, 1873, p. 54; que dans les [ communautés orientales, qu’il faudrait opérer des recherches. Celles-ci, en effet, se prévalent d’un particulier attachement à leurs usages liturgiques, et quelques-unes j ont joui jusqu’à nos jours d’une existence ininterrompue.

On nous saura grc de transcrire ici quelques mélodies israélites, recueillies à la synagogue de Damas, dont | l’existence n’a jamais été interrompue, et dont les traditions rituelles et musicales peuvent remonter à une [ haute antiquité. Ce sont quatre récitatifs ou formules de lecture modulée, dont la parenté avec les anciens chants chrétiens est remarquable; deux chants ornés non strophiques, puis deux spécimens d'hymnes. Ces

airs nous semblent représenter mieux que les chants israélites occidentaux, l’art judéo-oriental dont nous avons cherché à étudier le caractère. Voir J. Parisot, Récitatifs israélites et chants de synagogue , dans les Nouvelles archives des Missions scientifiques, t. x, 1902, p. 174, 178-202.

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