‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 300 sur 454 · hägäb ; Septante : ἀχρίς ; Vulgate : locusta · texte numérisé non relu

hägäb ; Septante : ἀχρίς ; Vulgate : locusta

Malgré la différence des noms, il est bien probable qu'ils ne désignent que des espèces de sauterelles; quelques auteurs croient que les quatre noms hébreux désignent plusieurs métamorphoses, par lesquelles passe la sauterelle, à l'instar des papillons.

Quatrième catégorie : reptiles. — Il en est question, Lev., x1, 29-38 et 41-42. Ce mot ne comprend pas seulement les aniraaux sans pattes qui rampent sur leur ventre, comme les serpents, mais encore ceux qui, ayant des | pattes, les ont si petites, qu'ils paraissent ramper, comme les lézards. Les reptiles sont tous impurs ; Moïse le déclare expressément au ÿ. 42, dont voici le sens exact, d’après l'hébreu : « Vous ne mangerez pas les reptiles, soit qu'ils se meuvent sur leur ventre, soit qu'ils se meuvent sur quatre pattes, soit qu'ils aient un plus grand nombre de pattes ; ils sont tous abominables. » Cette défense générale n'empêche pas Moïse de signaler spécialement huit espèces de reptiles qui étaient plus communes chez les Hébreux :

1. hôléd ; Septante : ya ; Vulgate : rrustela. Identification douteuse : belette ; taupe.

2. ‘akbar ; Septante : μῦς ; Vulgate : mus. Identification douteuse : rat ou souris ; gerboise.

9. sab ; Septante : χροχόδειλος ὁ χερσαῖος ; Vulgate : crocodilus ; le crocodile terrestre, ou espèce de lézard très grand.

4. ’anäqäh; Septante : μυγάλη ; Vulgate : mygale. Identification douteuse : gecko (espèce de lézard) ; musaraigne.

5. kôäh ; Septante : χαμαιλέων ; Vulgate : chamaæleon. Identification douteuse : caméléon ; mais plutôt grenouille ou lézard.

6. letä äh ; Septante : χαλαθώτης ; Vulgate : stellio. Identification douteuse : stellion (espèce de lézard); salamandre.

7. hômét; Septante : σαῦρα; Vulgate : lacerta ; le lézard des sables. D’après le Talmud, ce serait la limace ou l'escargot.

8. tinsémét ; Septante : ἀσπάλαξ ; Vulgate : talpa ; très probablement le caméléon, malgré l'autorité des Septante et de la Vulgate. S. Many.

ANIS (Nouveau Testament : ἔλνηθον ; Vulgate : Anethum). Ce mot ne se lit qu'une fois dans l'Écriture. Notre- Seigneur dit en saint Matthieu, xx, 29 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens, qui payez la dime de la menthe, de l’anis et du cumin, et qui négligez les préceptes de la loi. »

« Anis » désigne en français deux plantes différentes, ayant d’ailleurs des propriétés analogues et appartenant toutes deux à la famille des Ombellifères. Ces deux plantes sont : 1° Le Pimpinella Anisum, de Candolle ; l'{vcov, de Dioscoride, 111, 65. C'est une plante annuelle originaire du Levant et cultivée dans beaucoup de pays (fig. 149). Les fruits, appelés anis vert, donnent, à la distillation, de l'essence d’anis employée dans la médecine et dans la parfumerie. Les fruits eux-mêmes servent à faire des infusions carminatives.

90 L'Anethum graveolens de Linné (ἄνεθον de Dioscoride, 11, 67), rangé par les botanistes actuels dans le genre Peucedanum. C'est une plante annuelle dressée, glauque, à feuilles finement divisées, à fleurs jaunes, à fruit d'une odeur aromatique et agréable, Native de la région médi-

terranéenne et du Caucase, elle se rencontre à l’état sauvage dans beaucoup de contrées, et elle est aussi cultivée dans les jardins. Les fruits sont composés de deux graines accolées, brunâtres, ovales, striées, un peu convexes d’un côté et entourées d’un disque membraneux (fig. 150). Par Ja distillation on en obtient l’eau et l'huile d’aneth, qu’on

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