‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 287 sur 454 · ANGE DE ANGELIS — ANGÉ (MONT · texte numérisé non relu

ANGE DE ANGELIS — ANGÉ (MONT

fortes. Il emporta d'assaut la ville fameuse de Mélothi (Mélile ou Mélitène de Cappadoce), et il pilla tous les häbitants de Tharsis (Tarse en Cilicie), etc. » Laissant ainsi au sud l'Amanus et le Taurus oriental, Holopherne se dirigea tout de suite vers le centre ou l’ouest de l'Asie Mineure, l'un des principaux foyers de la révolte, Le mont Angé, qui se trouvait sur sa route, ne peut être que le mont Argée des auteurs classiques, ΤᾺ ργαῖος de Strabon, XI, p. 093, le pic principal du massif central de la Cappa-

NSP NN À ἊΝ

NC 7) Ξ ZE 7, HN EAN

SSS RSS

\ ‘’Aimerli

A Ÿ NS Ÿ NN A ANA g71-

d'apres E

Feclus 20 kilams ;

148, — Mont Argée.

doce. Cf. Calmet, Commentaire sur le livre de Judith, Paris, 1712, p. 381.

Le mont Argée, aujourd'hui Ardjéh-dagh (fig. 148), appartient à la région volcanique qui s'étend au nord du Taurus cilicien et à l'ouest de l'Anti- Taurus. C'est avec raison que la Vulgate le qualifie de € grand »; ce cône puissant, en effet, dépasse toutes les autres cimes de l'Anatolie, et son allitude, selon les différents voyageurs, va de 3962 à 4008 mètres. Strabon, né à quelques journées de marche au nord du volcan, dit de son côté, loc. cit. : « C'est la plus haute de toutes les montagnes de cette contrée ; son sommet est toujours couvert de neige. Ceux qui l'ont escaladé (et ils sont peu nombreux) assurent que, par un ciel clair, le regard découvre à la fois” les deux mers, le Pont-Euxin et la mer d'Issus. » Cette assertion est démentie par les explorateurs modernes. Élisée Reclus, dont la description s'appuie sur les données de P. de Tchihatcheff, d'Hamilton et de Tozer, dit que du sommet on contemple, il est vrai, un immense horizon ; mais, au sud, les remparts du Boulgar-dagh et de l'Aladagh cachent la Méditerranée, et c'est à peine si au nordest on aperçoit les vagues linéaments des montagnes pontiques. Asie antérieure, Paris, 188%, p. 170.

« Le mont Argée, continue le même géographe, repose sur un socle très élevé : au nord, la plaine de Kaïsariéh (Césarée), la plus basse du pourtour, ἃ plus de mille mètres d'altitude, tandis qu’à l'ouest un col, qui sépare le inassif central d'un autre groupe volcanique, dépasse la hauteur de quinze cents mètres. Des contreforts, des cônes

adventices, des coulées de roches fondues entourent la montagne proprement dite, et donnent à l’ensemble du groupe une superficie qui dépasse onze cents kilomètres carrés. En montant par le versant du sud, que choisit Hamilton, le premier gravisseur moderne de l'Argée, on s'élève successivement sur de larges terrasses disposées en degrés autour de la cime. Le cône suprême, haut d'environ huit cents mètres, est coupé de crevasses profondes, et les intempéries y ont creusé des ravins divergents, qui dessinent au bord du cratère une collerette de neiges blanches, descendant en longues trainées entre les scories rougeûtres. In été, la neige disparait completement du versant méridional de l’Argée ; mais il en reste toujours dans le profond cralère, où elles forment même de véritables glaciers. Encore à l’époque de Strabon, le mont avait un reste d'activité volcanique. Les pentes étaient couvertes de forêts, — qui ont disparu ; — mais la

- plaine était « minée par un feu intérieur », d’où Jjaillissaient fréquemment les flammes. » E. Reclus, ouv. cité, p. 476-478. Δ. LEGENDRE.

ANGELICUS (CODEX }, manuscrit du Nouveau Testament grec, ainsi appelé parce qu'il ἃ fait partie de la bibliothèque Angelica des religieux augustins de Rome (A 2, 15). Il a porté autrefois le nom de Passionei, parce qu'il avait appartenu au cardinal de ce nom. On le désignait autrefois par la lettre G, on le désigne aujourd'hui par L 2. Il est du 1x° siècle. Il commence aux mots pus τοῦ θεοῦ, Act., vint, 10, contient toute la suite des Actes et les Épitres de saint Paul jusqu'à Heb., xt, 10, οὖχ ἔχουσιν. Il ἃ été collationné par Scholz, par Fleck, par Tischendorf et par Tregelles.

ANGELIS (Mutius de), jésuite italien, né à Spolète en 1561, mort à Rome, le 1 décembre 1597. 1] entra dans la Compagnie de Jésus, en 1577, et professa la théologie au Collège romain. Il ἃ laissé en manuscrit Notæ in Epistolas D. Pauli, in Evangelium D. Matthæi. Voir C. Sommervogel, Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, 1890, t. 1, col. 388.

ANGÉLOME, commentateur bénédictin, de l’abbaye de Luxeuil, mort vers 855. ΠΕ fut élevé dans cette abbaye, sous la direction de Mellin, et fut quelque temps professeur à l’école du palais de l'empereur Lothaire. On a de lui un Commentarius in Genesin et des Enarrationes

in libros Regum, dans lesquels il s'attache principalement à exposer le sens littéral, et enfin des Enarrationes in Cantica canticorum, dont il dit : « Nihil in hoc volumine historialiter quæras, sed flores allegoriarum cum morali sensu investiges, » Præf., t. Cxv, col. 554. Voir ces trois commentaires dans Migne, Patr. lat., 1. CXv, col. 107-628. Cf. Histoire littéraire de la France, t. v, p. 133-140; R. Ceillier, Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, t. χα, 1802, p. 442-446.

ANGER Rudolph, théologien protestant, né à Dresde, en Saxe, en 1806, mort à Elster, le 10 octobre 1800. 1] professa la théologie à l'université de Leipzig et composa un grand nombre d'ouvrages : De temporum in Actis Apostolorum ratione, Leipzig, 1830-1833; Beiträge zur historisch-kritischen Eïinleitung in das alte und neue Testament, Leipzig, 1843; De Onkelo, Chaldaico, quem ferunt Pentateuchi paraphraste, 2 fascicules, Leipzig, 1846; Der Stern der Weisenund das Geburstjahr Christi, Leipzig, 1847; Zur Chronologie des Lehramntes Christi, Leipzig, 1848 ; Synopsis Evangeliorum Matthæi, Marci, Lucæ, cum locis qui supersunt parallelis, Leipzig, 1852; Ratio qua loci Veteris Testamenti in Evangelio Matthæi lauudantur, 3 fascicules, Leipzig, 1861-1862.

ANGLAISES (VERSIONS) DE LA BIBLE

Page 1