Carte du pays d’Ammon
les ruines d'Oumm el-Recçàs, de Khan ez-Zébib, d'Oumm el-Ouéléd, de Ziza, de Machitta, sans parler de celles d’Ammân. Cf. H. B. Tristram, The Land of Moab, 2% édit., Londres, 1874, p. 198 - 916.
Chose digne de remarque, l'Écriture, qui se plaît à énumérer les villes de Moab (voir en particulier Jérémie, XLVIIH), ne mentionne point celles d'’Ammon. Elle nous dit seulement que Jephté « frappa d’un désastre immense vingt villes depuis Aroër jusqu'à Minnith et jusqu’à Abel, qui est τ de vignes », Jud., ΧΙ, 59. M. Tristram , ouv. cité, p. 139-140, ἃ découvert cette dernière localité. Voir ABEL-KEramiM. Nous lisons également que David infligea « à toutes les villes des fils d'Ammon » les mêmes représailles qu'à Rabbath. IT Reg., ΧΙ, 31. En somme, c’est autour de cette capitale que semble se concentrer toute la vie du peuple ammonite. Sa situation, du reste, en faisait un des plus puissants remparts de la frontière occidentale. Ses ruines, conservant encore aujourd'hui, avec le nom ancien d’'Arnmän, les débris de son antique splendeur, couvrent un espace assez étendu sur les deux rives de l’ouadi Ammân, affluent du Jaboc supérieur, La colline qui au nord domine la vallée comprenait la ville haute