Algues diverses
Première, à droite, Dictyota volubilis, grandeur nature. — Au milieu, Cutleria penicillata, réduite d'un tiers. — A gauche, en haut, Dictyota latifolia, grandeur nature. — Au-dessous, Zonaria Commersonii, grandeur nature.
alsues sont très nombreuses et fort différentes les unes des autres. Le mot sûf, en hébreu, est un terme générique qui désigne non seulement les algues en général, sans distinction d'espèces, mais s'applique aussi à une sorte de plante aquatique qui croît sur les bords du Nil. Exod., 11, 3 (Vulgate : carectum), Ὁ (papyrio); Is., xIx, 6 (juncus). Dans ces trois passages, la signification précise du mot suf est très difficile à déterminer, faute d'indications suffisantes ; toutefois il ne peut être question d'algues, puisqu'on ne trouve point d'algue proprement dite dans le Nil et que le récit de l'Exode, disant que la nacelle qui renfermait Moïse fut mise au milieu des süf, suppose des roseaux ou des jones capables de retenir le précieux dépôt et de l'empêcher d'être emporté par le courant. Voir Sür.
L'algue marine, en tant que plante et comme substantif commun, n'est nommée qu'une fois dans l'Écriture. C'est dans la prière que Jonas, 1, 6, adresse à Dieu du sein du monstre qui l'a englouti, lorsque, décrivant le moment où il a été précipité dans la mer, avant d’avoir été saisi par le poisson, il dit :
Les eaux m'ont entouré jusqu'a (me faire perdre) la vie, L'abime m'a de toutes parts enveloppé, Les algues (s4f) se sont enroulées autour de ma tête.
Ce qui veut dire : j'ai été plongé jusqu'au fond de la mer, où croissent les algues. La Vulgate ἃ traduit le dernier vers : peluqus operuit cuput ineum, «la mer a couvert