‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 279 sur 454 · ANE · texte numérisé non relu

ANE

née de marche, à un pas modéré. Aujourd'hui on lui préfère le cheval pour les longues courses ; mais, depuis Abreham jusqu'à l'époque de Notre-Seigneur, les person-

| nages les plus honorables faisaient leurs voyages à âne,

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143, — Troupeau d'ânes en Égypte. Un scribe en inscrit le compte. Tombeau de Beni-Hassan (XIIe Dynastie), Lepsius, Denkmüler, 11, 132.

Eccli., ΧΧΧΠΙῚ, 35 (fig. 14%). On l'employait, du moins du temps de Notre-Seigneur, pour tourner la meule et moudre le blé, comme le prouve l'expression du texte grec de Saint Matthieu, XVI, 6; de saint Mic, 1x, #1, et de saint

comme nous le voyons en particulier par l’histoire des Juges, x, 4; χα, 14, de même que par les monuments égyptiens (fig. 142 et 145). Notre-Seigneur lui-même se servit de cette monture pour faire son entrée triomphale

144. — Anes portant des fardeaux en Égypte. Dans l'original, la scène se continue sur la même ligne, Peinture du Musée Guimet, à Paris,

Luc, xvir, 2, μύλος ὀνιχός, & meule d'âne » (voir MEULE); on l'utilisait également pour labourer les champs, Is., xxx, 2%; xxx, 20; cf. Deut., xxi1, 10, et aussi, d'après Josèphe, Cont. Apion., 11, 7, pour battre le blé. Il servait certainement à ce dernier usage en Égypte. Voir fig. 45 et 48, col. 277, 283.

L'âne de Palestine est capable de faire une bonne jour-

à Jérusalem, le dimanche des Rameaux, Matth., xx1, 7; Marc., ΧΙ, 7; Luc., XIX, 30, non pour nous donner un exernple d'humilité, comme on pourrait le croire d'après nos idées occidentales, mais pour montrer qu'il était un roi pacilique, l'âne élant comme l'emblème de la paix, de méme que le cheval celui de la guerre. Voir ANON.

De celle manière différente d'envisager l'âne en Orient

et en Occident, il résulte qu'il n’est pas dans nos Livres Saints, comme il l'est parmi nous, l'objet de comparaisons désavantageuses et méprisantes. Au contraire, il est considéré comme un animal noble, auquel on assimile les personnages dont on veut faire l'éloge, dans la plus haute poésie. Ainsi Issachar est appelé Cun âne fort », Gen., XLIX, 1%, dans la prophétie de Jacob. Voir aussi Jud., v, 10; 1s., 1,3, ete. Cf. Iliade, x1, 588. Néanmoins, après sa mort, cet animal utile est jeté à la voirie. De là la prophétie de Jérémie, xx11, 19, contre Joakim, roi de Juda : QI aura la sépulture d’un àne; il sera trainé (pourri, dit la Vulgate) et jeté hors des portes de Jérusalem. » Voir Joakim.

On ne se servait point primitivement de selle pour monter l'âne, mais on étendait simplement sur son dos une couverture ou un morceau d'étofle qu'on attachait

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