‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 308 sur 454 · Anneau d'or avec émaux · texte numérisé non relu

Anneau d'or avec émaux

Musée du Louvre.

154, — Mains de femme avec anneaux, sur le couvercle d'un cercueil de momie. British Museum.

en outre comme de sceaux, et c’est ce qui explique leur nom (de la racine täba', « enfoncer, empreindre »), ainsi que l'importance que lon y attachait, bien supérieure à celle de bagues ordinaires. Cette coutume n'était pas spéciale aux Hébreux ; on la retrouve chez d’autres peuples orientaux, chez les Égyptiens, par exemple (fig. 156). Toutes les personnes d'un rang élevé faisaient usage de leur anneau comme d'un sceau. Les fouilles nous en ont fourni un grand nombre. Le musée du Louvre en possède des centaines. Pierrel, Salle historique de la galerie égyptienne , 1877, p. 110-119. [15 étaient parfois tout en métal ; souvent aussi ils étaient munis d’une pierre gravée en creux portant le signe caractéristique de la personne.

L'apposition de l'anneau royal donnait vigueur aux édits, et la tradition de l'anneau était un symbole de la transmission de la puissance. Ainsi, Gen., xL1, 42, le Pharaon investissant Joseph de pouvoirs extraordinaires lui remet son anneau. Nous retrouvons le même usage chez les Perses dans le livre d'Esther ; le roi donne d’abord son anneau à Aman, pour sceller le terrible édit contre les Juifs, Esth., πὶ, 10, 12, puis il le retire à Aman, tombé en disgrâce, pour le donner à Mardochée, et pour sceller les lettres du « jour de vengeance ». Esth., var, 2, ὃ, 10. Le livre de Daniel nous montre aussi à deux reprises le

155, — Bagues phéniciennes.

A droite, bague d’après le Bullettino sardo, 1858, p. 745. A gauche, bague avec chaton, d'après di Cesnola. Salumnina, p.40.

roi de Perse se servant de son anneau comme d’un sceau : Daniel, vi, 18 (avec le chaldéen ‘isgä) et χιν, 10, 15 (que nous n'avons qu'en grec: σφράγισον ἐν τῷ δαχτυλίῳ τοῦ βασιλέως). Cet usage passa sans doute aux monarchies grecques, qui remplacèrent en Orient l'empire perse, et nous voyons dans 1 Mach., νι, 14-15, Antiochus Épiphane mourant confier son anneau, avec les autres insignes royaux, à son ami Philippe, qu'il choisit comme régent du royaume et tuteur de son jeune fils Antiochus.

Comme on se servait de l'anneau de doigt en guise de

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