ALGUES
ALHAGE 900
ma tête. » Cette version n’est pas littérale, car sûf ne signifie pas « mer ». Cette traduction provient sans doute de ce que, en hébreu, la mer Rouge est appelée yam sûf ; mais, dans ce nom propre, sûf n’a pas le sens de € mer » ; yum sûf signifie précisément « la mer des algues » ou « mer des plantes aquatiques », à cause des oscillaria, algues microscopiques (fig. 100) qu’on y rencontre. Pour l’explication de cette dénomination, voir ROUGE (MER). Dans la prière de Jonas, sûf désigne en général les algues qui
300 fois.
600 fois.
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100. — Algues microscopiques, A droite, Oscilluriaæ rubescens, grossie 300 et 600 fois. — Δ
gauche, Oscillaria phormidium calcareum, même grossissement.
croissent dans la mer Méditerranée. Ce mot, qui revient assez fréquemment dans l'Écriture, n’est employé, en dehors des passages que nous avons cités plus haut, que pour désigner la mer Rouge. Exod., x, 19; ΧΠῚ, 18; xv, 4, etc. — Sur les algues, voir C. Montagne, Sylloge generum specierumque Cryptogamorum, in-8, Paris, 1856; J. Payer, Botanique cryptogamique ou histoire des familles naturelles des plantes inférieures, 1850, % édit., revue par H. Baillon, in-8, Paris, 1868, avec figures ; ΝΥ. H. Harvey, Phycologia Britannica, or à History of British sea-weeds, 2 in-4°, Londres, 1846-1851, avec planches coloriées; 4. G. Agardh, Species, genera et ordines algarum, 2 in-8°, Lund, 1848-1852; Frd. Kuetzing, Species algarum, in-8, Leipzig, 1849; Id., Tabulæ phycologicæ uder Abbildungen der Tange, 19 in-SP, Nordhausen, 1845-1869. F. VIGOUROUX.
ALGUM, ‘algum, nom du bois de santal dans le texte hébreu du second livre des Paralipomènes, 1x, 10-11. Voir SANTAL. Dans ce inème second livre des Paralipomènes, 11 (7), 8, l'auteur sacré donne aussi le nom de ‘algum à une espèce d'arbres du mont Liban, que Salomon demanda à Hiram, roi de Tyr, pour servir à la construction du temple de Jérusalem. La Vulgate traduit par « pins ». I est certain que ‘’alqum ne peut signifier dans ce passage bois de santal, puisque le santal ne croit pas sur le Liban.
ALHAGE ou ALHAGI. Genre de légumineuses-papilionacées. « Les alhagi sont des herbes ou des plantes suffrutescentes, qui croissent en Orient, depuis le Caucase jusqu'au fond de l'Inde, Leurs feuilles sont alternes, peu développées, simples et accompagnées de deux stipules latérales (fig. 101). A l’aisselle de chacune de ces feuilles se développe un petit axe rigide, terminé par une épine, et qui porte de très petites bractées, tantôt stériles, tantôt pourvues dans leur aisselle d’une fleur pédicellée. La seule espèce intéressante de ce genre est l’Alhagi Maurorum Tourneforti, qui était pour D, Don la Manna hebraica.Cette dernière dénomination indique assez qu'on a attribué à cette espèce la production de la manne que les Hébreux récollaient dans le désert, Il parait toutefois