AMULETTE — ANA
nos, in-12, Saumur, 1648; Paraphrases sur les Épiîtres aux Corinthiens, in-8, Saumur, 1649 ; — sur l'Évangile de saint Jean, in-8°, Saumur, 1651; — sur les Actes, in-8, Saumur, 1654; Exposition des chap. vi et vi de l'Epitre de saint Paul aux Romains et du chap. xv de la Ire Épître aux Corinthiens, in-12, Charenton, 1659; Paraphrasis in Psalmos Davidis cum annotationibus, in-4°, Saumur, 1662, dédié à Charles II d'Angleterre ; Altera editio emendatior et auctior nova præfatione, Utrecht, 1769 ; Discours sur les songes divins dont il est parlé dans l'Écriture, in-12, Saumur, 1659 ; il a été traduit en anglais par Lowde, in-8°, Londres, 1676. Son exégèse, surtout dans les Psaumes, suit askez bien le sens littéral, sans négliger le sens spirituel. Ses ouvrages sont devenus rares. Cf. Registres de l’académie protestante de Saumur, manuscrit de l'hôpital de Saumur ; Haag, France protestante, t. 1, p. 72; Edm. Saigey, Moyse Amyraut, sa vie et son temps, in-8, Strasbourg, 1849 ; Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, au mot AMYRAUT. E. LEVESQUE.
AN. Voir ANNÉE.
ANA. Hébreu : ‘Anäh, « (Dieu) exauce ; Septante : ’Avd.»
1. ANA, quatrième fils de Séir l'Horréen et l’un des allouphs du pays d'Idumée, avant Ésaü. Il eut pour fils Dison et pour fille Oolibama. Gen., xxxvi, 20, 25 ; I Par., 1, 38, 40.
2. ANA, deuxième fils de Sébéon (le troisième fils de Séir) et neveu d’Ana 1. Gen., xxxvi, 24 et 29; 1 Par., 1, 40. Il semble qu'aux versets 2 et 14, Gen., XXXVI, on dise qu'Ana était fille de Sébéon. Mais dans ce texte : « Oolibama, fille d'Ana, fille de Sébéon, épouse d'Ésaü, » l’apposition « fille de Sébéon » se rapporte non à Ana, mais ἃ Oolibama, comme l’apposition suivante : ( épouse d'Ésaü. » L'expression « fille de Sébéon » serait, ainsi qu'il arrive souvent, pour celle-ci: «petite-fille de Sébéon ». Pour résoudre la difficulté, d’autres critiques préférent admettre une faute dans le texte massorétique, n23, bat, « fille; » pour 13, bên, « fils, » et suivent le texte des Septante et le Samaritain. Aucun manuscrit hébreu ne portant la variante bên, « fils, » il est probable que le copiste samaritain et le traducteur grec ont cru trop facilement à une erreur, et se sont permis de changer le texte, en mettant le masculin à la place du féminin. La Vulgate à aussi mal rendu le ÿ. 25, par suite de la ressemblance des noms : Habuitque (Ana, fils de Sébéon) filium Dison et filiam Oolibama. D'après le texte hébreu et toutes les autres versions, Comme d’après le contexte, il s’agit, dans ce Ÿ. 25, du premier Ana, fils de Séir. Hébreu : « Et voici les fils d'Ana : Dison.…, etc. » Les enfants du quatrième fils de Séir viennent ici à leur rang ; 5115 n'étaient pas désignés à cette place, ils seraient complètement passés sous silence dans l’énumération régulière qui est faite des descendants des sept fils de Séir. Du reste, le texte de 1 Par., 1, 38, dans la Vulgate même, confirme cette interprétation. — Un trait particulier est ajouté, dans cette table généalogique des Horréens au nom de notre Ana, fils de Sébéon. « C'est cet Ana qui trouva des sources thermales dans le désert, pendant qu'il menait paitre les ànes de Sébéon, son père. » Gen., xxxvI, 24. Le mot yémim, que la Vulgate, le syriaque et l'arabe, ont bien rendu par « sources chaudes », ἃ été quelquefois, mais sans fondement, traduit par € géants » ou par «mules ». D'après Hengstenberg et Keil, ce serait cette découverte qui aurait fait donner à cet Ana le surnom de Beéri, c'est-à-dire sourcier, de δοῦν, « source. » Gen., XXVI, 94 Dans cette hypothèse ingénieuse, Oolibama, femme d'Ésaü, ne serait pas la fille du premier Ana, mais la fille de son neveu. Le second Ana ἃ pu donner à sa fille le nom de sa cousine, fille de son oncle Ana
La contrée où Ana menait paître ses ânes possède encore un certain nombre de sources chaudes, en particulier - celles de Callirrhoé, celles de l’ouadi el-Ahsa, et celles de louadi Hamad. Les ânes furent-ils pour quelque chose dans cette découverte ? est-ce pour cela que cette circonstance est mentionnée ici ? Peut-être. On sait que la source thermale de Karlsbad fut trouvée par le fait d’un chien de chasse qui, tombé en poursuivant un cerf, attira par ses cris l’attention sur la nature des eaux de cette source. E. LEVESQUE.
8. ANA (hébreu : Héna'; Septante : ᾿Ανά), ville conquise par les Assyriens et mentionnée comme telle, à côté de Sépharvaim et d’Ava, dans la proclamation du Rabsacès aux envoyés d'Ézéchias et aux habitants de Jérusalem. IV Reg., xvin, 34; χιχ, 18; Is., xxxvir, 13. F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 5° édit., t. 1v, p. 165, et Eb. Schrader, Schrader- Whitehouse, The cuneiform Inscriptions and the Old Testament, t. 11, p. 8, en parlent comme d’une localité de site inconnu ; mais dans Riehm, Handwürterbuch des bibl. Altertums, t.1, Ὁ. 59%, le même Eb. Schrader croit devoir la placer en Babylonie, parce que le texte sacré la mentionne à côté de Sépharvaim, et en conséquence l’identifierait ‘volontiers avec J'Anat ou l’‘Anah actuelle, située sur la rive droite et aussi en partie sur une ile de l'Euphrate, entre Hit et Rakka, à quatre journées de marche au nord-ouest de Bagdad. Cette identification avait déjà été proposée par d'anciens commentateurs, notamment par dom Calmet, Comment. litt., in IV Reg., ΧΥΠῚ, 34, lequel ne décide cependant pas si Ana est un nom de ville ou un nom d'idole ; mais, outre que les Sépharvaïites n'avaient point d'idole de ce nom, le contexte de ces passages, comparé à IV Reg., xvu, 31 (où les Hévéens sont les habitants d'Ava), marque bien qu'il s’agit d'une localité. ἃ. Rawlinson, dans The five great Monarchies, t. τι, p. 485, et dans Smith's Dictionary of the Bible, t. 1, p. 786, soutient aussi cette identification. L’Anah ou Anat moderne, l’Anatho des classiques (4 ou tho n'étant que la terminaison féminine) n’occupe plus qu'une longue bande sur la rive droite du fleuve : c’est une ville de quatre mille habitants, très fréquentée des caravanes, et près de laquelle on remarque des ruines anciennes. Elle paraît déjà mentionnée, sous la forme An-at, dans les annales du roi d’Assyrie A$our-nasir-apal, mais comme indépendante de l'empire assyrien : « ἢ Anat ina kabal nahar Puratti, la ville d’Anat au milieu de l’'Euphrate. » The cuneiform Inscriptions of Western Asia, ἴ. 1, pl. 29, co. 111, 1. 15 et 16. Les textes cunéiformes actuellement connus ne mentionnent d'ailleurs pas la prise de cette ville, et le passage d’Assournasir-apal est lui-même antérieur de plus d’un siècle et demi au siège de Jérusalem et au discours du Rabsacès. Enfin Fr. Delitzsch, Wo lag das paradies, p. 279, tout en rapprochant aussi l’Anat des inscriptions de l’Ana biblique, la distingue cependant de J'Anah actuelle, et la place notablement plus au nord, mais sans raison bien décisive ; ce qui fait qu'il n’est guère suivi par les autres assyriologues, lesquels reconnaissent d’ailleurs que la forme hébraïique, commençant par un hé, s'éloigne moins de la forme assyrienne que le mot arabe actuel, qui commence par un ‘ain. Voir Isidore de Charax, Mansiones parthicæ, dans Muller, Geographi græci minores, édit. Didot, t.1, p. 249 et note, avec la carte 1x, Ibid., Tabulæ in geogr. gr. min. pars prima; À. Layard, Discoveries in Ninive and Babylon, 1853, p. 355; Eb. Schrader, Keilinschriften und Geschichtsforschung, p. 142, note; E. Reclus, Nouvelle Géographie universelle, t, 1x, p. 450 et 460.
E. PANNIER
ANAAS. Voir SENAA.
ANAB (hébreu : ‘Anüb; Septante : ᾿Αναθώθ, Jos., ΧΙ, 21; ᾿Ανών, Jos., xv, 50), ville appartenant au district montagneux de la tribu de Juda, Jos., xv, 50, occupée primitivement par les Énacim, qui furent exterminés par