ANGE — ANGE DE ANGELIS
essentiellement monothéistes et soumettent à Dieu le principe même du mal.
Les divers ordres de la hiérarchie des anges n'avaient pas été déterminés avant la captivité ; mais leur existence était déjà indiquée d'une façon générale, car dès lors les anges étaient comparés à une armée, et celui qui apparut à Josué s'était nommé le chef de l'armée du Seigneur. Josue, v, 14.
Enfin les exégètes catholiques ne font pas difficulté de reconnaitre que les noms des anges et quelques détails de l’angélologie hébraïque ont pu être empruntés aux croyances des Perses. Ces croyances n'étaient pas, en effet, fausses à tous égards. L'esprit de Dieu ἃ pu révéler et faire discerner aux écrivains inspirés ce qu'elles contenaient d’exact. Pour ce qui est des noms donnés aux anges, nous avons déjà remarqué que ce ne sont pas les noms par lesquels ils se désignent eux-mêmes dans leur langage, puisqu'ils ne se servent pas de mots comme nous. Il importe, du reste, de ne pas oublier que s'il existe quelque ressemblance entre les croyances des Hébreux sur les anges et celles des autres peuples, et en particulier des Perses, il y a aussi de notables différences, et que l'angélologie des Juifs s'est développée sur un fonds tout hébraïque, ainsi que nous l'avons montré.
Ce fonds s’est encore développé davantage dans la théologie catholique. Deux influences y ont puissamment contribué : c'est l’action de la dogmatique chrétienne et les données de la philosophie grecque. Nous avons signalé les principaux problèmes sur lesquels l'attention des Pères et des théologiens s'est portée et les solutions diverses qu'ils ont reçues. Ces problèmes sont surtout la question de la nature des anges qui s’éclaireit en même temps que la doctrine de la spiritualité de l'âme humaine ; la question de l’action des anges dans l'Ancien Testament, qui fut envisagée différemment par les Pères et par les scolastiques ; celle de leur hiérarchie, sur laquelle l'accord ne se fit qu'au moyen âge sous l'influence du traité attribué à saint Denys l'Aréopagite ; la question de l’objet de leur science étudiée déjà par les Pères, en particulier par saint Augustin ; les questions plus philosophiques que théologiques qui ont été discutées par la scolastique au sujet de leur mode de connaissance, de leur langage et de leur action sur le monde et sur nos àmes.
A consulter : Pierre Lombard, 11 Sententiarum liber, D. 3-11, et tous ses commentateurs ; S. Thomas d'Aquin, Sununa theologica, 1 p., 4. 50-62, 106-108, 111-113, οἱ ses commentateurs ; Suarez, De Angelis, 1110. 1-1V; Collegii Salmanticensis cursus theologicus, tract, ΝΠ, De Angelis ; Petau, Dogmata theologica, de Angelis ; D. Calmet, Disserlation sur les bons el sur les mauvais anges, avant son Conunentaire sur saint Luc ; Albertus (Knoll) a Bulsano, Instituliones theologiæ theoreticæ, 5° édit., Turin, 1875, p.?, cap. Π|; Jungmann, De Deo crealore, editio «πανία, katisbonne, 1883, p. 57-96 ; Mazzella, De Deo creante, editio altera, Rome, 1880, disput. 2, p. 169-540 ; Hurter, Theologiæ dogmalticæ compendium, 5° édit., Inspruck, 1888, L. 11, p. 919-536; Scheeben, La dogmatique, trad. Belet, Paris, 1881, S 155-142; Schell, Katholische Dogmatik, Paderborn, 1890, € 11, p. 170-262 ; Oswald, Angelologie, 2 édit, Paderborn, 1889 ; Wetzer et Welte, Kirchenlexicon, 2 édit., Fribourg-en-Brisgau, t. τν, 1886 ; article Engel. À. VACANT.
2. ANGE CÉLESTIN, mineur observant, né à Monte- Corvino, ville du Principato, se rendit recommandable par l'enseignement, para prédication et par la publication de beaucoup de bons ouvrages, parmi lesquels Alva note un Commentaire italien sur le Magnificat, imprimé à Naples en 1609, in-40. P. APOLLINAIRE.
3. ANGE DE ANGELIS, natif de Feltria, mineur réformé de la province dite de Saint-Antoine-de-Padoue, dans
| laquelle il fut honoré des dignités de définiteur et de
custode. Il mourut au couvent de Venise, en 1694. 1] ἃ publié : Lux desideruta ad intelligendos Psalmos et Cantica, in-4%°, Venise, 168%. P. APOLLINAIRE.
4. ANGE DE L'ABÎME (ὁ ἄγγελος τῆς ἀθύσσον). Un des chefs des démons, appelé Abaddon ou Exterminateur, Apoc., IX, 11. Voir ABADDON.